Ryszard Siwiec, né le à Dębica et mort le à Varsovie, est un comptable, professeur et ancien soldat polonais. Il fut la première personne à s'immoler par le feu en protestation contre la qui suivit le Printemps de Prague en Tchécoslovaquie.

Suicide

Siwiec s'immola à Varsovie, en plein milieu d'un festival national pour célébrer la récolte, le , au Stadion Dziesięciolecia. Il décéda de ses blessures quatre jours plus tard et son geste fut vu en direct par plus de , dont les dirigeants du pays et les diplomates étrangers qui avaient été invités pour le spectacle de propagande.

Il était père de cinq enfants et originaire de Przemyśl. Il avait préparé son action, laissant des enregistrements audio pour exprimer son dégoût devant l'intervention des armées du Pacte de Varsovie et la participation des armées polonaises, et envoyant une lettre d'adieu à sa femme, écrite dans le train pour Varsovie.

Son acte a pu être un déclencheur pour Jan Palach et Jan Zajíc, mais il est impossible de savoir si la police politique communiste a pu étouffer complètement l'événement. Selon la version officielle, il s'agissait uniquement du geste de quelqu'un . Bien que son acte ait été enregistré par les caméras présentes au festival, les journaux n'en ont pas parlé et la chose a été largement connue en Tchécoslovaquie uniquement deux mois après la mort de Jan Palach, quand la nouvelle a été diffusée par Radio Free Europe.

Dans la culture Après la chute du communisme, le réalisateur polonais Maciej Drygas a contribué à élucider le geste de Siwiec, avec son film Usłyszcie mój krzyk (Entendez mon cri), sorti en 1991.

L'historien Petr Blazek écrit : .

Par la suite, à l'initiative du Tygodnik Solidarność, journal officiel du mouvement Solidarność, une plaque commémorative est érigée à l'entrée du Stadion Dziesięciolecia. Démoli en 2008, il laisse sa place au stade national de Varsovie et la plaque est transférée au Centre national des sports de la capitale. Pressenti depuis plusieurs mois, son nom est donné en à une rue nouvellement construite et qui mène vers le nouveau stade Stade national : Siwiec a sa rue sur stadiony.net, le 21 octobre 2011..

Décorations posthumes Ordre de Tomáš Garrigue Masaryk, grand-croix, décerné en 2001 par Václav Havel, président de la République tchèque. Ordre Polonia Restituta, commandeur, décerné en 2003 par Aleksander Kwaśniewski, président de la Pologne. En raison du passé de dignitaire communiste de Kwaśniewski, la famille de Ryszard Siwiec a refusé la décoration. Ordre de la Double Croix Blanche, décerné en 2006 par Ivan Gašparovič, président de la Slovaquie

Notes et références

Annexes

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La dissidence sous les régimes communistes

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