. En certaines circonstances, il peut s'agir d'une tactique visant à diviser l'adversaire, à récupérer son offre programmatique, ou minimiser (au moins dans l'opinion publique) les différences entre les partis. En outre, la méthode peut susciter des résistances au sein du groupe originel sommé de s'élargir.
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En France
Sous la présidence de François Mitterrand (1988-1993) dans un gouvernement sous la Cinquième République avec les de Michel Rocard, auquel il manquait une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Des députés de l'UDF, parti classé à l'époque à droite de l'échiquier politique, s'organisent en groupe parlementaire et rejoignent la majorité parlementaire dominée par les socialistes ; en outre, certains de ces députés UDF deviennent ministres. C'est donc une ouverture complète. Elle s'est perpétuée jusqu'à la fin de la en 1993, avec les gouvernements d'Édith Cresson et de Pierre Bérégovoy.
Annonce de François Bayrou
L'expression a été réactualisée à compter de l'élection présidentielle française de 2007, où le candidat de l'UDF, François Bayrou, souhaitait, s'il était élu, former un gouvernement alliant les forces de droite et de gauche.
Sous la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2010)
La notion a pris un autre aspect avec l'élection de Nicolas Sarkozy au poste de président de la République française en et de sa décision subséquente de confier certains ministères-clés à des personnalités politiques membres du Parti socialiste (Bernard Kouchner) ou réputés proches de la gauche (Jean-Pierre Jouyet et Martin Hirsch), duquel il n'était pas le candidat. Patrick Buisson analyse cela comme la triangulation mais dénonça une stratégie creuse. Ce rapprochement a valu leur exclusion de leur parti d'origine. Mais contrairement à la période 1988-1993, cette ouverture n'est pas fondée sur un soutien partisan, parlementaire et gouvernemental. Revendiquée lors des gouvernements et (avec l'entrée de Jean-Marie Bockel, sénateur socialiste, et de Fadela Amara, associative proche de la gauche), l'expérience prend fin avec le gouvernement le , aucun ministre venu de la gauche (excepté Éric Besson, qui avait rejoint Nicolas Sarkozy plusieurs mois avant la présidentielle) n'étant renouvelé dans ses attributions.
Cette méthode politique est considérée par ses détracteurs comme du débauchage. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a dû affronter la grogne de ses troupes, ne comprenant pas la nomination de leurs adversairesAinsi, Lionnel Luca a déclaré : . Cf. lexpansion, op. cit.Patrick Devedjian, alors secrétaire général de l'UMP, marque sa désapprobation en indiquant qu'il est « Pour l'ouverture allant très loin... jusqu'aux sarkozystes », etc. et ne constatant pas d'effet dans l'électorat.
Autres
D'autres nominations, hors des ministères, ont été analysées comme étant de l'ouverture par les médias : Le soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn au poste de président du Fonds monétaire international a pu être analysée et revendiquée comme telle"Strauss-Khan président du FMI : "c'est ça l'ouverture", selon Sarkozy", lexpension.fr ; Didier Migaud, président socialiste de la commission des finances de l'Assemblée nationale, nommé Premier président de la Cour des comptes le ; Michel Charasse, ancien ministre socialiste exclu en 2008 de son parti pour dissidence, nommé membre du Conseil constitutionnel le ..
Aux États-Unis , comme William Cohen, républicain, qui fut secrétaire à la Défense de 1997 à 2001 du président démocrate Bill Clinton, ardent praticien de la triangulation.
Notes et références
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