Maurice Bouchor, né le à ParisParis, État civil reconstitué, vue 18/51. et mort à Paris le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , n° 363, vue 7/31., est un poète et auteur dramatique français.
Biographie Maurice Bouchor est l'auteur de Chansons joyeuses (1874), Poèmes de l'amour et de la mer (1875), Le Faust moderne (en prose et en vers, 1878) et Les Contes parisiens (en vers, 1880). Son Aurore (1883) montre une tendance au mysticisme, qui atteint sa pleine expression dans Les Symboles (1888 ; 1895), la plus intéressante de ses œuvres d'après l'Encyclopædia Britannica.
Frère du peintre Félix Bouchor, Maurice Bouchor dessine et fabrique des personnages pour théâtre de marionnettes, les paroles étant dites ou chantées par lui-même ou ses amis, Georges Berr, Henri Signoret, Raoul Ponchon, Amédée Pigeon, Félix Rabbe et Jean Richepin. Les marionnettes sont sculptées par Jean-Baptiste Belloc et Henri-Édouard Lombard avec l'aide de Félix. Ces pièces miniatures sur des sujets religieux, Tobie (1889), Noël (1890) et Sainte Cécile (1892), sont jouées à Paris de 1888 à 1894 au Petit-Théâtre des marionnettes de la galerie Vivienne, sous la gérance d'Alphonse Bouvret« Recueil d'articles. Petit théâtre des marionnettes de Maurice Bouchor », sur Gallica..
Une pièce en vers, Conte de Noël, est jouée au Théâtre-Français en 1895. Avec le musicien Julien Tiersot, il travaille à la conservation des chants populaires français et publie Chants populaires pour les écoles (1897). En 1903, il écrit La Morvandelle, un chant populaire à la gloire du Morvan.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le par le ministère de l'Instruction publiqueNotice base Léonore, Archives nationales de France..
Souvent utilisée sous forme de textes de dictées et de récitations dans l'enseignement primaire, sa production poétique est aujourd'hui tombée dans l'oubli. Certains de ses poèmes, notamment du recueil Poèmes de l'amour et de la mer, ont été mis en musique par le compositeur Ernest Chausson, dont il était l'ami.
Il semble que ses contes (Les Fées notamment) aient été la première lecture du jeune Jean-Paul Sartre, du moins les premières histoires que lui lut sa mère, avant qu'il sache lire lui-même. Comme il le raconte dans Les Mots, c'est son grand-père, Charles Schweitzer, qui avait acheté au jeune Sartre Sartre, Les Mots (1964), Bibliothèque de la Pléiade, 2010, .
L’Académie française lui décerne prix Vitet en 1892 pour l'ensemble de son œuvre poétique et le prix Auguste-Furtado en 1921 pour ses Chansons animées.
En 1922, il reçoit le Prix Henry-Buguet de la Société des Gens de Lettres.
Il est le père de l'écrivain Jean Bouchor (Paris , - 1953), né d'Emma Perné, qu'il épouse le Archives de Paris, arrdt, année 1882, naissance, acte n° 2582, vue 6/31 avec mentions..
Portrait « Le feutre négligemment posé sur une tête puissante au front large, la barbe fluviale, les moustaches fortes, le teint coloré, l'œil mélancolique tout embruni de spleen anglais, correct d'allure, la voix ténue, l'air quelque peu joyeux, heureux de vivre, rien n'indique chez M. Maurice Bouchor cette inquiétude de l'au-delà qui le fit devenir végétarien. Ce fut sans doute dans un accès de bouddhisme que le poète des Symboles prit cette détermination condensée par lui dans un sonnet resté célèbre : Je ne me nourris plus de cadavres, tant mieux ! Apaisant dans ma chair un monstre furieux, Je tâche de ne point faire pleurer les anges. »Joseph Uzanne, Figures contemporaines tirées de l'Album Mariani, Ernest Flammarion, Paris, vol. I, 1894, p. 29.
Maurice Bouchor a entretenu avec Paul Bourget une liaison affectueuseLeurs lettres, ainsi que celles de Maurice Bouchor et Félix Bourget, Georges Hérelle et Adrien Juvigny ont été publiées dans : Maurice Bouchor, Félix Bourget, Paul Bourget, Georges Hérelle et Adrien Juvigny, Correspondance croisée 1869-1873, Michael Rosenfeld et Clive Thomson (éds.), Classiques Garnier, 2024. On trouvera en annexe de cet ouvrage des poèmes inédits de Maurice Bouchor., voire amoureuse entre et . Ils demeurent des amis proches par la suite.
Contes et fables Contes * Contes transcrits par Henri Bouchor. D'après la tradition française, Paris : Armand Colin, septième édition, 1922. Contes ** Contes transcrits par Henri Bouchor. D'après la tradition européenne, Paris : Armand Colin, sixième édition, 1922. Contes *** Contes transcrits par Henri Bouchor. D'après la tradition orientale et africaine, Paris : Armand Colin, cinquième édition, 1922. Fables choisies et transcrites par Henri Bouchor. Paris : Armand Colin, sixième édition, s.d. (1917).
Œuvres mises en musique Par Claude Debussy : Romance (Non, les baisers d'amour) FL 23, 1881-1882. Chanson triste (Le Matelot qui tombe à l'eau) FL 24, 1881-1882.
Par Ernest Chausson : Le Temps des lilas, poème, 1877. Le Petit Sentier, poème, 1878. Chanson, poème, 1878. L'Âme des bois, poème, 1878. Quatre mélodies, quatre poèmes, opus 8, 1886-1888. Épithalame, poème, 1886. La Tempête, d'après Shakespeare, traduction de M. Bouchor, opus 18, 1888. La Légende de sainte Cécile, opus 22, 1891. Poème de l'amour et de la mer, opus 19, 1882-1892. Chants de Shakespeare, quatre chants d'après Shakespeare, trad. de Bouchor, opus 29, 1890-1897. Hommages Une rue porte son nom dans le 14 arrondissement de Paris.
Voir aussi
Bibliographie
Maurice Bouchor, Félix Bourget, Paul Bourget, Georges Hérelle et Adrien Juvigny, Correspondance croisée 1869-1873, Michael Rosenfeld et Clive Thomson (éds.), Classiques Garnier, 2024
Liens externes
Notice biographique et bibliographique
Notes et références
Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Poète français du XXe siècle Catégorie:Dramaturge français du XIXe siècle Catégorie:Marionnettiste français Catégorie:Personnalité végétarienne Catégorie:Naissance en novembre 1855 Catégorie:Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès en janvier 1929 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans