Charles-Marie-Esprit Espinasse né le à Castelnaudary (Aude) et tué à l'ennemi à la bataille de Magenta (Lombardie) le est un général et homme politique français, ministre de l'Intérieur et de la Sûreté générale du au et sénateur de 1858 à 1859.
Biographie Il est le fils de Jean et de Germaine Robert (fille de Guillaume-Charles Robert). Il entre à l'école militaire de Saint-Cyr en 1833 et en ressort sous-lieutenant au Régiment d'Infanterie de Ligne. Il effectue la première moitié de sa carrière en Afrique, notamment dans la Légion étrangère et est blessé durant la campagne d'Algérie (1835-1849). Promu capitaine au de chasseurs à pied () puis chef de bataillon aux zouaves (184), il utilise l'innovation de la colonne "sans sac", ce qui lui permettra de faire faire à sa troupe "22 lieues en 26 heures", soit entre 85 et !
Il passe ensuite au léger puis au régiment d'infanterie de ligne avec lequel il participe à l'expédition de RomeBiographie, Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889).
Promu Colonel du de ligne (), il prend part à la répression des troubles qui surviennent à Paris lors du coup d'État du 2 décembre 1851. Caserné au camp de l'Esplanade des Invalides, le commandé par le colonel Espinasse, accompagné du , prend notamment sans coup férir l'Assemblée nationale dans la matinée du Voir le récit de la prise de l'Assemblée nationale dans la notice du Sénat. Durant les jours qui suivent le , sont arrêtées dans toute la FranceLes commissions mixtes de 1852, Criminocorpus.. Environ d'entre elles sont condamnées, notamment au bagne ou à la transportation en Algérie. Ces mesures de répression, qui inquiètent le président Louis-Napoléon BonapartePierre Milza, Napoléon III, Perrin, 2006, ., l'amènent à déléguer en mission extraordinaire Espinasse, le général Canrobert ainsi que le conseiller d'État Alexandre Quentin Bauchart, afin de réviser les décisions prises et de préparer des mesures de grâce. Au contraire de Quentin-Bauchart, Espinasse et Canrobert, chargés du Sud-Ouest et du Languedoc, font preuve de peu d'indulgence envers les condamnés avec un petit millier de grâces accordées, amenant alors Louis-Napoléon Bonaparte à user également largement de son droit de grâceVoir le tableau de Maurice Agulhon dans 1848 ou l'apprentissage de la République 1848-1852, Paris, Le Seuil, 1973 repris par criminocorpus.cnrs.fr..
Quelques mois plus tard, le colonel Espinasse est promu général de brigade puis devient aide de camp au sein de la maison militaire de l'Empereur Napoléon III.
Lors de la guerre de Crimée, il commande une brigade de la première division de l'armée d'Orient (1854) mais est victime du choléra. Rétabli, il assiste au combat de la Tchernaïa, ainsi qu'à la bataille de Malakoff.
vignette|Portrait du général Espinasse. Général de division (promu le ), grand-officier de la Légion d'honneur, inspecteur général de l'infanterie (1857), Espinasse devient, après l’attentat d'Orsini (), ministre de l'Intérieur et de la sûreté générale (-). À cette fonction, il fait voter une loi de sûreté générale. Mais sa tentative pour contraindre les administrations hospitalières d'échanger leurs biens-fonds contre des rentes sur l'État trouble tellement l'opinion publique que Napoléon III se désolidarise de son ministre et, par décret du , le nomme sénateur pour l'écarter sobrement du gouvernement.
Il reçoit, en 1859, un nouveau commandement dans l'armée et participe à la campagne d’Italie. Il est tué, le , à la bataille de Magenta.
Famille Marié en 1853 à Marie Festugière, fille de Adrien Festugière de Ruat, maître de forges, et de Julia Marie Antoinette O'Tard de La Grange, il eut trois enfants : le général Louis Napoléon Eugène Jules Jean Espinasse, Adrienne (épouse du général Philippe de Fontenilliat) et Germaine.
Distinctions Légion d'honneurLe général Espinasse, article de Bernard Petit in Dictionnaire du Second Empire, dir. J. Tulard, Fayard sur le site napoleontrois.fr, vue 1 / 27. en 1842 en 1849 en 1856 x14px Ordre pontifical de Saint-Grégoire-le-Grand x14px Ordre du Bain (Royaume-Uni) x14px Médaille de Crimée de S.M. la Reine d'Angleterre
Notes et références
Annexes Bibliographie et sources
Larousse du
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