La famille de Trie est une famille de la chevalerie française du Moyen Âge issue des comtes de Beaumont-sur-Oise, dans leur branche cadette des vicomtes de Chaumont-en-Vexin.

Historique La famille de Trie tirait son nom du village de Trie-en-Vexin.

Les premiers seigneurs Un cadet de cette famille, Guillaume de Chaumont († avant 1147), hérita vers 1119 de la terre de Trie. Il épousa Marguerite de Gisors et ils eurent : Oda, Idoine, mariée à Thomas de Tournebu Adélaïde, x Anseau/Ansel de L'Isle Mathilde, Enguerrand II, dit Aiguillon, châtelain de Trie, qui suit.

Enguerrand Aiguillon († v. vers 1206), épousa v. 1174 Heddiva (ou Odévie, Édiève, Basilie) de Mouchy-le-Châtel (fille de Drogon de Mouchy, et veuve de Nivelon III de Pierrefonds, † 1174) ; ils eurent : Guillaume, chanoine de Rouen Marguerite, Jean , châtelain de Trie et de Mouchy, qui suit, Pierre, Guillaume, chanoine de Rouen, Élisabeth, mariée à Guy IV Le Bouteiller de Senlis, sire de Chantilly.

Jean , sire de Trie et de Mouchy, combattant à Bouvines en 1214, mort en 1236, épousa en noces vers 1190 Albéric III de Dammartin, et ils ont : Mathieu , comte de Dammartin, qui suit, Enguerrand, cité en 1207 et 1237, Manassès, Eustache, Renaud, seigneur de Fontenay-en-Vexin et de/du Vaumain, tige de la branche du maréchal Mathieu de Trie, vue plus loin, Philippe, seigneur de Fontenay, x Aliénor, fille de Gaucher III de Nanteuil et de Marie de Brienne-Ramerupt : dont Jeanne de Trie, x Dreux (III ou IV) de Mello-St-Bris (cf. l'article Dreux V ; Postérité), Catherine, mariée avant 1219 à Guillaume, seigneur de Caéton, Jeanne, mariée à Robert IV Bertrand, seigneur de Bricquebec.

Comtes de Dammartin En 1258, Mathilde de Dammartin, comtesse de Dammartin, de Boulogne et d'Aumale et nièce d'Aelis de Dammartin ci-dessus, décéda sans postérité. Plusieurs héritiers s'affrontèrent pour recueillir son héritage. Le Parlement de Paris régla la succession en 1262 et accorda le comté de Dammartin à Mathieu de Trie.

Mathieu de Trie († 1272), châtelain de Mouchy en 1224, sire de Trie et de Mouchy en 1241, seigneur du Plessis-Billebaut en 1251 et comte de Dammartin en 1259. Il épouse Marsilie de Montmorency, qu'on dit fille de Mathieu III, seigneur de Montmorency, et de Jeanne de Brienne ; ils ont : Renaud de Trie, seigneur de Fontenay Philippe () de Trie, seigneur du Plessis-Billebaut, (de Mouchy) et de Mareuil, père de Renaud () († ap. 1298), x 1285 Marguerite (1256-ap.1290), fille de Guillaume de Courtenay-Champignelles et veuve de Raoul III d'Estrées, d'où : Renaud II, maréchal de France († v. 1324), postérité. Jean II, comte de Dammartin, qui suit, Simon, chanoine à Beauvais, puis diacre à Mortain, sgr. de Gouvieux. Thibault de Trie, seigneur de Sérifontaine, marié à Jeanne de Boury, dame de Sérifontaine et de Villarceaux (voir ci-après).

Jean II de Trie, comte de Dammartin (Jean ) et sire de Mouchy, tué lors de la bataille des Éperons d'or le (ou à Mons-en-Pévèle en ?), fils des précédents, épousa d'abord Ermengarde, puis Yolande de Dreux (v. 1243 † 1313), fille de Jean , comte de Dreux, et de Marie de Bourbon-Dampierre. ils eurent : Renaud de Trie, comte de Dammartin, qui suit Jean (III) de Trie († 1327), sénéchal de Toulouse et d'Albi, sgr. de Mouchy (il en regroupe les différentes parts en 1310), marié à N. de Chambly : Père de Mathieu (II) († av. 1360), Renaud († av. 1350), et Jean (IV) de Trie (chanoine de Mouchy, archidiacre de Châlons en 1362 ; † av. 1368) : seigneurs de Mouchy, et Eléonore (x Robert de St-Clair du Plessis-le-Veneur († v. 1356), le tuteur — oncle ou grand-père — de Jean II Bruneau, époux de Marie de Trie-Sérifontaine ci-dessous). Mouchy est alors héritée par la branche du maréchal Renaud (du Plessis-Billebaut) ci-dessus Mahaut de Trie, mariée en 1298 à Henri II de Vergy, sgr. de Champlitte et Fouvent († 1333) : Antoine de Vergy ci-dessous est leur arrière-petit-fils

