Jean-Antoine Courbis, né le à Tournon, mort le à Nîmes, est un avocat et homme politique français.
Il est notamment maire de Nîmes sous la Révolution française à Nîmes.
Biographie Fils d'un marchand, Jean-Antoine Courbis est avocat au Parlement de Toulouse et devient procureur de la sénéchaussée de Nîmes en 1785. Électeur et membre du club des Amis de la Constitution de cette ville en 1790, il devient officier municipal le , dominée par les marchands patriotes. Toutefois, il se rapproche des sans-culottes, adhérant en à la Société populaire, composée majoritairement d'artisans du textile. En , il est élu procureur-syndic du district de Nîmes.
Lors de la révolte fédéraliste du Midi, en juin-, il doit se cacher. En , les représentants Rovère et Poultier le nomment maire de Nîmes et membre du comité de surveillance du Gard, dont il est élu président. En revanche, il refuse la place de président du tribunal criminel que les deux représentants en mission lui offraientRapport de Voulland au comité de sûreté générale, dans la Gazette nationale ou le Moniteur universel, n° 172, 12 mars 1794 (Réimpression de l'ancien Moniteur, A. Ray, 1861, 676)..
La rigueur avec laquelle il pourchasse les fédéralistes lui vaut, à la demande du représentant Boisset, d'être destitué et arrêté le 8 nivôse an II (). Toutefois, la convention le réintègre dans ses fonctions, sur la demande de Borie, le 8 ventôse an II ().
Chef des Jacobins locaux, soutenu par la société populaire de Nîmes, il poursuit avec violence les anciens fédéralistes, les déserteurs et ceux qui transgressent la loi du maximum général et obtient le maintien du tribunal du Gard le 26 floréal an II (). Celui-ci condamne ainsi à mort, le thermidor an II (), 17 notables de Nîmes, dont Jean Valz, tous membres de la municipalité à l'époque du fédéralismeHippolyte Fajon, Pièces et documents officiels pour servir à l'histoire de la Terreur à Nîmes, p. 41..
Le 20 thermidor an II (), il est destitué et arrêté comme robespierriste. Il demeure en prison jusqu'à la Terreur blanche. Dans la nuit du 22 au 23 floréal an III (), des inconnus armés forcent les portes de la citadelle et le massacrent avec deux autres jacobins, Jean Allien, ancien concierge de la maison d'arrêt des Capucins, et Moulin, ancien inspecteur des convois militaires. Les cadavres de Courbis et d'Allien sont retrouvés dans la cour, celui de Moulin dans un cachot. Courbis avait une , Allien la , Moulin Pièces et documents officiels pour servir à l'histoire de la Terreur à Nîmes et dans le département du Gard, 1867, p. 53..
Notes et références
Annexes Bibliographie Anne-Marie Duport, « Courbis Jean Antoine », Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, Presses universitaires de France, 1989 (rééd. Quadrige, 2005, p. 306-307) Anne Marie Duport, Terreur et révolution: Nîmes en l'an II, 1793-1794, présentation de Michel Vovelle, J. Touzot, 1987, 397 pages Hippolyte Fajon, Pièces et documents officiels pour servir à l'histoire de la Terreur à Nîmes et dans le département du Gard, Nîmes, Soustelle, 1867 Michael L. Kennedy, The Jacobin clubs in the French Revolution, 1793-1795, Berghahn Books, 2000, 312 pages Gwynne Lewis, The Second Vendée: The Continuity of Counter-revolution in the Department of the Gard, 1789-1815, Clarendon Press, 1978 Albert Mathiez, Girondins et Montagnards, Firmin-Didot, 1930, 305 pages François Rouvière, Histoire de la Révolution Française dans le département du Gard, 3 tomes, A. Catélan, 1887-1889 .
Liens externes
Les maires de Nîmes de 1790 à nos jours
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