Saint-Maximin de Trèves est une abbaye bénédictine fondée à Trèves en Austrasie (actuellement Rhénanie-Palatinat en Allemagne) aux alentours du . Elle fut à l'origine d'une réforme monastique qui se diffusa dans le Saint-Empire romain germanique. Histoire En 934, l'abbaye, qui relevait jusque-là du duc de Lotharingie Gislebert en tant qu'abbé laïc, fut réformée sous l'impulsion de ce dernier comme du roi Henri de Germanie. Du point de vue de Gislebert, cela représentait une perte, celle de la mense abbatiale. Mais le prestige moral qu'il en retirait était suffisamment important pour la compenser, d'autant que le duc gardait un droit de regard sur l'abbaye. Surtout, cela permettait de définitivement couper court aux velléités de l'évêque de Trêves de contrôler l'abbaye. En ce qui concerne Henri , son intervention dans la querelle, tout en mettant fin aux luttes entre factions lotharingiennes, lui permettait de démontrer la légitimité de son pouvoir royal..
Le nouvel abbé, régulier et non plus laïc, nommé par Gislebert, Ogo, fut le premier d'une série d'abbés de Saint-Maximin de Trèves à engager une politique de réforme d'autres établissements monastiques à travers l'Empire, « en particulier dans la seconde moitié du , à la fois en Lotharingie (Bergen en 937 ou Saint-Pantaléon de Cologne vers 957), ou plus à l'Est (abbaye Saint-Emmeran de Ratisbonne) »..
À partir de la fin du , les comtes de Luxembourg sont héréditairement avoués de l'abbaye Saint-Maximin de Trêves..
Notes et références
Liens externes
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