Renaud de Trie († 1316/1319), comte de Dammartin (Renaud II), marié vers 1290 à Philippe (prénom épicène) de Beaumont-en-Gâtinais. De cette union sont nés :

Renaud, comte de Dammartin (Renaud III) († 1327), x 1319 Aymar V de Poitiers-Valentinois : sans postérité ; et son frère :

Jean III de Trie († 1336/1338), comte de Dammartin (Jean II), époux de Jeanne de Sancerre, fille du comte Jean II de Sancerre. De cette union sont nés :

Charles de Trie, comte de Dammartin († ap. 1394), x av. 1351 Jeanne d'Amboise, vicomtesse de Châteaudun, dame de Mondoubleau et de Nesle, dont : Jeanne de Trie, dame de Mondoubleau, x v. 1381 Jean de Vienne de Longwy († 1399 sans postérité ; fils de Jacques II, fils de Jacques , lui-même arrière-petit-fils de Philippe de Vienne) ; et : Blanche de Trie, comtesse de Dammartin († v. 1402), dame de Nesle et Mondoubleau, x v. 1400 Charles Bureau de La Rivière († 1432) : sans postérité. Mais Charles conserve le comté jusqu'en 1418 (Charles II de Dammartin), et doit alors le céder à Antoine de Vergy (1375-1439).

Jacqueline de Trie († 1385/1388), sœur du comte Charles de Trie, mariée vers 1350 à Jean de Châtillon-Porcien, arrière-petit-fils de Gaucher V, dont : Jean II de Châtillon-Porcien : sans alliance, il vend son comté de Porcien à Louis d'Orléans vers 1395/1400 ; et : Marguerite de Châtillon-Porcien, comtesse de Dammartin, x Guillaume [du Fayel, vicomte de Breteuil : Suite des comtes de Dammartin.

