Arcelor était un groupe sidérurgique européen ayant son siège social au Luxembourg. Il est né de la fusion en 2002 de trois sidérurgistes européens : Aceralia (Espagne), Arbed (Luxembourg) et Usinor (France). Le , il disparaît, absorbé par Mittal Steel Company, après une intense bataille boursière.

Le groupe Arcelor a été le premier producteur mondial d'acier avec de tonnes (4,5 % du marché mondial) jusqu'en , lorsque la création du groupe Mittal lui ravit cette première place. En 2003, son chiffre d'affaires annuel s'élève à d'euros, pour un résultat net de 257 millions. Le groupe employait environ dans 60 pays.

Le , Mittal Steel Company annonce une offre publique d'achat hostile sur Arcelor pour d'euros. Arcelor se défend vigoureusement, constatant que seulement un quart de l'offre est payée en espèces et qu'il dispose de 17,6 milliards d'euros de fonds propres. Fin , après une hausse d'Arcelor, la capitalisation boursière des deux groupes est presque identique.

La fusion des deux groupes a donné lieu à la naissance d'ArcelorMittal en 2006 ().

Histoire thumb|right|350px|Fusions successives ayant donné naissance au groupe Arcelor Fusion initiale Arcelor est né de la fusion d'Aceralia (Espagne), Arbed (Belgique-Luxembourg) et Usinor (France). La volonté de trois groupes européens était de mobiliser leurs synergies techniques, industrielles, commerciales, autour d'un projet commun, pour créer un leader mondial qui a pour ambition de s'affirmer comme une valeur de référence dans l'industrie de l'acier.

Le , la fusion Usinor-Arbed-Aceralia est officiellement annoncée, le groupe est provisoirement nommé Newco. Le , Commission européenne donne son accord à la fusion, à condition que soient vendues des usines pour le maintien de la concurrence. En France, les usines qui sont concernées sont celles : de Beautor, de Sollac Lorraine à Strasbourg et Cofrafer. Dans le reste de l'Europe, ce sont : LDD (Luxembourg), Galmed (Espagne), Lusosider (Portugal) et ISP Arvedi (Italie) Énergie et Climat - Ministère du Développement durable. Le , le nouveau groupe est officiellement baptisé Arcelor, ce nom est créé à partir des noms des 3 entreprises fondatrices. La fusion est devenue effective le avec la cotation en bourse de l'action Arcelor.

Restructuration Le , le plan de restructuration Apollo est annoncé. Le volet Apollo Chaud prévoit la fermeture vers 2009/2010 des phases à chaud des sites continentaux de Liège, Florange et la fermeture d'un petit haut fourneau à Eisenhüttenstadt. Le volet Apollo Froid prévoit la centralisation de la production des aciers pour emballage sur Florange et la modernisation d'autres sites. Enfin, l'inox est recentré en Belgique à Charleroi, au détriment des aciéries de l'Ardoise et d'Isbergues

Résistance en 2003 puis rebond Début 2003, le marché subit une profonde dépression. Premier producteur mondial d'acier avec de tonnes (4,5 % du marché mondial., Arcelor reste rentable ( d'euros de résultat d'exploitation en 2002) mais son action, jugée ultra-cyclique, s'effondre, avec le CAC 40, qui touche un plus bas depuis dix ans.

En , Arcelor cède Creusot Forge à la société SfarsteelLa très étrange transaction de 170 millions d’euros entre Areva et M. Bolloré, Reporterre.

Alors qu'il craignait des pertes en 2003, le groupe réalise d'euros de bénéfice d'exploitation au cours des trois années suivantes, son chiffre d'affaires ayant progressé de 60 %, en partie grâce à la forte reprise des prix de l'acier. En 2006, il dépasse les 40 milliards de chiffre d'affaires et 15 milliards d'excédent brut d'exploitation« Arcelor Mittal : l'EBITDA pro forma 2006 atteint 15,272 mds$ » dans l'Express .

Le , Arcelor lance une offre d'achat sur la société canadienne Dofasco pour 4,3 milliards de dollars CAArcelor offre 4,3 milliards pour Dofasco | Le Devoir, puis relève son offre le , à la suite d'une offre rivale de ThyssenKrupp AGusinenouvelle.com: Arcelor s'accroche à Dofasco.

Rachat Le , Arcelor lance une offre d'achat de la société canadienne Dofasco pour 4,3 milliards de dollars CA. Le , à la suite d'une offre supérieure de ThyssenKrupp AG pour Dofasco, elle bonifie son offre d'achat, qui passe à 3,65 milliards d'eurosliberation.fr.

Le , Mittal Steel Company lance une OPA/OPE de 18,6 milliards d'euros sur ArcelorAFP.com - Actualités internationales, photos, vidéos, infographies, monde.

Le , Dofasco se rend à l'offre d'Arcelor. Pour interdire la revente du sidérurgiste canadien en cas d'éventuelle réussite de l'OPA de Mittal (déjà très présent aux États-Unis, Mittal a promis la revente de Dofasco à ThyssenKrupp), Dofasco est placé dans une structure indépendante, une fondation de droit néerlandais.

Le , Mittal Steel Company augmente son offre à 25,8 milliards d'euros pour acquérir Arcelor. Certains observateurs spéculent que Mittal tente de faire contrepoids à une prise de participation, dans Arcelor, du complexe sidérurgique russe MagnitogorskL'offre bonifiée de Mittal fait grimper le titre d'Arcelor | Le Devoir.

