Le Ring de Bruxelles (en ) ou R0 est une autoroute servant de boulevard périphérique à la métropole bruxelloise, englobant la Région de Bruxelles-Capitale et traversant plusieurs communes flamandes et wallonnes de la périphérie immédiate de Bruxelles. Un des tout premiers tronçons construits a été le raccordement entre les futurs échangeurs de Grand-Bigard (autoroute Roi Baudouin, vers la mer) et de Strombeek-Bever (A12 vers Boom, pas encore au statut autoroutier à l'époque) sur la frontière entre les communes de Jette et de Wemmel. Un autre tronçon significatif fut construit à la fin des années 1960 en tant que morceau de l'autoroute Bruxelles-Paris. Le reste fut achevé entre les années 1975 et 1980. Il était prévu au départ de créer une ceinture autoroutière complète autour de la métropole bruxelloise, future région de Bruxelles-Capitale, passant notamment par la commune bruxelloise d'Anderlecht. La partie Ouest du Ring 0 passant par Anderlecht fut réalisée comme les parties Est et Nord. Par contre, le passage au sud par les communes bruxelloises d'Uccle et de Forest fut abandonné, de même que l'échangeur autoroutier de La Pède à Anderlecht, pourtant déjà partiellement réalisé, du fait de l'ampleur des travaux de construction des ouvrages d'art nécessaires et leur coût prohibitif, principalement dus aux longs tunnels autoroutiers requis pour ménager les quartiers résidentiels à Uccle (sans pouvoir faire bénéficier de ce fait la commune d'un raccordement optimal à l'infrastructure) et éviter une percée à travers la forêt de Soignes. Dans sa partie Ouest, le tracé du ring a donc été allongé vers le sud, intégrant ainsi le tracé de l'autoroute de Paris (la E19) jusqu'à l'échangeur autoroutier de Ittre nouvellement réalisé, pour passer à travers les communes de Braine-l'Alleud, Waterloo, Auderghem, Tervuren, Zaventem, Vilvorde, Anderlecht, Beersel, Hal pour constituer une boucle rejoignant la partie nord en utilisant le tracé d'une route préexistante à travers la forêt, la route de Mont-Saint-Jean.
Il s'agit d'une boucle autoroutière de à grand débit avec environ 7 millions de véhicules qui l'empruntent chaque jour car elle est aussi bien utilisée pour circuler vers Bruxelles que pour transiter. Il est le point central du réseau autoroutier belge permettant de contourner l'agglomération bruxelloiseVoir carte ci-contreLeVif.be, « Le ring tout proche de l'indigestion ».
Sa grande densité de circulation avec plus de véhicules par jour sur certains tronçons en 2011 et ses embouteillages très fréquents dans sa partie ouest et nord, souvent causés par des accidents dus aux nombreuses entrées et sorties parfois très rapprochées, voire enchevêtrées comme à hauteur de l'aéroport, où se succèdent coup sur coup trois échangeurs partiellement imbriqués les uns dans les autres, lui valent une mauvaise réputationVlaamse Overheid, « Verkeersindicatoren hoofdwegennet Vlaanderen 2011 », page . Cette situation s'explique par l'importance et l'influence de la ville sur l'entièreté de la Belgique (par sa population ainsi que son grand nombre d'emplois notamment dévolus à des milliers de navetteurs flamands et wallons). Celui-ci possède une situation géographique qui en fait le véritable point central du pays.
Histoire thumb|Carte d'un projet de Ring autoroutier bruxellois (projet erronément qualifié d'initial)
La programmation de la construction d’une autoroute contournant Bruxelles date déjà de 1949, intégrée dans le plan autoroutier proposé par Henri HondermacqBadeaux, « Les autoroutes urbaines ». Parallèlement aux plans détaillés créés en 1952 et approuvés par l’arrêté royal du , elle devait partir des Quatre-Bras déjà existants à Tervuren pour passer au nord à proximité de l’aéroport et plus loin au-dessus du canal maritime de Bruxelles à l'Escaut en créant un viaduc pour enfin arriver à l’ouest de Bruxelles au niveau du rond-point de Grand-Bigard, pour le raccorder finalement au sud du Bois de la Cambre au niveau de la Chaussée de La HulpeReflex Chrono, « Arrêté royal du 25 février 1959 classant la voie publique "Ring de Bruxelles" projetée dans la catégorie des autoroutes ». Après que, pour l'exposition universelle de 1958, la petite ceinture ait été dénivelée à l'aide de tunnels afin de conduire les gens rapidement à l'exposition universelle, on avait construit pour la même occasion un tronçon de grande ceinture appartenant actuellement au ring situé entre les échangeurs actuels de Grand-Bigard (E40) et de Strombeek-Bever (A12)Brocante 58, « Plus de 50 ouvrages »Mouvement Réformateur, « 50 ans de l'exposition universelle de Bruxelles ».
