Jacques Joseph Ransonnet, né le à LiègeAte de baptême reproduit dans le dossier de Légion d'honneur de l'intéressé. et mort le dans le 17 arrondissement de ParisArchives de Paris, état-civil numérisé du arrondissement, acte de décès 2285 de l'année 1862. L'officier en retraite meurt célibataire à son domicile situé 19 rue Saint-Louis, quartier des Batignolles., est un officier de marine français qui participa à l'expédition Baudin.

Biographie Belge de naissance, il est le fils du général de la Révolution française Jean-Pierre Ransonnet et le frère de trois officiers morts sous les drapeaux français. Lui-même fait carrière en qualité d'officier de marine.

Embarqué pour l'expédition vers les Terres australes que conduit Nicolas Baudin au départ du Havre à compter du en qualité d'aspirant de à bord du Naturaliste, Joseph Ransonnet change plusieurs fois de navire au cours de ce voyage d'exploration scientifique pendant lequel il est élevé au grade d'aspirant de , puis d'enseigne de vaisseauFrançois Péron, Voyage de découvertes aux terres australes. à Timor le . Son nom a été donné par Baudin au cap Ransonnet en 1801.

Il est transféré sur la Casuarina le à Timor, et rejoint Le Géographe à l'île de France, le .

A son retour, il embarque comme second à bord du brick Phaeton puis du brick Le Cygne et se distingue à la mer lors de plusieurs combats navals. Blessé et fait prisonnier à bord du premier de ces navires, il est libéré par échange avec les Anglais. Nommé lieutenant de vaisseau en 1807, il commande le brick L'Alcyon puis la corvette La Diane. Il est décoré de la Légion d'honneur en 1811..

En 1813, le capitaine de corvette Ransonnet devient l'aide de camp du gouverneur d'Anvers Lazare Carnot. À ce titre, il participe à la défense de la place assiégée en 1814. Il est alors l'auteur d'un Journal du siège d'Anvers qui semble être resté inédit mais dont des extraits sont cités par François Arago dans son panégyrique de Lazare Carnot présenté devant l’Académie des Sciences en 1837« Biographie de Lazare-Nicolas-Marguerite Carnot », in Œuvres complètes de François Arago, tome premier, Paris-Leipzig, 1854, ..

Resté auprès de Carnot en qualité de secrétaire particulier, il le sert fidèlement durant les Cent-Jours où son protecteur occupe les fonctions de ministre de l'Intérieur. Compris das la proscription de ce dernier, il se réfugie momentanément en Belgique avant d'être autorisé à revenir en France.

Réintégré dans la marine après la Révolution de Juillet avec le grade de capitaine de frégate qui lui est accordé le Annales maritimes et coloniales, volume 1, 1832, ., il officie quelques mois en tant que secrétaire du général Sébastiani, ministre de la Marine. Il retrouve ensuite la mer et sert à Toulon.

Ayant obtenu au préalable des lettres de déclaration de naturalité le , il se voit accorder par le roi Louis-Philippe Ier des lettres de grande naturalisation le Bulletin des lois , , , acte ..

Promu capitaine de vaisseau le Annales maritimes et coloniales, volume 1, 1841, ., Joseph Ransonnet est admis à la retraite d'ancienneté de son grade par une ordonnance royale du Bulletin des lois , , partie supplémentaire, , acte ..

Il fut le dernier membre survivant de l'expédition Baudin.

Notes et références

Bibliographie « Ransonnet (Jacques-Joseph) », Nécrologe liégeois pour 1862, Liège, 1868, .

Liens externes

Catégorie:Officier de la Marine française Catégorie:Membre de l'expédition Baudin Catégorie:Naissance en avril 1778 Catégorie:Naissance à Liège Catégorie:Décès en avril 1862 Catégorie:Décès dans le 17e arrondissement de Paris