On fait parfois l'hypothèse qu'un Burchard de Zollern (en ) ait existé. Il serait dans ce cas le noble souabe, tué en 1061, cité à cette époque par le moine Berthold de Reichenau dans ses Annales.Voir aussi dans l'édition de 1844.. Ainsi, selon plusieurs historiens généalogistes, le personnage de Burchard est le plus ancien ancêtre des Hohenzollern. Certains d'entre eux le considèrent également comme un comte de Zollern.
Son nom latin est Burchardus, Burckardus ou Bucardus. L’anthroponyme français est donné comme l’équivalent de l’allemand Burchard ou Burkhard (cf. Burchadinger).
Biographie Burchard de Zollern n’est cité que par une unique source, la Chronique en latin du moine Berthold de Reichenauégalement nommé Berthold de Constance, l’abbaye de Reichenau se trouvant dans le diocèse de Constance, au bord du lac du même nom. qui mentionne sous l’année 1061 (on indique les variantes) : , année 1061, publiés dans les Monumenta Germaniae Historica (MGH)
Michel Eude, « Hohenzollern », Encyclopædia Universalis, pages 884-886 in tome 11 du Corpus (Gould-Hottentots) — volume achevé d’imprimer en juillet 2008, , page 884 : « Burcardus et Wezil de Zolorin occiduntur, Burcardus et Wezil de Zolorin ont péri, c’est par cette courte phrase du chroniqueur Berthold de Reichenau pour l’année 1061 que le nom prestigieux [des Hohenzollern] entre dans l’histoire. [...] ». — selon la traduction de Michel Eude. Le verbe employé (à la voix passive : occiduntur, « sont tués ») dans ce texte indique que Burchard de Zollern a succombé (avec Wezil) à une mort imputée à une ou plusieurs personnes, ce décès serait survenu au cours d’une guerre ou d’un assassinat.
Concernant l’autre personne citée par la chronique, Wezil ou Venceslas de Zollern, également tué en 1061, il n’existe aucune trace tangible d'une quelconque parenté.
Un comte de Zollern ? Plusieurs historiens, sur la base exclusive d'une interprétation du texte de Berthold, considèrent - parfois prudemment - ce Burchardus comme un comte de ZollernEncyclopedia Britannica, bien que la source primaire ne le précise pas. Pourtant, Charles Giraud se contente de dire que ..
Il est certain qu'un comte a tenu Zollern une génération avant Burchard : une charte, datée de 1030 et par laquelle Eberhard, évêque d'Augsbourg, fait don d'un lieu nommé pontem Lici à une communauté religieuse, mentionne parmi les témoins Rudolf comes de Zolrn. En 1111, Frédéric est attesté comme comte de Zollern. Considérer qu'il a existé une continuité dans la succession des comtes de Zollern est une hypothèse probable, et inclure Burchardus de Zolorin et Adelbertus de ZolroAdalbert de Zollern est cité comme l'un des cofondateurs du monastère d'Alpirsbach, entre 1095 et 1098. parmi ces comtes en est une hypothèse proposée par Henry Bogdan, si tant est qu'ils aient été réellement comtesLa source primaire concernant Burchardus ne mentionne pas qu'il fut comte. Quant à Adalbert de Zollern, la charte qui le cite le fait en ces termes : : il n'est pas mentionné comme comte alors qu'un des protagonistes est clairement indiqué comme comte..
Ancêtre des Hohenzollern ?
L'état de la documentation contemporaine ne permet pas de lui attribuer de manière formelle une famille, même à propos de Wezil de Zolorin qui est assassiné avec lui.
Des hypothèses sont proposés à propos de sa descendance.
Un fils lui est attribué : Burchard II de Zollern, bien qu'aucun document contemporain ne mentionne l'existence de ce second BurchardBurchard de Zollern sur le site de la FMG,
Wezil de Zolorin serait lui, père d'Aldebert de Zollern, cité entre 1095 et 1098 comme l'un des cofondateurs du monastère d'Alpirsbach, situé sur les rives de la Kinzig en Forêt-Noire. Cependant aucun texte contemporain ne mentionne sa filiation.
Un autre descendant possible est régulièrement cité : : la notice « Hohenzollern » commence par : « HOHENZOLLERN. Famille allemande dont le berceau se trouve en Souabe, au château construit au , dans l’Alb, près de Sigmaringen. Les Hohenzollern prétendaient descendre des Burchardinges, seigneurs souverains en Souabe au . Le premier membre connu de la famille est Burchard de Zolorin ou Zolre († 1061). [...] » : il s'agit de Frédéric , comte de Zollern, avoué de ce même monastère d'Alpirsbach et connu pour son implication dans la vie politique et diplomatique, au service de l'empereur Henri V. Chronologiquement, Frédéric pourrait être petit-fils de Burchard . En tout cas le destin le destin des descendants de Frédéric se joue d'abord en Souabe :
Frédéric de Zollern est la souche de la maison de Hohenzollern. Un fils cadet de Frédéric, nommé Burchard, fonde la Maison de HohenbergLes comtes de Hohenberg sur le site de la FMG.
Au début du , la lignée de Hohenzollern se scinde en deux branches : la branche aînée, dite de Hohenzollern-Sigmaringen, qui a fourni des rois à la Roumanie. Elle est actuellement représentée par la fille de l'ancien roi Michel de Roumanie, Margareta de Roumanie. la branche cadette, qui a fourni des burgraves de Nuremberg, des électeurs de Brandebourg, des duc de Prusse, des margraves d'Ansbach et de Bayreuth, des rois de Prusse et des empereurs d'Allemagne. Le représentant actuel est le prince Georges Frédéric de Prusse.
Notes et références Notes
Références
Sources , année 1061, publiés dans les Monumenta Germaniae Historica (MGH)
Études historiques
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Articles encyclopédiques
Notice « Hohenzollern », par Michel Eude, in . Notice « Hohenzollern », in .
Annexes Articles connexes Maison de Hohenzollern Origine de la Maison de Hohenzollern
Liens externes Les premiers Hohenzollern (Encyclopædia Britannica) Burchard de Zollern (Foundation for Medieval Genealogy) Burkhard 1 von Zollern (genealogie-mittelalter.de)
Burchard Zollern 01 Catégorie:Décès en 1061