Ce n'est qu'après, lors du mandat de Jos De Saeger (1965-1972) comme ministre des travaux publics que les chantiers de construction reprirent et afin de financer ces chantiers, l'« intercommunale E5 » (correspondant à l'ancienne numérotation de la E40) fut utilisée afin de construire le tronçon entre les Quatre-Bras et Diegem/Zaventem. Après la construction de cet autre tronçon, les restrictions budgétaires obligèrent à retarder la construction de nouveaux morceaux du ring. Mais malgré ces ralentissements, la totalité du tracé du ring actuel fut terminée en 1978 par la construction du gigantesque Viaduc de Vilvorde mais ce n'est que depuis 1980, par le dénivellement et la construction d'échangeurs que le ring peut être classé comme autoroutier.
Le projet d'une autoroute entre la E19 et la Chaussée de La Hulpe n'ayant pas échappé aux contestations car le tracé prévoyait de traverser le sud d'Uccle ainsi qu'un morceau de la Forêt de Soignes, le ministre Jos De Saeger dut annuler le projet. Le tracé finalement choisi passe donc plus au sud par les communes wallonnes du sud et du sud-est, rejoignant l'ancienne route de Mont-Saint-Jean orientée sud-nord à travers la forêt de Soignes. L'utilisation de cette route ancienne permettait d'éviter une nouvelle percée à travers la forêt tout en élargissant cependant le parcours forestier. Au sud, on tirait profit du tracé de l'A202 pour confondre celle-ci qui était prévue bien avant comme rocade du Brabant wallon entre l'échangeur de Haut-Ittre et Waterloo. Par ce choix, le bouclage du ring du sud au nord fut achevé, lui donnant sa forme définitive qui dessine un grand ovale s'étendant au sud et au nord-est, beaucoup plus loin au sud et à l'est que prévu dans le projet initial d'avant 1958. Cependant, le bouclage initial suivant un plan circulaire plus restreint, pourrait, s'il était réalisé à travers Uccle, désengorger le transit automobile contraint d'éviter cette commune en empruntant, plus au sud, le tronçon wallon, puis le tronçon sud-nord (ex route de Mont-Saint-Jean). Car ces deux parties du ring sont devenues saturées, ce qui provoque des bouchons pouvant durer plusieurs dizaines de minutes. Ce problème est toujours plus crucial d'année en année et au Congrès Belge de la Route en 2005, la Road Federation Belgium exigea que les autorités responsables reprennent les anciens projets. De la sorte, le ring présenterait, d'une part, en plus du tracé sud et de son prolongement sud-nord, un tracé sud plus restreint pénétrant dans les communes urbaines tel que prévu à l'origine, s'offrant ainsi à la partie du trafic centrée sur Bruxelles afin de soulager le tronçon sud-nord surtout emprunté par un trafic de transit autour de Bruxelles, à destination des diverses autoroutes convergeant vers la capitale. De la sorte, le ring serait ainsi dédoublé plus ou moins sur la moitié de son parcours, en plus de l'élargissement du nord planifié en 2013, l'ensemble formant alors un énorme échangeur qui, en plus de sa fonction dans le trafic bruxellois constituerait, encore plus, le moyen de relier entre elles les principales autoroutes belges sans passer par les routes nationales qui jalonnent les provinces proches de Bruxelles et qui sont elles-mêmes de plus en plus encombrées.
Le , la limitation de vitesse générale est réduite, passant de à , officiellement pour des raisons de sécurité routière, de réduction de nuisances sonores et d’écologie.
