La ligne B du tramway d'Orléans est une ligne de tramway française d'orientation est-ouest du réseau des transports de l'agglomération orléanaise (TAO) qui relie la station Georges Pompidou à La Chapelle-Saint-Mesmin à celle du Clos du Hameau à Saint-Jean-de-Braye.
Exploitée par Keolis Métropole Orléans, elle a été mise en service le et compte 25 stations sur de lignes.
Elle est en correspondance avec la ligne A du tramway d'Orléans à la station De Gaulle où se trouve aussi un raccordement de service entre les deux lignes.
Histoire Chronologie : premières esquisses de tracé ; : premières études ; : Abandonné en 2001, le tramway est remplacé par un tramway sur pneu ; : Retour au tramway « classique », la ligne est raccourcie ; : Choix du matériel roulant, l'Alstom Citadis ; mars à : Enquête publique ; : Validation du nouveau tracé ; : premiers travaux ; : Tracé définitif validé ; début 2010 : Début des travaux de plateforme ; : Livraison de la première rame ; : Début de la construction de la plateforme ; : Pose des premiers rails ; juin à : Interconnexion avec la ligne A place de Gaulle ; : Début des essais en ligne ; : Inauguration de la ligne ; : Mise en service commerciale.
Une gestation longue et difficile vignette|Fouilles archéologiques place De Gaulle en novembre 2009.
En les premières esquisses de tracé pour la ligne ont été rendues publiques : la ligne mesurerait pour 30 stations entre La Chapelle-Saint-Mesmin et Mardié via la N 152, diverses zones d'activité, Saint-Jean-de-la-Ruelle, la gare d'Orléans (avec une variante passant par l'hyper-centre à la place) puis emprunterait la ligne d'Orléans à Gien pour rejoindre Chécy et Mardié.. En , la SEMTAO mandate Transamo pour lancer les premières études sur la ligne de tramway, avant même la mise en service de la ligne. ; les travaux étaient alors prévus pour 2002 ou 2003. Mais Jean-Pierre Sueur, qui avait porté le projet, perd les élections municipales de 2001 ; son successeur Serge Grouard remet en cause en le projet de ligne est-ouest inscrite dans le PDU voté en 2000.. La nouvelle municipalité cherche à remplacer le tramway par des modes de transport que la ville juge comme le bus à haut niveau de service ou le tramway sur pneus et mandate la SEMTAO à ce sujet en .
En , la communauté de communes de l'Agglomération orléanaise vote en effet la création d'une ligne de TCSP de de long reliant La Chapelle-Saint-Mesmin à Mardié et qui serait exploité soit avec des Irisbus Civis, soit avec des APTS Phileas pour une mise en service prévue en 2007.. Un des Civis de Clermont-Ferrand est présenté à Orléans le mois suivant.. Or, la population plébiscite le tramway sur fer comme pour la ligne, renforcé par le fait que cette ligne a atteint sa fréquentation prévisionnelle de voyageurs quotidiens.
La ville décide donc de revenir au principe du tramway sur fer en , décision confirmée en juillet, et lance la concertation du projet « CLEO » (Concevoir la ligne Est-Ouest).. Amputée de la subvention de l'État prévue à l'origine, et en raison de l'endettement important de l'agglomération, la ligne est largement raccourcie pour ne mesurer que 11,8 km entre La Chapelle-Saint-Mesmin et Saint-Jean-de-Braye et via l'hyper-centre au lieu de la gare, selon le tracé provisoire, la tracé définitif ne sera adopté qu'en 2007 pour une mise en service alors prévue en 2010...
Le tracé définitif retenu ne dessert pas la gare au profit du centre historique, la ville utilisant ainsi le tramway comme outil de rénovation urbaine, ce choix ayant pour principal défaut de réduire la vitesse commerciale de la ligne et de renchérir son coût..
Construction de la ligne est-ouest vignette|upright=0.8|Travaux d'interconnexion entre les lignes A et B du tramway d'Orléans place De Gaulle à la mi-août 2010.
