Le (meute de loups en anglais) était un gang situé à Québec, démantelé par la police le dans le cadre de l'opération Scorpion. L'activité que ses membres exerçaient était le proxénétisme. Certaines prostituées du réseau étaient mineures. Maria Mourani, criminologue et députée affirme que le groupe était dirigé par des Hells Angels, qui, grâce à une agence d'escorte, envoyaient des clients aux femmes victimes du Wolf Pack. Le Wolf Pack serait selon toute vraisemblance un gang de rue associé aux Crips de Montréal. D'autres personnes affirment qu'il n'est pas lié aux crips de Montréal et qu'il a, en fait, été créé dans un « ghetto » de la ville de Québec« Être femme dans un milieu d’hommes », sisyphe infos, Maria Mourani, 15 novembre 2006. Les 11 accusés ont fait face à un total de 144 chefs d'accusation de proxénétisme, voies de fait, menaces et d'avoir vécu des fruits de la prostitution de jeunes filles d'âge mineur pour la plupart.

Certains ont aussi eu à répondre à des accusations d'agression sexuelle, et quatre d'entre eux ont été accusés de gangstérisme. Si plusieurs sont demeurés au cœur de la justice québécoise, le système a perdu la trace d'une poignée.

Fonctionnement du réseau

Relation entre les proxénètes Le Wolf Pack était un réseau très bien organisé. Chaque membre avait son rôle particulier et l'argent circulait entre les membres.

Fonctionnement de la recherche des clients La majorité des clients étaient des individus qui obtenaient des services sexuels en allant dans des strip club. Ces endroits étaient situés dans différentes villes dans la province de Québec. Les clients se connaissaient parfois entre eux. Madame Mourani, criminologue et députée, mentionne aussi que les Hells Angels s'occupaient de fournir des clients grâce à une agence d'escorte qu'il utilisait. Elle a aussi mentionné que ceux-ci étaient les réels meneurs du Wolf Pack. Les sources de Madame Mourani sont cependant anonymes et donc, douteuses. La majorité des journalistes affirme que les Wolf Pack était lié aux Hells Angels, mais qu'ils ne menaient pas ce réseau.. Les filles étaient envoyées dans d'autres villes notamment à Montréal, Saint-Hyacinthe, Jonquière, Trois-Rivières, Nicolet, Victoriaville ou dans la Beauce.

Le point principal de rendez-vous était la boutique Après-demain qui se situait au 748, rue Saint-Jean, dans la ville de Québec, propriété d'un des accusés, Georges Radwanli, qui a fait face à 17 chefs d'accusation dont neuf pour proxénétisme et un pour avoir tenu une maison de débauche. La boutique a été vandalisée quelques jours après que le scandale a éclaté. La majorité des clients savait que les filles étaient mineures. Selon le service de police de la ville de Québec, les services demandés par les clients « dépassaient toute imagination ». Ils n'ont cependant pas mentionné plus de détails à propos de la nature des services demandés.

La majorité des proxénètes n'envoyaient pas les femmes prostituées dans cette maison de débauche. Il est probable que seul Téchelet Pierre-de Bellefeuille ait envoyé des femmes à cet endroit. Les autres proxénètes envoyaient plutôt les femmes se prostituer dans des strip club qui était, en réalité, des bars à gaffes..

Processus de victimisation des femmes prostituées Il est très difficile de savoir dans quel type de famille les victimes évoluaient généralement. La quasi-totalité des articles que nous avons consultés indique qu’elles évoluaient dans des bonnes familles et ces articles mentionnent que celles-ci provenaient de classe moyenne et que ces jeunes femmes n’avaient pas de problèmes avec leurs parents. Le terme « femmes de bonne famille » est souvent évoqué. Cependant, certains articles nous indiquent le contraire. Dans un article, on apprend que, lors du procès d’André Pélissier, parmi les quatre jeunes femmes qui se prostituaient sous les ordres de celui-ci, trois avaient un dossier à la protection de la jeunesse. L’enquêteuse Nathalie Thériault, avant l’opération Scorpion, dans le cadre d’une enquête, avait posé des questions à des jeunes femmes qui se prostituaient. Elle mentionne que ce sont souvent des jeunes femmes naïves qui sont en manque d'amour d'attention et d'amis.. En , selon Daniel Côté directeur de la protection de la jeunesse (DPJ), au centre jeunesse l'escale (situé dans la ville de Québec), parmi les cinquante adolescentes qui y habitaient, environ dix femmes étaient prises avec des problèmes relatifs à la prostitution.. Il est très difficile de connaître les origines sociales des victimes étant donné que leur anonymat est protégé.

Les filles étaient âgées de . C'est sur la base d'un lien de confiance que les membres du Wolf Pack recrutaient les jeunes filles, entre autres près des bars, des parcs et des écoles. Au début, amicales et amoureuses, les relations finissaient par s'appuyer sur le chantage. Lors des rencontres, les proxénètes étudiaient les points faibles des victimes afin de mieux les manipuler. Ils voulaient vraiment charmer la victime. Par la suite, les proxénètes incitaient les femmes à « repousser les limites de leur sexualité ». Par exemple, le proxénète pouvait inciter la jeune femme à coucher, de manière progressive, avec le plus d'hommes possibles chaque semaine. Après un certain temps, le proxénète pouvait dire à la victime que, puisqu'elle couchait avec beaucoup d'hommes gratuitement, elle pouvait coucher avec beaucoup d'hommes tout en étant rémunérés..

Le chef du réseau possédait un salon de coiffure. Il est possible que celui-ci a été utilisé pour recruter. Le salon était situé en face d'une école primaire..

Les proxénètes prenaient de 50 % à 100 % des revenus générés par les femmes prostituées..

