Le (actuellement intitulé le Official Singles Chart) est le classement officiel hebdomadaire des singles au Royaume-Uni, il est établi par l'Official Charts Company (OCC) sur la base des ventes de l'industrie du disque britannique. Le classement, prenant en compte les ventes réalisées du dimanche au samedi, est publié dans le magazine (Top 75 seulement), la lettre d'information ChartsPlus (Top 200), et sur divers sites internet (généralement le Top 40). Environ distributeurs contribuent à la collecte des données de ventes, ainsi que la plupart des plateformes de téléchargement. À la différence du classement américain, aucune statistique de diffusion radio n'est employée pour le UK Singles Chart. La plupart des nouveaux singles au Royaume-Uni sont disponibles le lundi.
Le classement complet contient les , ventes physiques et numériques combinées. Seuls les 40 premiers sont généralement connus du grand public et sont présentés dans l'émission de BBC Radio 1 chaque dimanche après-midi. Le Top 75 est publié dans le magazine le lundi, le Top 200 est quant à lui publié par la lettre d'information ChartPlus le mercredi.
Le Top 40 est révélé en premier par BBC Radio 1, avant même d'être publié sur le site de l'OCC. Radio 1 diffuse le Top 40 par ordre décroissant le dimanche de à (heure anglaise). Mark Goodier et Bruno Brookes sont célèbres pour avoir été les présentateurs de cette émission pendant de nombreuses années. Depuis , Fearne Cotton et Reggie Yates animent l'émission. Fearne Cotton est la première présentatrice féminine permanente du Chart Show. Le hit40uk, un classement rival basé sur les ventes et sur les diffusions radio, est diffusé sur plus de de radio locales.
Le classement anglais est diffusé sur la BBC entre 1962 et 2006 dans l'émission , il est maintenant diffusé tous les jeudis à (heure anglaise) sur MTV Hits.
Selon les statistiques de l'OCC, au , singles ont été numéro 1 du classement du UK Single Chart. Le nombre précis est discutable du fait de la profusion de différents classements concurrents pendant les années 1950, 1960, 1970 et 1980, bien que les entrées de la liste datant de ces périodes aient été approuvées par le et plus tard adoptées par l'OCC.
Histoire Débuts Le premier classement de singles britannique est publié dans le , plus connu sous l'acronyme NME, du . C'était au début plus un gimmick qu'un outil dans la guerre opposant le NME à son rival le , plus ancien et plus populaire. Le classement, décrit au début comme un Top 12, même si le premier réellement diffusé comporte , du fait dex æquo, est créé par le chef de la publicité du journal, Percy Dickins, qui compile les ventes de disques en téléphonant aux 20 magasins de disques les plus importants. Il continue à surveiller personnellement la compilation du classement jusque dans les années 1960.
Le classement devient rapidement l'une des rubriques les plus populaires du journal. Après seulement quelques semaines, il commence à être relayé dans les notes des labels et les communiqués de presse. En , il s'élargit au Top 20 et en au Top 30. Le classement donne également des idées à d'autres, le Record Mirror lance son propre classement en 1955 et le le .
Le précurseur de l'actuel classement officiel est apparu pour la première fois dans le Record Retailer (désormais ) en sous forme d'un Top 50, mais n'a pas été immédiatement reconnu comme le classement officiel du pays. Le classement du NME était toujours le plus reconnu et avait l'avantage de disposer d'une meilleure exposition médiatique grâce à sa diffusion sur Radio Luxembourg (en version anglaise). Tout au long des années 1960, les divers classements ont lutté pour acquérir la reconnaissance du public, menant à quelques anomalies historiques - par exemple, le deuxième single des Beatles est classé dans la plupart des classements, mais pas dans le . Pour ajouter à la confusion, le classement employé par la BBC lors des émissions et est établi en faisant la moyenne des différents classements et donc n'était exact avec aucun d'entre eux et étaient enclins à des résultats ex æquo. L'exemple le plus notoire est lorsque trois disques, des Beach Boys, des Bee Gees et de Herb Alpert, arrivent dans le classement à la la même semaine pendant l'été 1968. Il y avait également des classements, comme le Fab 40 employé au milieu des années 1960 par la station de radio pirate Radio London, qui, en raison de leurs audiences importantes, étaient influents. Mais ils étaient essentiellement des classements de rotations radio et n'avaient aucun rapport avec les ventes.
En un classement plus fiable émerge d'une alliance entre la BBC et le Record Retailer. Pour la première fois une organisation professionnelle de vote, le British Market Research Bureau (BMRB), est commissionnée pour surveiller le classement, elle s'appuyait les ventes de , plus du double qu'aucun autre classement auparavant. Le nouveau Top 50 officiel, compilé sur ordinateur pour la première fois, est inauguré le . Depuis lors, lui et ses successeurs sont édités chaque semaine par , puis .
En , le classement des singles est élargi d'un Top 50 à un Top 75.
Âge de l'électronique En , le British Market Research Bureau perd le contrat au profit de Gallup, qui collecte les données de manière électronique, au lieu de se baser sur un registre. Cette méthode était dépendante du bon fonctionnement du service postalCe qui empêcha la collecte lors d'une grève postale de deux mois début 1971, et était également peu sécuriséeComme indiqué dans un exposé de 1980 par World in Action. Bien que Gallup ait produit les classements depuis 1983, les premières bornes nécessaires à la collecte électronique n'apparurent dans les magasins de disques qu'en 1984. À partir d', il devient possible d'incorporer toutes les ventes effectuées le samedi, jusqu'à la fermeture des magasins, pour être annoncé le dimanche après-midi, au lieu d'attendre le mardi (voire le mercredi en cas de jours fériés). À partir de ce moment le Chart Show du dimanche sur BBC Radio 1 annonce un tout nouveau classement basé sur les ventes réelles et non plus sur une estimation compilée en général sur les cinq seuls premiers jours.
