Hippolyte Boulenger, né le à Tournai et mort le , à Bruxelles est un artiste peintre paysagiste belge. Peintre réaliste de paysages pleinairistes, ayant subi l'influence de l'École de Barbizon, Hippolyte Boulenger est le maître à penser de l'École de Tervueren.
Biographie
Pierre Hippolyte Emmanuel Boulenger naît le à Tournai, de parents français : Hippolyte Prosper Boulenger, capitaine au régiment de ligne, et d'Anne Clémence Gautier, séparés en 1843.. Il passe une jeunesse difficile en partie dans sa famille à Paris, où il reçoit ses premiers cours de dessin. Il était l'époux de Florentine Léonie Du Pré,
Il revient en 1853 à Bruxelles et travaille alors dans l'atelier de décoration de Paul-Joseph Colleye. Il suit en même temps les cours du soir à l'Académie de Bruxelles dans la classe du peintre paysagiste Joseph Quinaux.
En 1864, grâce à Camille Van Camp, il se procure un logement à l'auberge In den Vos à Tervuren, commune où il se marie.
Il participe au Salon de Bruxelles de 1866, puis au Salon de Gand de 1868, et obtient une médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1872...
Il passe ses étés en bord de Meuse, aux environs d'Anseremme où, avec un groupe d'amis et artistes connu sous le nom de « colonie d'Anseremme », il brosse panoramas et paysages.
Boulenger évolue d'un réalisme narratif vers un réalisme émotionnel. À la fin de sa carrière, ses teintes sombres et sa touche rapide annoncent l'expressionnisme et en font un précurseur du .
Il meurt, après une longue maladie, en proie à de nombreuses crises épileptiformes et de cruelles souffrances, à l'âge de , le , rue de la Montagne à Bruxelles . Ses funérailles civiles ont lieu trois jours plus tard, en présence de nombreux artistes. Il est inhumé au cimetière communal de Bruxelles au Quartier Léopold. Le lendemain, sa veuve effectue un don de destiné aux pauvres de Bruxelles..
Style artistique Au milieu des années 1860, il se fait remarquer par une approche, nouvelle pour la Belgique, le paysage peint avec fougue, dans une pâte épaisse, inachevé et riche d'une couleur locale réaliste.
L'École de Tervueren Dans la seconde moitié du se forme autour de lui un groupe de peintres qui allaient à l'encontre de la peinture académique. Ils se réunissent régulièrement à l'auberge In den Vos sur la place du Marché de Tervuren et se dénomment École de Tervueren.
La venue d'Hippolyte Boulenger (1837-1874), qui rejoint Alphonse Asselbergs (1839-1916), Jules Raeymaekers (1833-1904), Jules Montigny (1840-1899), Édouard Huberti (1818-1880) et Louise Héger (1839-1933) augmente le renom artistique de la commune.
Il participe au Salon de Bruxelles de 1866 avec Jules Raeymaekers et à cette occasion, fait imprimer à la suite de son nom, dans le catalogue, la mention « École de Tervueren ».
Bien qu'il fût ironisé sur ce groupe d'artistes, la modernité picturale des œuvres fut bientôt reconnue dans les différents Salons.
Quelques-unes de des œuvres de Boulenger sont conservées aux musées d'Anvers, Bruxelles, Ixelles, Mons, Musée Charlier à Saint-Josse-ten-Noode, Saint-Nicolas, Tervuren, Tournai et Verviers.
Sélection d'œuvres
Paysage de lande avec marais et arbres, huile sur toile, 28,5 x 50 cm, Château de Loppem. Horizon (Lisière de forêt), huile sur toile, , musée des beaux-arts de Liège. Les Lavandières, 1868, huile sur toile, Liège, musée des beaux-arts de Liège. Les Roses, huile sur toile, musée Charlier de Saint-Josse-ten-Noode, 1868. Après l'orage du soir, huile sur toile, , musée des beaux-arts de Gand, vers 1870. Paysage mosan, huile sur toile, musées royaux des beaux-arts de Belgique, 1870. La Meuse à Dinant, huile sur toile, musée de la ville de Bruxelles. Allée des Charmes, huile sur toile, médaille d'or au salon triennal de Bruxelles de 1872. Roches de Falmagne, huile sur toile, salon triennal de Bruxelles de 1872. Printemps, huile sur toile, salon triennal de Bruxelles de 1872. Approche de l'orage, huile sur toile, , collection particulière. Paysage, huile sur bois, musée des Beaux-Arts de Charleroi. Torrent dans les Ardennes, huile sur bois, musée Charlier de Saint-Josse-ten-Noode, 1872.
Hommages
En 1880, ses œuvres sont présentées à l'Exposition historique de l'art belge 1830-1880 à Bruxelles, rétrospective des œuvres les plus remarquables produites par les artistes belges entre 1830 et 1880.
Au salon de 1902 organisé par la Société des beaux-arts de Bruxelles, sont présentés plusieurs tableaux dont : Les Étangs du Moulin gris à La Hulpe<ref>Gustave Vanzype en parle également dans l'Art belge du XIXe siècle à l'Exposition jubilaire du Cercle artistique et littéraire de Bruxelles en 1922, G. Van Oest Bruxelles 1923, photo page 41 alors collection de Mademoiselle Van Camp</ref> ; Le Marché Saint-Géry de BruxellesPrêté par Léon Lequime..
Plusieurs communes ont dénommé une de leurs artères de son nom dont : la ville de Tournai : rue Hippolyte Boulenger ; la commune bruxelloise d'Uccle : avenue Hippolyte Boulenger. la commune de Tervuren: Hippolyte Boulengerlaan (avenue Hyppolite Boulenger)
Notes et références
Annexes Bibliographie P. et V. Berko, Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 et 1875, Knokke, 1981, . Le Salon de 1902, neuvième exposition de la Société des beaux-arts'', Bruxelles, Charles Bulens imprimeur-éditeur, 1902.
Liens externes
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