François-Pierre-Marie-Anne Paigis (, Azé - , Château-Gontier) est un homme politique et médecin français.

Biographie Origine Il est le fils de François Paigis, marchand tanneur, et de Marie Didier.

Médecin Il fait probablement ses études médicales à Angers : il est médecin à gennes en 1789. Il est initié vers 1788-1789Marius Lepage, Histoire de la Franc-maçonnerie dans la Mayenne (1756-1951). Le Mans, Imprimerie Monnoyer, 1951. (avec la collaboration d'André Bouton), p. 81. à la franc-maçonnerie dans la loge maçonnique L'Union à l'Orient de Laval, dont il est maîtreIl est orthographié Chaigis sur le tableau de la Loge de 1789 en 1789.

Il se montre partisan des idées nouvelles de la Révolution française et est envoyé à l'Assemblée électorale qui se tient à Laval du au , pour nommer les administrateurs du nouveau département de la Mayenne.

Homme politique Le , Paigis est élu par 242 voix, avec Pierre-Jean Sourdille de la Valette, membre du Conseil général du département pour le district de Château-Gontier. Il assiste à la session de juillet du Conseil départemental, avec les trente-cinq autres membres, réunis à l'église des Cordeliers de Laval pour désigner les membres du Directoire de la Mayenne. A la session de novembre, il siège de nouveau parmi les administrateurs du département, et, le 4 du même mois, est affecté au Comité d'aliénation des biens nationaux formé au sein de cette assemblée.

Député En 1791, il est du nombre des électeurs à l'Assemblée législative, et remplace aux Élections législatives de 1791, comme député de l'arrondissement de Château-Gontier, son confrère Louis-François Allard le Sur l'initiative de l’évêque Noël-Gabriel-Luce Villar, l'Assemblée termine ses travaux par une messe solennelle et un Te Deum à l'église de la Trinité de Laval. Le l0 septembre, avant de se séparer, elle vote une adresse d'adhésion aux décrets de l'Assemblée Constituante, et émet le vœu que le nouveau parlement conserve la constitution de 1791..

Paigis se rend à Paris et prend domicile rue des Grands-Augustins. Homme à systèmeSelon la Liste des députés à la nouvelle Législative, contenant leurs noms et qualités, leur caractère et leurs principes, avec des anecdotes relatives. Paris, chez Lauréat, 1791, in-8, p. 11., comme législateur, Paigis est un excellent physiologisteAlmanach historique et critique des députés à la première Assemblée législative pour l'année 1792. A Coblentz, de l'Imprimerie des princes françois, p. 86..

Le , François-Pierre-Marie-Anne Paigisest validé avec les autres députés mayennaisProcès-verbal de l'Assemblée nationale, imprimé par son ordre, Paris, 1791, t. I, p. 10.. Le , il prête le serment constitutionnel. Le et le , il fut nommé membre du Comité d'examen des comptesProcès-verbal de l'Assemblée nationale, p. 200. et réélu à la même fonction le .

En 1792, il est victime d'une mésaventure : en qualité de membre du Comité des rapports et pétitions, il avait été chargé d'un rapport sur l'interdiction d'un administrateur de l'AinLe 13 février 1792, au soir, son portefeuille sous le bras, il passait dans la Cour des Ministres, aux Tuileries, pour aller soumettre son travail au Comité, aile du Noviciat, aux Feuillants. Un homme, qui depuis quelques instants le suivait dans l'ombre, bondit, lui arrache ses papiers, s'enfuit. Cet attentat fut dénoncé le lendemain à l'Assemblée, et, sur la demande de Paigis, on chargea le Directoire du district de Nantua de reconstituer les minutes perdues. Il ne monte à la tribune qu'une seule fois, le , pour déclarer qu'on lui avait volé la minute du rapport. Le même jour, sur sa motion sans doute, l'Assemblée décide de l'entendre sur le champ au sujet de quatre détenus de Château-Gontier.

François-Pierre-Marie-Anne Paigis siège parmi les modérés constitutionnels, et se fait inscrire à la Société des amis de la Constitution ou Club des Feuillants où il retrouve son compatriote et collègue Richard de Villiers.

Non présenté aux Élections législatives de 1792 dans la Mayenne en raison de son vote en faveur de Gilbert du Motier de La FayetteÉmile Queruau-Lamerie, Les conventionnels du département de la Mayenne, 1885, p. 9., pour la Convention nationale, il est écarté de la Convention, et reprit sa profession à Gennes, devient membre du conseil d'arrondissement de Château-Gontier en l'an XII, et resta en fonction jusqu'en 1840.

Retour en Mayenne Il semble avoir délaissé la médecine dès 1804, est maire de Gennes de 1808 à 1814, et de 1830 à 1835.

Il n'a pas renoncé à toute ambition politique ; désigné par arrêt consulaire au mois de prairial an VIII, il représente le canton de Bierné au conseil d'arrondissement, dont il préside la première réunion, le 15 messidor an VIII. Il est membre du collège électoral du département pour l'arrondissement de Château-Gontier, mais est considéré comme un jacobin par le pouvoir impérial.

Lors de la Restauration, il recueille le , une voix pour la députation, et est nommé, le , scrutateur de l'Assemblée électorale, mais le personnel administratif le regarde comme un révolutionnaire dangereux. Il est dénoncé comme tel en 1823. En , le sous-préfet de Château-Gontier, Guillaume-François d'Ozouville, demande sa destitution, dénoncé comme un révolutionnaire redoutable. Le nombre de voix qu'il réunit aux sessions suivantes du collège électoral ne peut l'en faire nommer scrutateur. Malgré cette situation, il conserve sa place de conseiller d'arrondissement jusqu'en 1839Il démissionne à cause de son grand âge, et est remplacé, le 29 septembre 1839, par le notaire Pénil, adjoint au maire de Saint-Denis-d'Anjou. .

Il est nomme Chevalier de la Légion d'Honneur en septembre 1830Son dossier ne comporte que son acte de naissance.. Il se retire à Château-Gontier pour la fin de ses jours. Il fait partie du cercle de la villeMartin Foucault, Documents historiques sur Château-Gontier. Ce cercle comptait parmi ses membres les médecins Paigis, Binet, Ghetallier, Jousselin, Tertrais, et les officiers de santé Georges et Jean-Remy Levayer., avec les notaires, les médecins retraités et le président du tribunal. Il meurt à Château-Gontier le .

Pour approfondir Bibliographie

Émile Queruau-Lamerie, Les Députés de la Mayenne à l'Assemblée législative. Mayenne, 1884. Miquel Dalton, Les Médecins à l'Assemblée législative (Chronique médicale, ). Moniteur, réimpression, t. XI, p. 380 ; Paul Delaunay, Bulletin de la Commission Historique et Archéologique de la Mayenne, t. XIX, p. 161-167. Paul Delaunay, Vieux médecins mayennais, https://archive.org/stream/vieuxmdecinsmay00delagoog/vieuxmdecinsmay00delagoog_djvu.txt]

, t. IV, p. 696.

Articles connexes Liste des députés de la Mayenne

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Membre de l'Assemblée législative de 1791-1792 Catégorie:Député de la Mayenne Catégorie:Naissance en juillet 1760 Catégorie:Naissance dans la Mayenne Catégorie:Décès en février 1855 Catégorie:Décès à Château-Gontier Catégorie:Décès à 94 ans Catégorie:Conseiller d'arrondissement Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur