Jacqueline Beytout, née Jacqueline Egger à Marseille le et morte à Paris le Relevé des fichiers de l'Insee., est une femme d'affaires française.
Biographie Née Jacqueline Egger, fille d'un Alsacien, donc allemand à l'époque., et d'une attachée d'ambassade en Turquie., elle a la double nationalité, française et suisse. Elle se marie une première fois avec un officier de marine, Henri Gueydon de Dives, puis épouse en secondes noces un riche marchand d'arachides danois, Viggo Qvistgaard-Petersen, à Dakar. Héritière dix-sept mois plus tard d'une immense fortune, elle prend, au chevet de son mari mourant d'un cancer, l'engagement d'employer ce capital pour la recherche médicale et l'Afrique. En 1951, elle fait un don afin de construire à l'hôpital Lariboisière un centre de rhumatologie : le centre Viggo Petersen.. Au cours de ses activités humanitaires, elle rencontre le directeur des laboratoires Roussel, Pierre Beytout, qui devient son troisième mari.. Elle profite d'un désaccord au sein des deux branches de la famille Servan-Schreiber pour entrer dans le capital des Échos le .
Directrice de la publication de 1966 à 1989, elle fait du journal le plus important quotidien économique français, bâtissant la réputation de sérieux et d'indépendance du journal des contingences du capitalisme français.. En 1988, à l'âge de 70 ans, elle cède le contrôle actionnarial du journal pour un montant de de francs. au groupe d'édition britannique Pearson pour éviter qu'à sa mort, il ne soit repris par un des grands groupes français qui avaient manifesté leur intérêt pour l'entreprise de presse : Michelin, Havas ou Hachette Filipacchi Médias. Le gouvernement Balladur tente d'imposer une solution nationale mais la Commission de Bruxelles entérine la reprise par le groupe britannique. À l'occasion de ce conflit, la rédaction du journal déclenche le premier mouvement de grève de l'histoire du quotidien. Le , Jacqueline Beytout quitte ses fonctions en désaccord avec le nouvel actionnaire..
Les conditions de vente garantissent la continuité de la ligne éditoriale qui reste à l'abri de l'influence des luttes d'intérêts propres au capitalisme français. Nicolas Beytout, petit-fils de Pierre BeytoutPierre Beytout est le troisième mari de Jacqueline Beytout ; Nicolas Beytout est donc le petit-fils par alliance de Jacqueline Beytout, sans lien de sang avec elle par conséquent. et héritier de la famille, reste ainsi à la tête du journal jusqu'à ce qu'il quitte ses fonctions en 2004 pour devenir directeur de la rédaction du Figaro..
En 1993, en publiant un livre en collaboration avec Jean-Paul Pigasse, elle s’insurge contre le poids de l'État dans l’économie en rédigeant : . Après la cession à Pearson, Jacqueline Beytout poursuit par ailleurs ses activités, créant la maison d’édition Tsuru puis le magazine économique Entreprendre en Méditerranée..
Elle crée la fondation Jacqueline-Beytout en 2000 (recherche médicale et lutte contre le sida)... À partir de 2001, elle est vice-président de l'Organisation panafricaine de lutte contre le sida (Opals).
Décorations . ; . Nommée grand officier le .
Publications . .
Notes et références Notes
Références
Liens externes
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