Alain Marsaud, né le à Limoges (Haute-Vienne), est un homme politique français. Ancien magistrat, il a été notamment chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris dans les .

Il est député pour la de la Haute-Vienne entre et , puis député pour la des Français établis hors de France de à .

Carrière professionnelle Procureur de la section criminelle à Paris, il est ammené à connaître d'attentats terroristes notamment commis en février-mars 1986 (aux Galeries Lafayette, Printemps, Fnac Sport, Tour Eiffel, TGV Paris-Lyon...)Alain Marsaud, Face à la terreur - Entretiens avec Serge Raffy, Paris: Fayard, 2007.. Devenu juge d'instruction, il propose et obtient la création d'un service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris en 1986Loi n° 86-1020 du 9 septembre 1986 relative à la lutte contre le terrorisme et aux atteintes à la sûreté de l’État.BFMTV, Alain Marsaud, fondateur du parquet anti-terroriste: "J'ai honte de nos échecs", 27/11/2015 (en ligne)., dont il devient le chef. jusqu'à la fin 1991.

En , Alain Marsaud devient un des cadres dirigeants de la Compagnie générale des eaux devenue Vivendi durant les années Jean-Marie Messier.. Ayant titre de « directeur général adjoint », il est chargé des dossiers de sécurité et d'intelligence économique. Il quitte cette société à l'arrivée de la nouvelle équipe dirigeante de Jean-René Fourtou.

Parcours politique Député pour la de la Haute-Vienne lors de la (-) et de la (-), il est élu conseiller général de la Haute-Vienne dans le canton de Limoges-Centre en , et . Il préside un temps la fédération UMP de la Haute-Vienne.

En , au début de la vague d'affaires politico-financières, peu après les affaires Carignon et Longuet, Alain Marsaud et Philippe Houillon présentent et font voter en séance de nuit un amendement (dit amendement « Marsaud-Houillon ») interdisant la publication de toute information concernant une personne avant la saisine définitive de la juridiction de jugement. Cette disposition est supprimée lors de l'examen du texte par le Sénat.. Elle aurait, selon Alain Marsaud, .

En , lors des élections municipales à Limoges, il affronte le maire sortant Alain Rodet, mais est battu par ce dernier, réélu dès le premier tour..

En , il envisage de présenter sa candidature aux élections municipales de l'année suivante à Cergy, mais y renonce..

Après les attentats du , il déclare avoir . Selon lui, les parlementaires chargé de l'anti-terrorisme ont leur part de responsabilité dans ces attaques : il estime qu'il y a eu des dans la détection des terroristes avant qu'ils ne passent à l'action, alors qu'ils vivaient sur le sol européen..

Candidat aux élections législatives de dans la des Français établis hors de France (circonscription couvrant les pays du Golfe, du sud de l'Afrique et de l'Océan Indien), il est élu au second tour...

Il est l'un des députés UMP à s'abstenir sur le Pacte budgétaire européen, en .

Pour l'élection présidentielle de , il soutient Nicolas Sarkozy pour la Primaire française de la droite et du centre.. En , il exige le retrait de François Fillon en faveur d'un nouveau candidat et est l'un des élus qui demande la réunion du Bureau politique des Républicains pour discuter de possibles alternatives au candidat à la présidentielle..

Il est battu en par Amal Amélia Lakrafi, candidate La République en marche. Son mandat de député prend fin le .

Condamnations Le , dans le cadre d'une procédure de comparution avec reconnaissance préalable de culpabilité, il est condamné à un an de prison avec sursis, d'amende et trois ans d'inéligibilité, pour avoir rémunéré sa fille pour un emploi fictif de collaboratrice parlementaire..

Le , par deux décrets datés du , l'un relatif à la discipline des membres de la Légion d'honneur, et l'autre relatif à la discipline des membres de l'ordre du Mérite, il est sanctionné d'une suspension de dix ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à ces deux décorationsDécret du relatif à la discipline des membres de la Légion d'honneur et Décret du relatif à la discipline des membres de l’ordre national du Mérite, Journal officiel de la République française, 108, , textes 2 et 3, NOR PRER2011037D et PRER2011038D..

Détail des mandats et fonctions - : député pour la de la Haute-Vienne - : conseiller général de la Haute-Vienne (canton de Limoges-Centre) - : membre du conseil municipal de Limoges - : député pour la de la Haute-Vienne : vice-président du Haut Comité français pour la défense civile - : député pour la des Français établis hors de France Vice-président du conseil d'administration de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS)IRIS - Institut de Relations Internationales et Stratégiques.

Ouvrages . .

Pour approfondir Bibliographie

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Magistrat français du XXe siècle Catégorie:Député de la Haute-Vienne Catégorie:Conseiller général de la Haute-Vienne Catégorie:Personnalité du Rassemblement pour la République Catégorie:Député membre de l'Union pour un mouvement populaire Catégorie:Personnalité des Républicains Catégorie:Député de la Xe législature de la Ve République Catégorie:Député de la XIIe législature de la Ve République Catégorie:Naissance à Limoges Catégorie:Naissance en mars 1949 Catégorie:Député des Français établis hors de France Catégorie:Député de la XIVe législature de la Ve République Catégorie:Magistrat spécialisé dans l'antiterrorisme Catégorie:Personnalité politique condamnée pour détournement de fonds Catégorie:Personnalité politique condamnée à une peine d'inéligibilité en France