Tableau daté des ouvertures de sections Portion de route DateWegen-Routes, « Histoire du ring de Bruxelles » Tervuren ⇆ Woluwe-Saint-Étienne 1976 Woluwe-Saint-Étienne ⇆ Diegem 1974 Diegem ⇆ Machelen 1976 Machelen ⇆ Strombeek-Bever 1977 Strombeek-Bever ⇆ Grand-Bigard 1958 Grand-Bigard ⇆ Anderlecht 1978 Anderlecht ⇆ Drogenbos 1977 Drogenbos ⇆ Haut-Ittre 1971 Haut-Ittre ⇆ Butte du Lion 1978 Butte du Lion ⇆ Waterloo 1975 Waterloo ⇆ Tervuren 1831-1836
Tracé + Liste des croisements, échangeurs, sorties et ouvrages d'art de l'autorouteAutosnelwegen.net – Tracé de l'autoroute Dénomination Dénomination Destinations BK Nombre de bandes 22x16px Échangeur de Haut-Ittre Autoroute Bruxelles − Charleroi − Mons 2×2 Ophain Braine l'Alleud (dont Ophain-Bois-Seigneur-Isaac) 2×2 Lillois / Braine-l'Alleud Braine-l'Alleud (dont Lillois-Witterzée) 2×2 Lasne / Braine l'Alleud /Butte du Lion Braine-l'Alleud (dont la Butte du Lion), Lasne 2×2 Genappe Braine-l'Alleud, Waterloo, Mont-Saint-Jean, Genappe 2×2 Waterloo Waterloo 2×2 Argenteuil Waterloo (dont Argenteuil) 2×2 Derscheid Forêt de Soignes 2×2 Groenendaal Hoeilaart, La Hulpe, Rhode-Saint-Genèse, Uccle, Watermael-Boitsfort 2×2 Hoeilaart Hoeilaart, Overijse (Notre-Dame-au-Bois) 2×2 22x16px Carrefour Léonard Autoroute Bruxelles − Namur − Arlon − Luxembourg 2×2 Tervuren-Quatre Bras Tervuren, Wezembeek-Oppem, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre 2×2 Wezembeek-Oppem Wezembeek-Oppem, Kraainem, Woluwe-Saint-Lambert 2×3 22x16px Échangeur de Woluwe-Saint-Étienne Autoroute Bruxelles − Liège − Aix-la-Chapelle 2×3 Zaventem-Henneaulaan Zaventem (dont Woluwe-Saint-Étienne), Machelen (Diegem) 2×4 Diegem-Woluwelaan Zaventem (via ), Machelen (Diegem) 2×3+2×2 22x16px Échangeur de Zaventem Autoroute Bruxelles − Aéroport de Bruxelles-National (Brussels Airport) 2×3+2×2 22x16px Échangeur de Machelen Autoroute Bruxelles − Anvers − Breda 2×3 Machelen-Woluwelaan Vilvorde, Machelen (dont Diegem), Bruxelles (Haren) 2×4 22x16px Viaduc de Vilvorde () 2×3 Vilvoorde-Koningslo Vilvorde (dont Koningslo), Grimbergen, Bruxelles (Neder-Over-Heembeek) 2×3 Grimbergen Grimbergen (dont Strombeek-Bever) 2×3 22x16px Échangeur de Strombeek-Bever Autoroute Bruxelles − Boom − Anvers - Bergen-op-Zoom 2×3 EXPO Romeinse Steenweg Laeken (dont Plateau du Heysel, Brussels Expo) 2×3 Wemmel Wemmel, Laeken (dont Plateau du Heysel) 2×3 Jette Jette (dont 22x16px V.U.B. Jette), Wemmel 2×3 Zellik Asse (dont Zellik), Ganshoren 2×3+2×2 22x16px Échangeur de Grand-Bigard Autoroute Bruxelles − Gand − Ostende 2×3 Groot-Bijgaarden-Dansaertlaan Grand-Bigard, Berchem-Sainte-Agathe 2×3 Astridlaan Dilbeek, Berchem-Sainte-Agathe 2×3 Dilbeek Dilbeek, Molenbeek-Saint-Jean 2×3 Anderlecht-Nord Anderlecht (dont Neerpede) 2×3 Pede Anderlecht (dont Pede) 2×3 Neerpede Lennik, Anderlecht (22x16px Hôpital Erasme) 2×3 Anderlecht-Sud Anderlecht, Leeuw-Saint-Pierre 2×3 Anderlecht 16x16px|Industrie Anderlecht, Forest, Bruxelles-Centre 2×3 Ruisbroek Drogenbos, Leeuw-Saint-Pierre (dont Ruysbroeck), Uccle 2×3 22x16px 22x16px 16x16px Ruisbroek 2×3 Beersel Beersel (dont Lot), Linkebeek 2×3 Huizingen Beersel (dont Huizingen), Leeuw-Saint-Pierre, Rhode-Saint-Genèse 2×3 Halle (vers ) Autoroute Hal − Tournai − Lille 2×3 22x16px Hallerbos 2×3 Wauthier-Braine Braine-le-Château (dont Wauthier-Braine), Tubize, Waterloo 2×3 22x16px Viaduc de Wauthier-Braine () 2×3 22x16px Échangeur de Haut-Ittre Autoroute Bruxelles − Charleroi − Mons 2×3
Échangeur de Haut-Ittre au Carrefour Léonard (tronçon sud-est) thumb|200px|Sortie vers Watermael-Boitsfort
La numérotation hectométrique débute au niveau de l’échangeur de Haut-Ittre où se situe le « point zéro » du ringVoir carte de l'IGN. Ce tronçon était anciennement classé comme autoroute belge A202 car la route prolongeant la chaussée de Malines aurait dû être prolongée par une autoroute allant jusqu'à Charleroi.