Un est un état hypothétique de la matière nucléaire exotique, constitué d'un conglomérat de 2 (doublet) ou 3 (triplet) quarks étranges (). Dans les conditions normales, un est soumis à l'interaction faible, et se désintègre rapidement en quarks .

Dans des conditions spéciales (un plasma de quarks), la réaction inverse peut se produire et des peuvent fusionner pour donner naissance à un . Lorsque l'objet résultant de ces réactions ne comporte pas uniquement des quarks, on parle de « matière étrange » (étrange au sens de comprenant des ).

On rencontre parfois le mot « étrangelet » qui se veut la traduction française du terme anglais «  ».

La matière étrange et les étoiles à neutrons

La matière étrange pourrait constituer une des composantes des étoiles à neutrons à l'intérieur desquelles la pression due à l'attraction gravitationnelle est très importante. La physique actuelle ne permet pas de trancher avec certitude quant à l'existence, la masse ni la charge de stables entrant dans la composition de ces hypothétiques .

La matière étrange et les spéculations alarmistes

, ces interrogations ont conduit à des spéculations catastrophistes. Ces spéculations sont basées sur l'argument qu'un hypothétique qui serait à la fois stable et chargé négativement pourrait « contaminer » la matière ordinaire qui l'environne en la « convertissant » en matière étrange, le phénomène s'étendant petit à petit jusqu'à atteindre des dimensions macroscopiques. Par un phénomène de contamination progressif et généralisé, ce scénario catastrophe conduirait à transformer la Terre en une grosse boule de matière étrange.

Le débat entre alarmistes et contre-alarmistes a été particulièrement vif à l'été 1999, à l'occasion des préparatifs à la mise en service du (RHIC), le plus puissant collisionneur d'ions lourds au monde, situé à Brookhaven dans la banlieue de New York. À la mise en service du un autre débat a eu lieu, concomitant et similaire en beaucoup de points à celui de la matière étrange ;

Voici une liste non exhaustive de physiciens des deux camps ayant été amenés à aborder le sujet du risque supposé concernant la « strangeletisation » de la Terre : Frank Wilczek ., Vladimir Buzna Buzna, E75, 05617 (2007)., Michel SpiroMichel Spiro in La Recherche ., , , Robert Jaffe, Adrien Kent.

Critiques des spéculations alarmistes

Le , un article dans la revue Naturehttps://www.nature.com/news/2000/001127/full/news001130-4.html (en anglais). explique que les craintes de la fin du monde à cause d'un accélérateur de particules sont injustifiées (). L'article argue que l'idée que les collisions à haute énergie pourrait créer une forme exotique de la matière qui pourrait croître pour engloutir la Terre est sans fondement, dit Jes Madsen de l'Université de Aarhus, au Danemark dans . ().

En outre, l'article de Nature explique que : il est très improbable que les collisions dans le seraient suffisamment énergétiques pour produire des en premier lieu ; il n'est pas évident que ces dureraient assez longtemps pour fusionner avec des noyaux avant de se désintégrer dans un autre type de particule Référence : J. Madsen, . 85 , 2000..

Un autre article du même auteur (Philip Ball) dans la revue Naturehttps://www.nature.com/news/2008/080502/full/news.2008.797.html. explique aussi ceci : les inquiétudes au sujet d'une apocalypse déclenchée par les accélérateurs de particules ne sont pas nouvelles, elles ont leur source dans les vieux mythes, qui sont difficiles à dissiper. Certains craignent que les énergies libérées par la collision des particules subatomiques vont produire des trous noirs miniatures qui engloutiront le monde. Walter Wagner, un résident de Hawaï, a même déposé une plainte pour empêcher les expériences. Joseph Kapusta, physicien de l'Université du Minnesota à Minneapolis déclare que personne ne s'attend à ce que la matière nucléaire « anormale » ou « étrange », si elle existait, aurait vraiment ce caractère vorace. Le , au Laboratoire national de Brookhaven, a commencé à fonctionner en 1999 principalement pour créer des états prédits de matière très dense sous une forme appelée plasma quark-gluon. Cela a été pensé pour espérer observer dans l'accélérateur ce dont l'Univers était composé à une époque située à moins d'une milliseconde après le . Des inquiétudes ont été soulevées quant à savoir si la matière dense pourrait s'effondrer en mini trou noir qui pourrait croître pour engloutir la planète. Un comité a examiné les dangers posés par les , les trous noirs et les effets hypothétiques de possibles dimensions supplémentaires « cachées » de l'espace. En 2003, le comité a conclu qu'il n'y a « aucune base pour toute menace concevable » de haute énergie de l'accélérateur de collisionsBlaizot, J.-P. 2003-001 (2003). Signaler CERN 2003-001 (2003).. Kapusta a dit que .

Expériences Plusieurs expériences visent à déterminer l'existence de cette « particule » comme : l'expérience du Angelis arXiv:nucl-th/0301003v1. ; l'expérience Spectromètre magnétique Alpha de la Station spatiale internationale J. Sandweiss, , 2003..

Notes et références

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