Autres parents Au , un trouvère normand du nom de Jean de Trie combattit à la bataille de Bouvines. Branche issue de Renaud de Trie, sire de Fontenay-en-Vexin et de/du Vaumain, fils puîné de Jean de Trie († 1236) ; Père de : Mathieu () de Trie, sgr. de Fontenay ; père de Mathieu II ; père de Mathieu III (x Jeanne de Vieuxpont) ; père de Jean et de Renaud de Trie, seigneurs de Fontenay ; Guillaume de Trie, fils de Renaud et de Marie d'Hangest, mourut en 1415 à Azincourt : il était le mari d'Isabelle Malet de Graville, grand-tante de Jean, et peut-être le père de *Louis de Trie († v. 1420), chambellan de Charles VI Renaud de Trie († 1302 à Courtrai), sire de Vaumain, épouse Jeanne de Hodenc, dont : des ecclésiastiques : Agnès/Anne de Trie († v. 1348/1352), abbesse de Port-Royal en 1336 ; Guillaume de Trie († 1331), évêque de Bayeux, archevêque de Reims ; et : Mathieu III de Trie († 1344), seigneur de Vaumain et d'Araines, fait maréchal de France vers 1320, il fut, sous Charles IV le Bel, l'un des négociateurs du traité de Paris (1327). En 1328, il assiste au sacre de Philippe de Valois et prend une part active aux guerres de ce roi. Il épouse en premières noces en 1316 Jeanne, dame d'Araines, veuve de Raoul de Soissons, vicomte d'Ostel (fils cadet de Jean III de Soissons-Nesle, et frère du comte Jean IV) ; puis en secondes noces, le , Ide Mauvoisin de Rosny. Mathieu de Trie meurt le , sans postérité. Branche de Sérifontaine : Thibaut de Trie, dernier fils de Mathieu de Trie († 1272 ; seigneur de Trie et Mouchy, comte de Dammartin) et de Marsilie de Montmorency, épousa Jeanne de Bouris, dame de Sérifontaine, Boisemont et Villarceaux. Ils eurent un fils, Regnaud ou Regnault ou Renaud, qui suit : Regnaud ou Regnault ou Renaud de Trie dit Lohier, seigneur de Sérifontaine. En 1328, il servit le roi en Flandre. Il eut 2 enfants de sa femme Marguerite de La Rouë : Jean de Trie et autres enfants Mathieu de Trie dit Macé ou Lohier se trouva à l'ost de Breteuil en Normandie en . Il servit en Bretagne en 1364 dans la compagnie du comte de Dammartin son cousin (Charles), sous le connétable du Guesclin. Il épousa en premières noces Jeanne, fille du seigneur de Blaru, puis en secondes noces Jeanne, fille de Gui IV, sire de La Roche-Guyon et de Jeanne Bertrand, vicomtesse de Roncheville. Du premier mariage il eut deux fils et une fille et un fils, et deux filles du second. Renaud de Trie, premier fils issu du premier mariage, seigneur de Saulmont et de Sérifontaine, de Mareil en 1395, chambellan du roi, maître des arbalétriers en 1394-1395, fut nommé amiral de France en 1397. En 1405, atteint de maladie, il cède son office d'amiral à Clignet de Brabant moyennant 15 000 écus d'or. Il collabora avec le maréchal Boucicault au Livre des Cent Ballades. Marié à Jeanne de Bellongnes, il meurt en 1406 sans enfant. Son épouse se remarie avec Jean V Malet de Graville. Jean de Trie († v. 1406), second fils issu du premier mariage, seigneur de Lattainville, chambellan de Charles VI et du duc d'Orléans, peut-être père de *Louis de Trie († v. 1420), chambellan de Charles VI Marguerite de Trie, née du premier mariage, dame d'Esclimont et vicomtesse de Nogent ; x 1° Hue du Boullay-Thierry, et 2° Hervé Le Coich de La Grange de Chaudon Jacques de Trie, premier enfant du second mariage, seigneur de Sérifontaine, de Roulleboise et de Mouchy-le-Châtel (en héritage de la branche de Trie-Dammartin qui en était possessionnée : les Plessis-Billebaut→maréchal Renaud, voir plus haut). Il fut l'un des seigneurs les plus riches de son temps. Marié vers 1403 à Catherine, fille de Philippe Le Jay de Fleurigny, il acquiert en 1408 de Jean Malet seigneur de Montaigu et de sa femme Jeanne de Bellongues, veuve de l'amiral Renaud de Trie, la moitié de la terre de Mareil-en-France et la moitié du fief noble de Chantilly. En 1410, Jacques de Trie achète au sire de La Ferté-Frênel la terre de Villarceaux. Le , le roi d'Angleterre lui fait rendre la terre de Roulleboise après la mort de Philippe Granche, chevalier auquel elle avait été donnée en 1419. En effet, Jacques de Trie paya son refus de reconnaître le roi d'Angleterre par la confiscation, par celui-ci, de ses biens. Finalement en 1431, année ou Henri VI d'Angleterre est sacré roi de France en l'église Notre-Dame de Paris, Jacques de Trie possédait dans le Vexin : la forêt de Thelle, les terres de Sérifontaine, Le Vaumain, Vaudancourt, Lincourt, Lattainville, Lavilletertre, le petit fief de Trie, Magny, Buhy, Omerville, Villarceaux, Limay, Roulleboise, Mousseaux, une partie de Méricourt. Il possédait dans le Beauvaisis la seigneurie de Mouchy-le-Châtel ; en Île-de-France la seigneurie de Boissy-Saint-Léger, Villebon-sur-Yvette, Villiers-sur-Marne ; dans le bailliage d'Amiens Maricourt, Le Quesnoy-en-Artois, Mareuil ; au bailliage de Mantes : Le Quesnoy sur Blaru, et une partie de Jeufosse ; en pays Chartrain la vicomté de Nogent-le-Roi, les seigneuries de Boullay-Thierry, Ruechandon (Chaudon), Vaubrun, Mesnil-Ponceaux et Beauminis (Mesnil ?)-sous-Dourdan ; au bailliage de Gisors, la terre de Fresnel ; des fiefs dans le bailliage de Touraine, dans celui de Caux, dans celui de Rouen : notamment la seigneurie d'Yville, dans le bailliage d'Alençon la seigneurie d'Almenêches. Sur les conseils de son demi-frère aîné Renaud de Trie, amiral de France, il avait épousé, le , Catherine Le Jay de Fleurigny. Lorsqu'il mourut le , la plupart de ses terres et seigneuries étaient occupées par les Anglais. Il laisse de nombreux enfants, 2 garçons et 8 filles : Jean (V) de Trie, seigneur de Sérifontaine, Mouchy etc., mort en 1441 sans enfant Philippe de Trie ou Philippot de Trie, seigneur de Roulleboise puis de Mouchy. Il eut un différend avec la Dame de Boullay-Thierry (voir ci-dessus), et par un arrêt du , il obtint la succession du château d'Esclimont. Seul successeur à la mort de son frère aîné Jean, il recouvra ses biens après l'expulsion des Anglais en 1453. Marié à Jeanne de Havard, il meurt sans enfants le Antoinette de Trie, marié en 1437 à Jean d'Estouteville, seigneur de Lamerville Catherine de Trie, dame de Mareil, Lincourt, Vaumain, mariée à Gérard Raoulin, seigneur de la Grange Jeanne de Trie, dame de/du Coudray et de Villarceaux, mariée en 1494 à Martin de Pillavoine, seigneur de Jeufosse, auquel elle apporta la seigneurie d'Yville : Postérité. Marguerite de Trie, dame d'Almenêches, mariée à Pierre, seigneur de Nouyers