Les filles étaient envoyées dans d'autres villes notamment à Montréal, Saint-Hyacinthe, Jonquière, Trois-Rivières, Nicolet, Victoriaville ou dans la Beauce..

Une filiale libanaise ? Dans un article écrit dans le journal Le Soleil, la journaliste mentionne qu'il y avait aussi une filière libanaise. En se basant sur des documents juridiques obtenus par TVA, elle mentionne la présence de ce deuxième réseau. Selon ces documents, les deux réseaux étaient complètement indépendants.

Le réseau contrôlé par les Libanais mettait en scène . Certains membres de ce réseau diffusaient, dans Internet, des films et des photos pornographiques mettant en scène des enfants.

Des stratégies étaient utilisés pas les Libanais pour attirer les adolescentes, qui devaient «être jolies et avoir l’air très jeunes, puisque c’est ce que les clients recherchaient ». Un salon de coiffure aurait notamment servi de couverture aux proxénètes. Deux Libanais ont été accusés et reconnus coupable d'avoir obtenu des services sexuels donnés par des mineurs (Georges Tannous et Georges Radwanli). Aucun libanais n'a été reconnu coupable de proxénétisme. Concernant Monsieur Radwanli, il est fort probable qu'il était proxénète en raison du fait qu'il était propriétaire d'un des points de rencontre.On peut penser que les policiers ont laissé tomber certaines accusations afin que Radwanli plaide coupable à d'autres accusations. Les policiers ont possiblement voulu ainsi éviter que les victimes soient obligés de témoigner..

Réaction des citoyens Comme il a été mentionné précédemment, la boutique Après demain s'est fait vandaliser. De nombreuses autres actions ont été commises.

Agression du tenancier de bordel en prison Georges Tannous, propriétaire du bordel, a été agressé par des détenus. Ils lui ont notamment aspergé le visage avec un produit nettoyant très puissant. Le restaurateur a aussi raconté devant le tribunal que des détenus avaient lancé un rouleau de papier de toilette en flamme lorsqu'il dormait. Après cet évènement, il a affirmé qu'il désirait sortir de prison et qu'il était prêt à payer une grosse caution.

Pétition signée en guise de solidarité avec les victimes Sébastien Vachon, jeune homme d'affaires, a publié une pétition pour soutenir les victimes. Il critique particulièrement les hommes d'affaires qui ont eu recours à ces services.

Membres

Nerva Lovinsky Considéré comme la tête dirigeante du réseau, Lovinski, dit le Lion, avait 28 ans en 2002 lors de la frappe de l’opération Scorpion. À l’époque, il avait écopé d’une peine d’emprisonnement de six ans de pénitencier et avait plaidé coupable à 18 des 50 chefs qui pesaient contre lui. Il a été accusé de proxénétisme, d’attouchement sexuel et de menace à l'endroit d'une douzaine de jeunes filles. Selon les informations obtenues par le Journal de Montréal, il aurait quitté la région de Québec et habiterait Laval. En , il a plaidé non coupable à une accusation de possession de stupéfiants. Il était sous mandat d’arrestation en 2012..

André Pélissier André Pélissier a été le premier accusé à avoir été reconnu coupable de six des huit chefs d'accusation qui pesaient contre lui, dont incitation à la prostitution. Reconnu comme le gourou du Wolf Pack, il avait été condamné à trois ans et demi d'emprisonnement. Depuis sa sortie de prison, il n’a pas été revu.

Jean Pierrin Jean Pierrin n'avait que 19 ans au moment du démantèlement du Wolf Pack en 2002. Depuis ces événements, il a connu d'autres ennuis avec la justice, notamment en 2006, où il a écopé d’une peine de neuf mois d’emprisonnement, assortie d’une période de probation de trois ans pour des accusations d’agression armée et de menace. Sous mandat d’arrestation en juillet, il a comparu le dernier pour faire face à des accusations de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic. Il a été trouvé coupable d’avoir comploté avec Huron-Laperrière et Gagné pour donner une correction à un homme sur la rue De La Colombière Ouest, dans le quartier Limoilou.. Avant son arrestation, il faisait partie d'une liste qui mentionnait les 10 criminels les plus recherchés du Québec..

Clément Karera Dans cette histoire, Clément Karera est le proxénète qui a initié à la prostitution l'adolescente de 17 ans qui a ensuite compté parmi ses clients du populaire animateur de radio Robert Gilet et l'ex-président du Carnaval.En 2010, après avoir sorti de prison, Monsieur Karera a agressé un individu dans un bar à l’aide d’une bouteille de bière. Puis, quelques jours plus tard, il avait enlevé et séquestré deux trafiquants avec des complices. Il s'est servi d'un pistolet et Karera a commis ses crimes «dans un climat de violence assez inouïe», selon le juge. D’ailleurs, une fois incarcéré, il a participé au émeute et incendie de la prison d’Orsainville en , où deux détenus sont morts :

Yaouvi Éric Adamson ainsi que son co-détenu Denis Ampleman, pratiquement dans ses bras». Il a été coupable et a écopé de 10 ans de prison. Karera a cumulé plusieurs manquements disciplinaires au provincial et une «douzaine de rapports» au fédéral. Il s'est vu accorder une liberté conditionnelle en maison de transition mais après plusieurs bris, il décide de "Finir son temps" car les conditions de sa remise en liberté partielle sont trop sévères et qu'une accusation de bris de probation pourrais retarder sa liberté complète. Maintenant libre Clément Karera a déclaré dans plusieurs podcast où il était l'artiste invité, avoir fait la paix avec son passé et se concentrer sur sa musique, sa famille et dit vouloir encourager la jeunesse à choisir des moyens pour se faire entendre et respecter sans l'utilisation de la violence.

Jean-Claude Karera