Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon, né à Paris le et mort à Metz le , est un prélat français, évêque de Noyon, puis de Metz. Il ne doit pas être confondu avec son frère Claude (1694-1768), bailli de l'ordre souverain de Malte.. Tous deux sont de lointains parents du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, qui devient leur protecteur.
Biographie
Claude Charles naît à Paris le . , sixième enfant d'Eustache-Titus de Rouvroy de Saint-Simon (1654-1712) et de Claire-Eugénie d'AuteriveStéphan Perreau, « Hyacinthe Rigaud le peintre des rois », sur hyacinthe-rigaud.over-blog.com, 10 novembre 2012. (morte en 1725). Claude Charles est baron de Jouy-Trouville, seigneur et patron de Quillebeuf et de Falvy-sur-Somme. Il est issu de la branche aînée de la maison de Rouvroy de Saint-Simon. Par de Rouvroy, dit « le Borgne » (tué à Azincourt en 1415.), il est parent du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon., de vingt ans son aîné. Destiné à la vie ecclésiastique, Claude Charles reçoit la tonsure à quatorze ans, le . À la mort d'Eustache-Titus en 1712, le duc de Saint-Simon prend la fratrie sous sa protection.
Abbé de Jumièges
Le ., à la demande du duc, membre du conseil du Régence et surtout ami du Régent, Claude Charles est nommé, à l'âge de , de Jumièges. — abbaye vacante depuis 1695, et demeurée en économat. Les revenus sont de . Le pape confirme la nomination le . Claude Charles prend possession de l'abbaye par procureur le . Dès lors, il ne s'applique plus, selon l'abbé Julien Loth, qu'. De 1723 à 1726, il va être en procès avec ses religieux.
D'octobre 1721 à avril 1722, il accompagne le duc de Saint-Simon dans son ambassade extraordinaire en Espagne.. En , à Villalmanzo, le duc est frappé de la petite vérole, et doit rester isolé. Pendant six semaines, il est remplacé par l'abbé de Saint-Simon, qui entretient une correspondance avec le cardinal Dubois, avec le président du conseil des Affaires étrangères espagnol Grimaldo, avec le conseiller Sartine et avec d'autres encoreSur la correspondance de cette période, voir Yves Coirault, dans ..
Évêque-comte de Noyon
Le Georges Poisson, article cité, 15., l'abbé de Saint-Simon est nommé évêque-comte de Noyon. L'évêché est en effet assorti d'un comté et d'une pairie de France. Le sacre a lieu le . Le nouveau pair prête serment le , et prend séance au parlement de Paris. La même année, il fait condamner aux galères deux paysans ayant braconné. Il tient à les voir enchaînésYves Coirault, dans ..
Évêque de Metz
Le , il est transféré à l'évêché de Metz. Il ne prend possession de ce prestigieux et lucratif siège épiscopal que le . Les évêques de Metz, Toul et Verdun sont, depuis le traité de Münster (octobre 1648), . Malgré cela, Saint-Simon prétend au titre d'altesse et aux droits régaliens de prince du Saint-Empire romain germanique. En 1737, il entre en conflit avec le parlement municipal. Par arrêt, celui-ci lui interdit de prendre la qualité de prince de Metz.
vignette|alt=Façade d'un bâtiment austère à deux étages et un étage mansardé. Un arbre en fleurs au premier plan.|gauche|upright=1|Le grand séminaire de Metz.
En 1744, la France est en guerre contre l'Autriche (guerre de Succession d'Autriche). Le roi s'arrête à Metz pour inspecter les troupes et les fortifications. Saint-Simon l'accueille dans sa cathédraleMichel Marchand, d'après Pierre Brasme, « à Metz par Pierre Brasme », sur wordpress.com. — À Metz, le roi va tomber gravement malade..
À partir de 1743, conformément aux décrets du concile de Trente, l'évêque fait bâtir le séminaire de MetzLe séminaire de Metz a été fondé en 1661. Saint-Simon lui offre de nouveaux murs. « Le grand séminaire de Lorraine », sur metz.catholique.fr., qu'il dédie à saint Simon et à sainte Anne. Pour en assurer les frais de fonctionnement, il ferme plusieurs chapitres, en dépit de bien des oppositions. Il se heurte notamment au gouverneur Fouquet de Belle-Isle lorsqu'il veut supprimer le chapitre de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann. Il échoue dans sa tentative.
Il introduit à Metz les frères des écoles de charité. Il prend comme grand vicaire son parent, Charles-François de Rouvroy de Saint Simon, qui va devenir évêque d'Agde. Son cousin et père adoptif le duc de Saint-Simon meurt en 1755. Il lui lègue par testament l'ensemble de ses manuscrits, y compris les fameux Mémoires. L'évêque n'arrive pas à en prendre possession, en raison de l'opposition des créanciers du duc et de l'inquiétude du pouvoir quant à leur contenu.
Il meurt à Metz le Georges Poisson, article cité, 17., à l'âge de .
Iconographie
Son principal portrait connu est peint par Hyacinthe Rigaud vers 1733, date à laquelle il est nommé évêque de Metz. La toile est acquise par Louis-Joseph Jay à Paris en 1799Tableaux achetés du citoyen Sallé, peintre à Paris, numéros 53 et 54 : « Deux portraits de Rigaud. Le plus grand peintre de ce genre parmi les maîtres de l’école française. » A.D.I., 13T2/1, mémoire .. Elle entre au musée de Grenoble en 1800« Rouvroy de Saint-Simon, Claude de », sur hyacinthe-rigaud.com.. Un autre portrait se trouve en haut du grand escalier du grand séminaire de Metz.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Louis de Rouvroy de Saint-Simon Abbaye de Jumièges Diocèse de Noyon Diocèse de Metz Château de Frescaty
Liens externes
Notice biographique Claude de Saint-Simon sur Saarländische Biografien
Claude Charles de Catégorie:Abbé de Jumièges Catégorie:Évêque de Noyon Catégorie:Évêque de Metz Catégorie:Évêque catholique français du XVIIIe siècle Catégorie:Naissance à Paris Catégorie:Naissance en septembre 1695 Catégorie:Décès en février 1760 Catégorie:Décès à Metz Catégorie:Décès à 64 ans Catégorie:Pair ecclésiastique tardif