Le , dans le but de contrer l'OPA hostile de Mittal, Arcelor annonce une fusion avec l'entreprise russe Severstal (qui obtient 32 % du capital), ce qui donnera naissance au numéro un mondial de l'acier. La transaction est estimée à 12 milliards d'eurosliberation.fr.

Le , le mauvais accueil réservé à l'alliance avec le chevalier blanc Severstal amène Arcelor à négocier l'OPA hostile. L'OPA finale de la part de Mittal Steel Company se montant au total à 26,9 milliards d'euros ( par action Arcelor) et des concessions, le conseil d'administration d'Arcelor accepte à l'unanimité cette offre. La création du groupe ArcelorMittal est annoncéeliberation.fr.

Le , compte tenu du résultat de l'offre publique de Mittal Steel visant les actions Arcelor, le Conseil Scientifique des Indices d'Euronext a décidé le retrait définitif de la valeur Arcelor des indices CAC40 et SBF 120Arcelor : retrait définitif des indices CAC40 et SBF 120, Yahoo! Inc., 2006-07-26.

Le , la justice néerlandaise déboute Mittal dans sa tentative de dissoudre la fondation interdisant la revente de Dofasco à ThyssenKrupp. Après négociations et approbation des actionnaires et des instances gouvernementales, Dofasco intègre le nouveau groupe sous le nom d'ArcelorMittal Canada.

Implantations

En 2002 par la fusion des trois sociétés, l'entreprise disposait de nombreux sites. Le Creusot Dunkerque Florange Fos-sur-Mer Gandrange Indre Rive-de-Gier

Métiers 4 branches principales Très présent en Europe de l'Ouest, le groupe était constitué autour : des aciers plats au carbone (tôles pour automobile, emballage, construction, électroménager) des produits longs (rails, poutrelles, barres) des aciers inoxydables de la transformation et de la distribution de produits métallurgiques

Principales filiales Acesita Acindar Arcelor packaging Arcelor Systems devenue IT Supply Western Europe (ITSWE) et, en 2010, IT FCE Arcelor Technologies Arcelor Auto Eko Stahl Industeel Stainless and Nickel Alloys devenue Aperam (pour Aperture ArcelorMittal) Sidmar Arcelor Atlantique et Lorraine (ex Sollac) Arcelor Méditerranée Trefilarbed Ugine&ALZ [U&A] Vega do Sul

Les zones à forte croissance (Europe de l'Est, Inde, Chine, et Turquie) constituaient l'essentiel du marché convoité. Le Brésil était un pays clé où l'ancien groupe Usinor avait construit des usines performantes exploitant le minerai de fer brésilien, d'excellente qualité.

Gouvernance Direction générale au Arcelor > Corporate Governance > Management Board > Members

Guy Dollé : président de la direction générale, CEO Michel Wurth : vice-président de la direction générale, DG Plats Carbone Roland Junck : vice-président, DG Longs Carbone Gonzalo Urquijo : CFO, DG Arcelor Steel Services

Le groupe Arcelor-Mittal fut sous la direction de Roland Junck entre le et le , date à laquelle Lakshmi Mittal reprit la tête du groupe malgré ses promesses initiales.

Conseil d'administration Arcelor > Corporate Governance > Board of Directors > Members Joseph Kinsch, PDG José Ramón Álvarez Rendueles, vice-président du conseil

Directeur : H.R.H. Prince Guillaume de Luxembourg John Castegnaro Jean-Yves Durance Noël Forgeard Jean-Pierre Hansen Ulrich Hartmann Antoine Spillmann Hedwig De Koker Manuel Fernández López Michel Marti Daniel Melin Edmond Pachura Francisco Javier de la Riva Garriga Sergio Silva de Freitas Georges Schmit Fernand Wagner

Secrétaire-Général : Paul Junck

Répartition de l'actionnariat + Données en pourcentage, en date du 30/09/2005 Principaux actionnaires Pourcentage des parts Gouvernement luxembourgeois 5,60 % Corporation JMAC BV, Aristrain 3,20 % Gouvernement wallon (sogepa) 3,20 % Carlo Tassara International 2,36 % Salariés 2,00 % Autres 82,34 % Nombre d'actions au : actions. Les 85,7 % comprennent également les actions détenues par le groupe, estimées à 4,2 % par le journal Le Monde (Arcelor va tenter de résister à l'OPA hostile de Mittal - LeMonde.fr).

Données chiffrées Nombre d'employés par pays + Données approximatives Pays Nombre de personnes employées Allemagne ? Belgique Espagne ? France Luxembourg Total

+ Données financières en millions d'eurosOpesC Années 2002 2003 2004 2005 2006 Chiffre d'affaires Résultat d'exploitation Résultat net – part du groupe -121 257 Fonds propres _ Dettes financières ND

Données boursières Actions cotées à la bourse de Paris Membre de l'indice CAC 40 Code Valeur ISIN = LU0140205948 Valeur nominale = euro Actionnaire principaux : État Luxembourgeois 6 %

+ Données boursières au janvier Années 2004 2005 2006 Nombre d'actions cotés en millions 00 639,77 00 Capitalisation boursière en millions d'euros 00 00 Nombre de transactions quotidiennes 00 00 00

Références

Voir aussi

Articles connexes Sollac Liste des producteurs d'acier ArcelorMittal

Liens externes

Revue de presse concernant l'OPA lancée par Mittal Steel sur Arcelor

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