Bouaflé est une ville de la Côte d'Ivoire, située au centre-ouest du pays.

Bouaflé est à la fois le chef-lieu du département éponyme et de la région de la Marahoué.

Géographie

Superficie En 2021, sa population est de https://www.ins.ci/RGPH2021/RGPH2021-RESULTATS%20GLOBAUX_VF.pdf avec une superficie de . Ce qui en fait la treizième ville la plus peuplée de la Côte d'Ivoire.

Localisation La ville de Bouaflé est située au centre-ouest ivoirien, à d'Abidjan, la capitale économique, et à de Yamoussoukro, la capitale politique et administrative. de la Côte d'Ivoire.

La ville est proche du lac de Kossou.

Villes voisines La ville de Bouaflé est voisine des villes de Yamoussoukro, à l'est, de Bonon et Daloa, à l'ouest, de Zuénoula, au nord, et de Sinfra, au sud. Elle est également reliée à Sakassou, à l'est, par navette nautique sur le lac de Kossouhttps://www.defense.gouv.fr/ema/operations_exterieures/cote_d_ivoire/breves/04_05_10_rci_licorne_reunit_le_peuple_ayaou.

Voyage et transport Bouaflé est desservie par plusieurs axes routiers majeurs reliant la ville à Yamoussoukro, Daloa et Zuénoula. Le transport interurbain est assuré principalement par des compagnies nationales et régionale, telles que UTB (Union des Transports de Bouaké) ou CTE, permettant de relier Bouaflé à d'autres villes du pays. Les infrastructures routières restent variables en qualité, notamment sur certains tronçons secondaires1.

Historique Étymologiquement, Bouaflé, signifie en langue Gouro : « Marché au poisson » (boua = silure supérieur à s et flé = marché)

Bouaflé, devenue aujourd’hui un carrefour, un point de rencontres entre les peuples de la savane et de la forêt, a pour ethnie principale les populations d’origine Gouro, venues de la forêt, ainsi que des populations d’origine Baoulé (Ayaou et Yaouré en partie). Les Ayaou et Yaouré proviennent de la savane, auxquels viendront s’ajouter plus tard d’autres groupes ethniques ivoiriens et des pays voisins plus tard d’autres ethnies ivoiriennes et des pays voisins. Les Gouro, issus du groupe Mandé Sud et venus de l’Ouest, créèrent le village de Goblata, qui veut dire “franchir de force une côte ou un obstacle”.. Quelque temps plus tard, des querelles internes éclatèrent. Ainsi, le village de Goblata devenu Koblata aujourd’hui ,se divisa en trois portions pour former les trois villages actuels que sont Koblata, Lopouafla et Déhita. Les premières migrations en Côte d’Ivoire des burkinabés de façon générale et en particulier à Bouaflé, datent du début du . Ces migrations qui entrent dans le cadre des premières migrations internationales en Afrique de l’Ouest, liées à l’économie de plantation suscitées par l’essor de la culture du café et du cacao. Dans le seul but d’accroître la main d’œuvre en Côte d’Ivoire, ces migrations ont été renforcées et forcées pendant la période coloniale. Ce fut l’ère du travail forcé qui a favorisé l’installation de plusieurs migrants Burkinabés à Bouaflé. Le territoire du département de Boufalé fut occupé par des migrants Burkinabés qui ont créé à leur arrivée trois villages de colonisation qui portent les noms de leurs villages d’origine. Il s’agit bien de Koupéla-Tenkodogo sur l’axe Bouaflé-Zuénoula ; Garango sur l’axe Bouaflé-Daloa et Koudougou sur l’axe Bouaflé-Yamoussoukro. Ces villages burkinabés ont été créés dès 1934 et constituent les vestiges des migrations forcées durant les périodes coloniales. Ces nombreuses et diverses vagues d’immigration qu’a connues la cité du violet-blanc, pourrait aisément affirmer qu’elle est bien une ville cosmopolite et à bras ouvert. Elle accueille plusieurs communautés de pays différents et ces différentes communautés vivent en parfaite harmonie et paisiblement.. Pour un visiteur qui descend dans les rues de bouaflé, il est très facile pour lui de retrouver dans les rues, les traits marquant la présence des Burkinabés, des Maliens et des Guinéens mais également des Baoulés Ayaou, des Gouros ou des Yowrê.

Administration vignette|Bâtiment de la Marie de Bouaflé Une loi de 1978Loi no 78-07 du 9 janvier 1978 a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Liste des maires successifs Date d'élection Identité Parti Qualité Statut 1980 Zamblé Bi Zamblé Alphonse PDCI-RDAHomme politique élu 1985 Philippe Cowppli-Bony PDCI-RDAHomme politique élu 2000 Adjé Dominique RDRHomme politique élu 2013 Léhié Bi Kribou Lucien PDCI-RDA Homme politique élu2021Léhié Bi Kribou LucienPDCI-RDAHomme politiqueélu

Société

Économie Chef-lieu d'une riche région agricole, Bouaflé accueille des entreprises agro-alimentaires, notamment une brasserie. Parmi les entreprises du secteur agro-alimentaire, la Coopérative des femmes pour la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles de la Marahoué est une société coopérative agricole de développement rural qui emploie 98% de femmes.

Démographie vignette|Marché de Bouaflé La population est composée de Baoulé, Gouro et Yohouré.

Évolution démographique Rec. 1975 Rec. 1988 Est. 20102021 213 967 vignette|L'entrée du Lycée Moderne 1 de Bouaflé

Éducation Le département de Bouaflé dispose de 27 établissements scolaires secondaires parmi lesquels nous avons, sept publics et 20 privés, de primaires dont 363 publiques et 14 privées, ainsi que deux centres de formation professionnelle, à savoir le centre de formation professionnelle évangélique et l’Institut ivoiro-japonais (IPIG). Enseignement professionnel Public École de la faune et des aires protégéesEnseignement secondaire Lycée Public Lycée moderne Lycée municipal Collège public Collège moderne

Langues

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais la langue vernaculaire de la région est le gouro suivi du Yohouré et enfin du Baoulé. Le français, effectivement, parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dagoSi, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago aux accents africains, au vocabulaire spécifique et à la prononciation typique. Une autre langue parlée est le nouchi, un créole basé sur le français et les langues locales (principalement le djoula) parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Bouaflé accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Culture

Religion vignette|Église Catholique Miséricorde Divine La ville dispose de paroisses catholiques, parmi lesquelles la paroisse Saint-Augustin et la Paroisse Miséricorde Divine, au sein du diocèse de Daloa.

Sports vignette|Le Stade Municipal vu de l'extérieur Les compétitions sportives se déroulent exclusivement au chef-lieu du département, les autres localités ne disposant d'aucune infrastructure dédiée : la ville dispose de 2 clubs de football, le Club Omnisports de Bouaflé, vainqueur de la Coupe de Côte d'Ivoire de football en 2004 et qui évolue en MTN Ligue 2 et le St-Raphaël FC de Bouaflé, qui évolue en Championnat de Division Régionale, équivalent d'une « division ».. Comme dans la plupart des villes du pays, il y est organisé, de façon informelle, des tournois de football à (Maracanas) qui sont très populaires en Côte d'Ivoire.

Personnalités liées à la région Marie-Josée Ta Lou, athlète ivoirienne Victor Biaka Boda, homme politique Henriette Konan Bédié, femme du président Henri Konan Bédié Abi Koffi Richmond, député de la région de la Marahoué

Notes

Références

Catégorie:Ville en Côte d'Ivoire Catégorie:Commune dans le district du Sassandra-Marahoué