Léon-Ernest Halkin, né le à Liège où il meurt le Le site Wallonie en ligne, qui reprend la biographie de l'historien parue dans l'ouvrage Cent Wallons du siècle, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1995, indique qu'il est décédé le 19 décembre 1998 et non le 29., est un historien belge, un résistant et un militant wallon.
Biographie Docteur en philosophie et lettres de l'université de Liège, ancien élève de l'École normale supérieure de Paris, il lui est confié un nouveau cours créé à l'université de Liège : le cours d'histoire de la principauté de Liège. Il est promu docteur honoris causa de l'université de Strasbourg, de l'université de Montpellier et de la faculté universitaire de théologie protestante de Bruxelles ainsi que lauréat du prix Montaigne (1977).
Il est connu pour un livre réédité de multiples fois sous divers titres, Initiation à la critique historique, qui est édité à Liège, Tongres et Paris et qui est toujours l'ouvrage de référence majeur des étudiants en histoire de l'université de Liège. Il est l'auteur d'un important article intitulé La Wallonie devant l'histoire publié notamment dans La Cité chrétienne de Jacques Leclerc. Il affirme notamment que Flamands et Wallons sont autre chose que des prénoms, ces mots recouvrent des réalités humaines différentesCité par Paul Delforge, Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, ..
Il entre dans la résistance dès , fondant Ici la Belgique libre auquel participe Arsène Soreil. Il est membre du Front de l'Indépendance et c'est lui qui dirige le Réseau Socrate. À la suite d'une dénonciation, il est arrêté par la police allemande le . Il passe quatre mois à Breendonk où il est torturé. Le , il est envoyé à Gross-Rosen, un camp de concentration situé à environ soixante kilomètres de Wroclaw (Breslau). Au moment de son arrivée, le camp est devenu un vaste complexe industriel avec 97 sous-camps. Les déportés y travaillent pour Krupp, I.G. Farben et Daimler Benz. Il se lie d'amitié avec le résistant belge Paul Rose. Le , Léon Halkin est envoyé à Dora. Alors que les températures sont frigorifiques, les déportés voyagent dans des wagons sans toit. À chaque arrêt, ils doivent évacuer sur le bas côté les corps de ceux qui meurent au fur et à mesure du transport. Les nazis l'envoient dans le camp annexe de Nordhausen destiné à accueillir les déportés malades ou inaptes au travail. En fait, il s'agit d'un camp d'extermination pour les malades que les SS laissent mourir de faim et du manque total de soins.
Il en réchappe et écrit le livre À l'ombre de la mort, réédité plusieurs fois, notamment par les éditions Duculot à Gembloux en 1985. L'historien rigoureux, critique, observe et surmonte sa souffrance.
Il participe au Congrès national wallon de Liège en 1945. Il adhère à Rénovation wallonne dont il est fait membre d'honneur. Chrétien profond et authentique, il marque son existence par de nombreux engagements citoyens contre le régime de Franco, la Guerre du Viêt Nam, pour la création d'une Europe humaniste, le développement d'un urbanisme éclairé et la justice pour le Tiers monde.
Décorations à titre posthume en 2012.
Postérité Une salle de l’université de Liège est nommée en son honneur. Publications Ouvrages en tant que seul auteur (Prix Thérouanne de l'Académie française en 1931)
Introduction à l'histoire paroissiale de l'ancien diocèse de Liège, Bruxelles, L'Édition universelle, 1935, 103 p. La supplication d'action de grâces chez les Romains, Paris, Les Belles Lettres, 1953, 136 p. La Réforme en Belgique sous Charles-Quint, Bruxelles, La Renaissance du livre, 1957, 131 p. Eléments de critique historique, Liège, Dessain, 1960, 214 p. Les archives des nonciatures, Bruxelles, Institut historique belge de Rome, 1968, 91 p. Érasme et l'humanisme chrétien, Paris, éd. Universitaires, DL 1969, 125 p. Les colloques d'Érasme, choisis, traduits et présentés par Léon Halkin, Bruxelles, Presses académiques européennes, 1971. À l'ombre de la mort, préfacé par François Mauriac, Éditions Casterman, Tournai- Paris, 1947, éd., 187 p. ; Paris, Éditions Duculot, 1985, éd., 183 p. Érasme : sa pensée et son comportement, Londres, Variorum Reprints, 1988, 316 p. (articles originellement publiés entre 1970 et 1987). Érasme parmi nous, Paris, Fayard, 1988, 499 p.
Ouvrages en collaboration
avec Denise van Derveeghde, Les sources de l'histoire de la Belgique aux Archives et à la Bibliothèque vaticanes : état des collections et répertoire bibliographique, Bruxelles, Institut historique belge de Rome, 1951, 252 p.
Articles Liste non exhaustive
Notes
Voir aussi Bibliographie Léon Halkin, inː Cent Wallons du siècle, Charleroi, Institut Jules Destrée, 1995. Paul Delforge, Léon Halkin, inː Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II.
Jean-Louis Kupper, Léon-E. Halkin, inː Bulletin de la Commission royale d'Histoire, 2009. Vincent Genin, Halkin, Léon-Ernest, inː Nouvelle Biographie Nationale, vol. 14 , Brussel, 2018. Aubert Roger. Présentation de M. Léon-E. Halkin, Bulletin de la Classe des lettres et des sciences morales et politiques, tome 75, 1989. pp. 188-190, lire en ligne.
Liens externes
Catégorie:Historien belge du XXe siècle Catégorie:Professeur à l'université de Liège Catégorie:Universitaire belge du XXe siècle Catégorie:Historien liégeois Catégorie:Militant wallon Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Survivant du camp de concentration de Dora Catégorie:Survivant du camp de concentration de Gross-Rosen Catégorie:Résistant belge Catégorie:Érasmologue Catégorie:Élève de l'École normale supérieure Catégorie:Lauréat du prix Thérouanne Catégorie:Officier du Mérite wallon Catégorie:Naissance en mai 1906 Catégorie:Décès en décembre 1998 Catégorie:Naissance à Liège Catégorie:Décès à Liège Catégorie:Décès à 92 ans