François Perrier, né le à Valleraugue et mort le à Montpellier, est un militaire et géographe français.

Biographie

Perrier est un descendant d'une famille de protestants des Cévennes. Après avoir fini ses études au lycée de Nîmes et au collège Sainte-Barbe à Paris, il fut reçu à l'École polytechnique en 1853, et en sortit officier en 1857.

Carrière militaire et politique

Il fut promu lieutenant en 1857, capitaine en 1860, major de cavalerie en 1874, lieutenant-colonel en 1879, et il reçut en 1887, un an avant sa mort, les étoiles de général de brigade. Élu conseiller général du Gard en 1880, il devint ensuite président du Conseil général entre 1883 et 1888.

Carrière de géographe

Le général Perrier s'est fait un nom dans la science. Après des publications remarquables sur la jonction trigonométrique de la France et de l'Angleterre (1861) et sur le niveau de triangulation de la Corse (1865), il devint membre du Bureau des longitudes en 1875 et fut mis à la tête du service de géodésie de l'armée française en 1879. Cette année-là, il réalise en collaboration avec Carlos Ibáñez e Ibáñez de Ibero, représentant l'Espagne, la jonction géodésique de l'Espagne avec l'Algérie, complétant ainsi la mesure du méridien de Paris des Shetland au Sahara. En 1880, le géodésiste fut envoyé comme délégué au congrès de Berlin pour établir la frontière gréco-turque.

En janvier de la même année, il fut élu membre de l'Académie des sciences, en succession d'Urbain Dortet de Tessan, malgré la candidature du colonel Aimé Laussedat, son aîné d'une quinzaine d'années. Ce « rival », X 1838, ancien officier du Génie, professeur au Conservatoire des arts et métiers et ancien professeur de géodésie et d'astronomie à l'École polytechnique, s'était illustré dans l'application de la photographie à la topographie militaire. Il avait présidé de 1872 à 1879 diverses commissions scientifiques militaires (télégraphie optique, éclairage électrique, aérostation, pigeons voyageurs, tous procédés utilisés lors du siège de Paris en 1870) mais surtout, au sein de l'Académie des sciences, il avait mis en cause la nouveauté des travaux de l'astronome et mathématicien Urbain Le Verrier "Établissement de signaux pour le service des places fortes et des armées en campagne". Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du 13 mars 1871, t. 71, 1871, . Lettre d'Aimé Laussedat, Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du 20 mars 1871, t. 71, 1871, . en 1871, et de ceux de Perrier lui-même en 1872 A. Laussedat, "Note relative au prolongement de la méridienne de France et d'Espagne en Algérie", Comptes-rendus des séances de l'Académie des Sciences, Séance du 2 décembre 1872, t. 75, 1872, ". F. Perrier. "Nouvelle détermination de la méridienne de France". Comptes-rendus..., Séance du 16 décembre 1872, t. 75, 1872, . F. Perrier, "Géodésie. Réponse à la note de M. A. Laussedat". Comptes-rendus..., . A. Laussedat, "Dernières observations au sujet de la méridienne de France et d'Espagne en Algérie", Comptes-rendus..., . Colonel H. Levret, "Observations relatives à une communication précédente de M. Laussedat, sur le prolongement de la méridienne de France et d'Espagne en Algérie.", Comptes-rendus...., . Général Blondel, "Géodésie. Lettre adressée à M. le colonel H. Levret sur le même sujet", in Comptes-rendus...., .

En 1882, Perrier fut envoyé en Floride pour observer le transit de Vénus, où ses observations furent considérées comme un succès complet. Sa célébrité augmenta jusqu'à ses dernières opérations de triangulation en Algérie Commandant Perrier, "Jonction géodésique et astronomique de l'Algérie avec l'Espagne", La Nature, , 17 janvier 1880.

Les mérites du général Perrier l'ont conduit à être employé par le Service géographique de l'armée.

Décès et descendance Le général Perrier est mort à Montpellier le d'une rupture d'anévrisme. Il fut inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Il avait épousé en 1872, Caroline Benoit, fille de Justin Benoit, professeur d'anatomie à la Faculté de médecine de Montpellier. Leur fils, Georges Perrier (1872-1946), suivit une carrière similaire à celle de son père, qu'il admiraitde Martonne Emmanuel. Le général Georges Perrier (1872-1946). In: Annales de Géographie. 1946, t. 55, n°299. pp. 161-163..

Mandats électifs Conseiller général du canton de Valleraugue de 1880 à 1888. Président du conseil général du Gard de 1883 à 1888.

Distinctions Décorations françaises en 1885 à titre militaire. (Officier d'académie).

Décorations étrangères importantes

Statue

En 1892, une statue en bronze le représentant, sculptée par Léopold Morice, fondue par DurenneMonument au général Perrier sur le site e-monumen.net. et financée par une large souscription, fut érigée sur la place principale de Valleraugue. Elle fut fondue sous l'Occupation en 1943 et remplacée après guerre par une copie en pierre.

Nommés en son honneur Ont été nommés d'après lui : Avenue du Général-Perrier, à Nîmes, l'avenue qui passe devant la Maison carrée ; Place Général-Perrier, à Valleraugue (où se trouve sa statue) Glacier Général-Perrier, au sud-ouest de la Grande Terre, l'île principale des KerguelenLocalisation du glacier sur la carte IGN..

Publications

Notes et références

Références

Voir aussi Bibliographie .

Liens externes

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