thumb|420px|L'Océanie proche correspond aux îles au nord de l'Australie (en jaune).

L’Océanie proche (en anglais : ) est un concept archéologique, linguistique, géographique et ethnologique de l’Océanie, apparu dans les années 1970. L’Océanie proche comprend la Nouvelle-Guinée, les archipels environnants comme les îles Aru, les îles de l’Amirauté, les îles Salomon (à l'exception des îles Santa Cruz à l'est de l'archipel) et, selon les auteurs, . Ce sont des terres généralement proches et souvent visibles les unes des autres, dont le peuplement humain est ancien – de l'ordre de BP.

L'Océanie proche s’oppose, tant sur le plan de la botanique et de la zoologie que du point de vue archéologique, à l’Océanie lointaine, dont le peuplement humain est extrêmement récent – pas avant BP.

Ces dénominations ont été proposées initialement par le linguiste Andrew Pawley et l'archéologue Roger GreenCf. Pawley & Green 1974., et furent reprises ensuite par les géographes et les historiens de cette région. Elles tendent désormais à remplacer les subdivisions traditionnelles (Mélanésie, Micronésie et Polynésie) de cette région, héritées de Dumont d’Urville (), mais dont la pertinence scientifique n’est plus d’actualité au .

Sur le plan de l’histoire naturelle, l’Océanie proche correspond à la plaque dénommée Sahul (en anglais : ), séparée du reste de l’Asie par la plaque Wallacea et la ligne Wallace.

Elle a été occupée par quatre vagues principales de l'espèce Homo sapiens : les Aborigènes d’Australie, premiers arrivés il y a environ (et peut-être bien plus) ; les Papous ; les Austronésiens, plus récemment arrivés et qui, au départ des îles de l'Amirauté, puis à partir des îles Salomon, finirent par occuper aussi l’Océanie éloignée; à partir de la fin du , les Européens et, dans une moindre mesure, les Asiatiques, devenus majoritaires en Australie.

Voir aussi Australasie Sahul, Sunda Langues papoues

Notes

Références .

Catégorie:Région en Océanie