Iota Aurigae (ι Aur / ι Aurigae), également nommée Hassaleh, est une étoile de la constellation du Cocher. Sa magnitude apparente est de +2,69. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, elle est située à environ de la Terre. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de .
Propriétés Iota Aurigae est une étoile géante lumineuse ou géante rouge de type spectral K3-.
Nomenclature, histoire et mythologie
Pour l'UAI Hassaleh est aujourd'hui le nom approuvé pour par l’Union astronomique internationale (UAI). Il fut introduit par Antonín BečvářAntonín Bečvár, Atlas Coeli II Katalog 1950.0, Prague : Czechoslovak Academy of Sciences, 1959, ensuite publié sous le titre d’Atlas of the Heavens - II Catalogue 1950.0, Cambridge (Mass.) : Sky Publishing Corporation, 1964, p. 349., sans que l’on sache toujours rien de son origine ni de sa signification.
Noms venus du ciel arabe vignette|gauche|La figure de العيّوق al-ᶜAyyūq dans le ciel arabe traditionnel. Altawabi est un autre nom donné à . À l’origine, توابع العيّوق Tawābiᶜ al-ᶜAyyūq, « les Suivantes d’Alhajoth », est donné, à côté de الأعلأم al-Aᶜlām, « les Signes », au groupe β, θ et Paul Kunitzsch, Arabische Sternnamen in Europa, Wiesbaden : Otto Harrassowitz, 1959, pp. 8 et 114.Roland Laffitte, Le ciel des Arabes. Apport de l’uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, p. 89.. al-Qazwīnī (XIII s.) a quelque peu changé la donne en nommant ainsi le couple γ et , dans son édition par Christian Ludwig Ideler (1806), qui donne la transcription ‘Tawâbi el-aijûk’(ar/de) Ludwig Ideler, Historische Untersuchungen über die astronomischen Beobachtungen der Alten, Berlin : C. Quien, 1806, p. 95.. Puis Richard Allen (1899) retranscrit ce nom sous la forme ’Al Tawabi‘ al ‘AyyūḳRichard Hinckley Allen |titre=Star-names and their meaning, op. cit., p. 91., ce dont s’empare le Bureau des Longitudes (1908) pour nommer Altawabi à Bureau des longitudes, Annuaire pour l’an 1908, Paris : Gauthier-Villard, 1908, p. 399., nom qui passe dans les catalogues Roland Laffitte, Héritages arabes. Des noms arabes pour les étoiles, Paris : Geuthner, 2005, p. 181..
Kabalinan. C’est l’arabe كعب ذي العنّان Kaᶜb ḏī l-ᶜInnān, « le Talon du Cocher », appellation tardive partagée avec , que l’on trouve notamment chez al-Tīzīnī (1633)Roland Laffitte, Le ciel des Arabes. Apport de l’uranographie arabe, Paris : Geuthner, 2012, p. 182.. Le nom est transcrit ‘Ca’b dil Inân’ par Thomas Hyde (1665) dans sa traduction du زيجِ سلطانی Zīğ-i Sulṭānī ou « Tables sultaniennes » d’Uluġ Bēg (1437), ce que Richard Hinckley Allen retranscrit à sa manière ‘Al Ḳa’b dhil Inān’ (1899). Jack W. Rhoads s’en saisit pour donner, probablement sous l’influence de la forme Menkalinan introduite par Piazzi pour , le nom de Kabalinan. On trouve ensuite le nom simplifié Al Kab chez James Bailey (Jim) Kaler.
En Chine Cette étoile est appelée 五車一, soit la 1étoile de l'astérisme de 五車 Wuche, « les Cinq chars »Sun Xiachun Sun & Jacob Kistemarker, The Chinese Sky During the Han, Leiden / Köln : Brill, 1997, pp. 71 et 74..
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Constellation du Cocher Catégorie:Étoile de type spectral KII Aurigae, Iota Aurigae, 03 Catégorie:Objet du Bonner Durchmusterung 031398 023015 1577