Le constructeur retenu en pour cette ligne est à nouveau Alstom, avec un matériel roulant quelque peu différent : le Citadis 302, au gabarit standard de de large. L'enquête publique a lieu du au , pour une ligne dont la longueur était alors de 11,8 km.. La déclaration d'utilité publique est accordée le , bien que le tracé à Saint-Jean-de-Braye doit être revu...
Le tracé prévu sur la commune, par l'avenue Louis-Joseph Soulas entre les stations Pont Bordeau et Clos de l'ArchePlan du tracé originel, sur le site des amis du tramwways d'Orléans miniature, a été critiqué par les élus et par l'association du centre-ville de la commune qui souhaitent un passage de long de la ligne d'Orléans à Gien., obligeant l'agglomération à revoir sa copie, ce qui nécessite une nouvelle enquête publique et une seconde déclaration d'utilité publique, partielle cette fois-ci ; enfin, la mise en service est repoussée de 2011 à 2012.. Finalement, la construction débute en , bien qu'il faille attendre un ultime vote des élus communautaires sur le nouveau tracé en pour que les dernières zones d'ombres du projet disparaissent ; la construction de la plate-forme commence début 2010... L'agglomération s'est engagée à l'époque à lancer des études sur l'extension de la ligne à La Chapelle-Saint-Mesmin et à Mardié et Chécy.
La première rame est livrée en , suivie de trois autres, le reste est livré à partir de .. La construction de la plateforme commence en à Saint-Jean-de-Braye, les premiers rails sont posés en mai dans le même secteur.. La pose de la voie est effectuée selon le procédé APPITRACK d'Alstom, sauf sur les sections en alimentation par le sol incompatibles avec ce procédé..
L'une des phases les plus critiques aura été la connexion des voies avec la ligne A et la reconstruction de la station De Gaulle de cette dernière, à l'été 2010.. Le chantier aura duré 53 jours, du au , dont deux de dépose des équipements existants, six de construction/reconstruction et deux pour les essais et la marche à blanc avant réouverture de la ligne A.. Les premiers essais en ligne ont lieu en entre le centre de maintenance et le palais des sports ; les autres tronçons de la ligne ont vu leurs essais débuter entre février et avril...
Mise en service alt=Le tramway devant la cathédrale|vignette|Le tramway devant la cathédrale. Après près de trois ans de travaux, la ligne de 11,3 km est finalement inaugurée le et mise en service le lendemain. et transporte voyageurs par jour. La ligne a, entre autres, pu voir le jour en tant que tramway et sur ce tracé grâce au choix de l'alimentation par le sol afin de dégager la perspective de la rue Jeanne d’Arc sur la cathédrale.
En 2014, la ligne transporte 28 000 voyageurs par jour, soit plus que les 22 000 un temps estimés.. Jusqu'en 2014, l'information aux voyageurs aura été absente, la faute aux pannes du système d'information en temps réel, remplacé en . Le système d'alimentation par le sol aura aussi causé de nombreuses pannes, surtout durant l'hiver 2012.
Coûts et financement du projet Le coût du projet CLEO est initialement évalué à 315 millions d'euros en 2006 ; il est estimé finalement à 395 millions d'euros en 2011 par KPMG. Les 79 millions supplémentaires sont dus notamment au retard pris à cause de la modification de la ligne à Saint-Jean-de-Braye, à la hausse du prix du foncier et à un tronçon en alimentation par le sol rallongé.. La caisse des dépôts et consignations finance la ligne à hauteur de 100 millions d'euros., tandis que la banque européenne d'investissement a accordé en un prêt de 175 millions d'euros..
La modification du tracé à Saint-Jean-de-Braye a permis d'économiser 4,5 millions d'euros.
Tracé et stations La ligne B est longue de 11,3 kilomètres et implantée en site propre, à l'exception de quelques tronçons notamment rue du faubourg Madeleine. Entre les stations Madeleine et Eugène Vignat, la ligne est équipée de l'Alimentation par le sol (APS) sur au total. En cas de chutes de neige, l'APS peut se mettre en défaut et nécessiter d'interrompre l'exploitation du tronçon en question, comme durant les intempéries de ..
Tracé vignette|Une rame dans l'hyper-centre d'Orléans, sur le tronçon équipé de l'alimentation par le sol.