Le classement était toujours officiellement un Top 75. Cependant, en Gallup commence à produire une section Next 25 (25 suivants), allant de la à la . Ce classement étant repris par magazines et . Cette section n'était cependant pas un reflet précis des ventes. Les disques dont les ventes baissaient trop en étaient exclus, permettant à d'autres de grimper à des positions qu'ils ne pouvait pas vraiment tenir. Si un ancien hit montrait une petite augmentation des ventes (par exemple en étant vendu à prix réduit pour vider les stocks), il apparaissait comme ré-entrée alors qu'il n'était disponible réellement qu'à quelques endroits.
Vers 1990 les coûts pour produire les classements s'élevaient à plus de . Gallup se servait (selon les sources) de 900 à magasins chaque semaine. Le British Association of Record Dealers (BARD) et la British Phonographic Industry (BPI), ont annoncé en janvier l'arrêt des contrats avec Gallup, et la BBC au . Le , la maison d'édition de Music Week, Spotlight Publications/Link House, crée une nouvelle entreprise indépendante, le Chart Information Network Ltd. (CIN), pour commissionner les classements. Le CIN coopère avec Gallup, la BBC et la BARD. Au début la BPI refuse de rejoindre le Comité de supervision des classements (CSC) du CIN et d'autoriser leurs classements.
En , la section Next 25 du UK Singles Chart, cesse d'être imprimé par le magazine officiel des ventes . Du au , seul le continue d'imprimer cette section.
En , le CIN fait l'objet du partenariat commercial entre Spotlight/Link House et la BPI. Chaque partie paye 50 % des coûts des classements, qui s'élevaient alors grimpés à un million de livres sterling, mais se partagent également les revenus. Le CSC se compose désormais de , du CIN, de Gallup, de la BBC, de la BARD, et la BPI. Plus tard le CIN cherche à s'ouvrir de nouvelles opportunités de marché et décrocher de nouveaux contrats publicitaire ; ceux-ci incluant des fax et des services téléphoniques au prix fort et des bulletins d'informations des classements, Charts+Plus (édité de à ) et Hit Music (éditée de à ).
À partir de , le bulletin nouvellement établi, Charts+Plus, comportait le classement des singles avec les positions 76 à 200 (plus celui des albums des places 76 à 150, le Top 50 des compilations, et plusieurs autres classements). En , un deuxième bulletin est créé : Hit Music, qui comporte, parmi d'autres classements, le Top 75 singles ainsi qu'un renaissant Next 25.
Début 1993, un appel d'offres est lancé pour le contrat de compilation des classements. Le contrat de Gallup arrivait à échéance en . En , la BARD renouvelle ses contrats avec le CIN. Les compagnies membres de la BARD devaient fournir leurs chiffres de ventes exclusivement au CIN. En , le CIN annonce que Millward Brown, filiale de WPP, avait gagné le contrat des classements. Les points principaux des discussions étaient les coûts croissants, les avancées technologiques, et un meilleur accès aux données. Le CIN voulait contrôler l'analyse des données et également détenir les droits de toutes les recherches de Millward Brown.
Le , Millward Brown succède à Gallup comme compilateur des classements du CIN. La taille initiale de l'échantillon était de points de ventes, elle atteignit au mois d'. Le premier classement basé sur des données de Millward Brown est publié le date de classement : 12 février 1994.
En , la lettre d'information Charts+Plus cesse d'être publiée, et Hit Music, étend la couverture de ses classements jusqu'à un « non trafiqué » Top 200 des singles, Top 150 des albums et Top 50 des compilations. En le classement des albums s'est étendu au Top 200.
L'édition de du bulletin d'information Hit Music est le dernier. En , le fervent défenseur des , Herman Verkade, conclu un accord avec le CIN pour créer un nouveau bulletin d'information indépendant : ChartsPlus, couvrant les 75 premiers singles, une version compressée des positions 76-200, le Top 200 albums, Top 50 compilations, et beaucoup d'autres classements.
En le Chart Information Network (CIN) change de nom et devient The Official UK Charts Company.
Âge de l'internet En 2005, Wes Butters présente le dernier Top 40 de l'émission Chart Show, marquant ainsi la fin de sa présence sur Radio 1. Le Chart Show est alors radicalement remanié pour le classement du , le premier à combiner les ventes physiques avec les ventes numérique. Plusieurs classements sont essayés avant, dont un en 2004 avec les ventes de téléchargement comptés à part, mais son intégration à l'UK Singles Chart reflète l'ère changeante, où les ventes physique régressaient tandis que les ventes numériques grimpaient. Le , les animateurs JK et Joel déclarent sur BBC Radio 1 qu'ils avaient observé que l'intégration des ventes de téléchargements avait eu comme conséquence, à peu de chose près, le doublement des ventes sur une semaine. Pour la première semaine de ce nouveau classement, il n'est pas évident que le doublement constaté eut un réel impact dans le haut du classement. Quelques singles, en milieu de classement, eux, en bénéficient.