Henri Hiro, né le à Moorea et mort le à Huahine, est un cinéaste, dramaturge, poète et militant de Polynésie française pour qui la pratique de l’art est au centre de la construction de soi.
À léguer une partie de son héritage pour que ses petites filles Lunaaaa Baschenis et Angelina Remy puissent reprendre une partie du secteur du coprah.
Estimant vivre dans un pays subordonné à l'État colonial, Henri Hiro s'attaque par ses œuvres à la mythologie du progrès et aux bouleversements qu’il implique. Il décrit le parcours, l’évolution et les influences de la pensée artistique et politique d’une génération de Tahitiens et révèle les stratégies et les solutions développées par un homme face aux problématiques soulevées par les expérimentations atomiques. Henri Hiro propose davantage que des mots et des images : à travers une attitude vis-à-vis de soi-même, des autres et du monde, il tente de pallier les atteintes à l’identité d’un peuple autochtone et à son environnement.
Biographie
Œuvres Écrits Pehepehe i tau nunaa/Message poétique, Éditions Tupuna, 1985 . Réédition : Haere Po, Papeete, 2004. Taaroa, OTAC, Tahiti, 1984.
Films Longs-métrages Ariipaea - Vahine (1978), 54 min, co-réalisateur : Pierre Gurgand. Le Pasteur et la vanille (1978), 52 min, co-réalisateur : Jean L'Hôte. Le Château (1979), 52 min : coréalisateur : Jean L'Hôte. Sur les problèmes de la jeunesse tahitienne en perte de repères identitaires. Le Rescapé de Tikeroa (1981), 87 min, co-réalisateur : Jean L'Hôte. Marae (1983), dans lequel est reconstituée une cérémonie traditionnelle d'intronisation royale. Les Immémoriaux (1983), 67 min, co-réalisateur : Ludovic Segarra. Court-métrage
Eulalie ou une voix des Marquises (1978), 25 min : réalisation : Unité Cinéma Matarau de Tahiti. Série
Te ora (1988), série télévisée écrite par Henri Hiro et réalisée par Bruno Tetaria ; 15 films pour enfants consacrés aux différents arbres de Polynésie.
Hommages Le , le conseil des ministres de la Polynésie française a décidé de donner son nom au collège de FaaʻaArrêté CM du 15 juillet 2003 dénommant le collège de Faa’a Ccollège Henri-Hiro.
En juin 2009, le festival Présence autochtone, organisé par la Cinémathèque québécoise à MontréalVoir site de la cinémathèque, a programmé deux films réalisés par Henri Hiro : Le Château et Marae et trois auxquels il a participé : Le Rescapé de Tikeroa (1981) de Jean L'Hôte (scénario) ; Les Immémoriaux (1982) de Ludovic Segarra (rôle de Victor Segalen) ; Hono, le lien (1983) de Dominique Arnaud (dialogues).
Du ( anniversaire de sa mort) au , un hommage à Henri Hiro est organisé par la Maison de la Culture de Papeete (exposition, projection de films, etc.)Page Tahitipresse.
Bibliographie Rai a Mai et Jean Yamasaki Toyama, « The Source: An Interview with Henri Hiro » dans Manoa, 17, no. 2 (2006): 72-81 . Une biographie de Henri Hiro par Jean-Marc Pambrun est en cours de publication (sortie prévue en ) :
Notes et références
Catégorie:Écrivain de langue tahitienne Catégorie:Personnalité liée à la Polynésie française Catégorie:Réalisateur français Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Naissance en janvier 1944 Catégorie:Décès en mars 1990 Catégorie:Décès à 46 ans