La ligne naît avenue Georges-Pompidou à La Chapelle-Saint-Mesmin, au niveau de la zone commerciale de l'échangeur avec l'autoroute A71. La ligne remonte ensuite vers le centre commercial Aushopping Saint-Jean en passant par Ingré sans desservir directement la commune, bien que la station Trois Fontaines soit située à proximité, puis emprunte de chemin de Chaigny, passe sous la départementale 520 puis passe par le clos des Mistigris pour rejoindre le faubourg Madeleine d'Orléans au niveau du pont de l'Europe. La ligne remonte la rue éponyme jusqu'au boulevard Jean-Jaurès où se situe la station Madeleine marquant le début du tronçon équipé de l'alimentation par le sol (APS). La ligne traverse ensuite l'hyper-centre par l'axe formé par les rues Porte Madeleine et des Carmes puis rejoint la place De Gaulle où elle croise la ligne A ; le raccordement entre les deux lignes est placé au sud-est du croisement. Ensuite, la ligne remonte la rue Jeanne-d'Arc puis bifurque à gauche devant la cathédrale Sainte-Croix, passe la place de l'Étape puis remonte plein nord par la rue Théophile Chollet qui lui permet de sortir de l'hyper-centre, croise le boulevard Alexandre-Martin par la place Halmagrand puis s'engage rue Eugène-Vignat où elle longe le parc Louis-Pasteur par l'ouest. La section d'APS se finit à la station Eugène Vignat puis la ligne bifurque à droite sur le boulevard Marie-Stuart qui l'emmène à Saint-Jean-de-Braye et à son centre de remisage des tramways, puis la ligne emprunte la rue Jean-Jaurès et longe la ligne d'Orléans à Gien jusqu'au Clos de l'Arche. La ligne serpente ensuite entre le lycée Jacques-Monod et la mairie pour rejoindre son terminus boulevard Émile Bernon, à l'écoquartier du Clos du Hameau.
Principaux ouvrages d'art La ligne n'a pas nécessité la création d'ouvrages d'art particulier, le plus notable est le pont de la Chistera qui permet de franchir un bassin de rétention des eaux de Cofiroute.. En revanche, la ligne a nécessité de nombreuses fouilles archéologies dans l'hyper-centre d'Orléans entre et , rue du Faubourg Madeleine et entre les places de Gaulle et de l'Étape, menées par l'INRAP, qui permit de mettre au jour les anciens remparts d'avant le , des restes d'habitations, des vestiges gaulois et gallo-romains et approfondir les connaissances sur l'ancien prieuré de la Madeleine..
La construction de la ligne a nécessité d'exproprier et démolir 16 maisons et 14 locaux commerciaux..
Liste des stations
Aménagement des stations
vignette|La station Clos du Hameau.
Toutes les stations sont équipées de bornes d'information aux voyageurs. Des distributeurs automatiques de titres de transport sont installés sur les quais des stations. Elles sont toutes accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), y compris aux utilisateurs de fauteuil roulant. Elles possèdent des quais latéraux, placés face à face sauf Cathédrale où ils sont décalés, ou d'un unique quai central aux terminus ou selon la largeur de la voirie. Enfin, les stations Jeanne d'Arc et Cathédrale ne possèdent pas de mobilier pour des questions esthétiques.
Le mobilier des stations est constitué d'abris achetés sur catalogue d'un bloc comprenant les armoires techniques dessiné sur-mesure, conçus et posés par la société CMR.. La station De Gaulle dispose d'un mobilier spécifique, commun aux quais des deux lignes.
Le , la station Cathédrale-Hôtel de ville change de nom et devient Cathédrale..
Exploitation de la ligne La ligne B est une ligne du tramway d'Orléans exploitée par Keolis Métropole Orléans dans le cadre du réseau des transports de l'agglomération orléanaise. Elle fonctionne de à du lundi au samedi et de à les dimanches et fêtes.. Les tramways relient La Chapelle-Saint-Mesmin - Georges Pompidou à Saint-Jean-de-Braye - Clos du Hameau en 40 minutes environ.