La rue des Tournelles se situe dans le quartier parisien du Marais, et court sur les (au nord) et arrondissements (au sud) de la capitale, toute proche aussi de la Bastille et des et arrondissements.
Situation et accès En équerre (ou L majuscule d'imprimerie), cette rue forme donc un angle droit, entre deux sections de longueurs inégales : l'une courte, au nord, axée ouest-est (dernières photographies de l'article, dans sa galerie finale ci-après), qui jouxte à l'est le boulevard Beaumarchais perpendiculaire ; l'autre plus longue, axée sud-nord, avec pour limite sud les numéros 8 et 8 bis à 10 voire 12 rue Saint-Antoine orthogonale (et leurs numéros impairs et rue de Lesdiguières, en vis-à-vis) [au niveau d'une grande statue de Beaumarchais (photo de l'infobox ; nettoyée en 2024 en même temps que son socle), personnalité qui occupa une propriété non loin, à l'angle des actuels boulevards Beaumarchais et Richard-Lenoir... -, d'une grille/bouche d'aération du métroSignalée, du 25 novembre 2024 environ, journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes célébrée localement sur la place de la Bastille voisine, jusque vers la mi-décembre 2024, par un faux cétacé de plastique gonflable bleu-gris attaché au-dessus par des représentants de l'Université Paris-, en soutien à la libération du militant écologiste emprisonné Paul Watson effective quelques jours plus tard., d'un robinet d'eau, de corbeilles publiques ici et là, quatre doubles-bancs publics, une halte de quatre places de taxis en file indienne sans borne d'appel, et de leur placette triangulaire en grande partie piétonnière sans odonyme propre, bordée à l'ouest par des numéros pairs (8 bis à 10 voire 12, donc) de la rue Saint-Antoine longés de six grands mûriers blancs d'environ 10 mètres de haut chacunCarte interactive de localisation de chaque arbre de l'espace public parisien ; ici, ces arbres à mûres se voient munis de quelques sacs en plastique, chiffons, peut-être en guise d'épouvantails à oiseaux, dans leurs branchages les plus élevés.-cf. photo en infobox-, à l'est par la chaussée, le trottoir, et le premier numéro pair ou n°2 de la rue des Tournelles, adresse, entre autres, de la librairie OpéraL'opéra Bastille est tout proche, de l'autre côté de la place de la Bastille à l'une de ses entrées orientales dans l'ouest du arrondissement. BD, au rez-de-chaussée sur rue].
Du sud au nord, soit dans son sens unique pour les automobilistes l'empruntant (double sens possible à vélo, et bien sûr à pied par deux trottoirs, un de chaque côté de la chaussée), cet axe principal borne ou croise ceux des autres voies suivantes : une partie du nord-est de la rue Saint-Antoine (son point de départ au sud, qui part et arrive alors elle-même tout juste, quant à elle de ou vers la place de la Bastille, à l'est), au niveau de la statue déjà évoquée ; la rue de Lesdiguières lui fait face dans quasiment le même axe, de l'autre côté de cette artère Saint-Antoine (voir plus haut et en infobox) ; la rue borne ensuite, entre ses numéros 2 et 2 bis, voire en apparence 4, l'ouest de celle de la Bastille (entre les numéros 2 et 1 de cette dernière, contrairement à l'usage de numéroter les rues de Paris plus ou moins parallèles à la Seine dans le sens du cours dudit fleuve, de l'amont vers l'aval), une partie de son berceau ci-après avec les trois voies Jean-Beausire, rue de la Bastille non empruntable désormais par les autos venant des Tournelles, sinon dans l'autre sens par celles arrivant des impasse ou rue Jean-Beausire, ou/et du boulevard ; l'ouest du passage piétonnier Jean-Beausire au double accès privatisé et tenant davantage d'une cour intérieure pavée plus ou moins longiligne, entre 12 rue des Tournelles et 11 rue Jean-Beausire ; puis l'axe croise celui de la rue du Pas-de-la-Mule qui délimite les et arrondissements (quant à elle à sens unique ouest-est pour les voitures et les bus 29) ; il borne l'est des rues Roger-Verlomme (uniquement empruntable dans le sens est-ouest en voiture) puis des Minimes (empruntable dans l'autre sens pour la circulation automobile, à partir de la rue de Béarn) ; croise la rue Saint-Gilles (en sens unique auto et des bus 29 est-ouest) ; enfin, il continue plein nord puis tourne à environ 90° vers l'est (comme son sens de la circulation automobile), via son tronçon nord évoqué ci-avant et lui-même perpendiculaire au boulevard Beaumarchais.
Ce site est desservi par des stations de métro de la RATP : Bastille au sud-est (lignes 1, 5 et 8, sorties 7 et 8), et Chemin Vert au nord-est (ligne 8) ; et par des arrêts d'autobus de la même régie de transports en commun : Tournelles - Saint-Gilles (ligne 29) ou Bastille - Beaumarchais/Saint-Antoine, à l'est (lignes 29, 69, 76, 91, ex-arrêt de la ligne 20 et de l'ex-ligne 65) voire plus à l'ouest (ligne 96, place des Vosges).
Une partie cyclable existe aussi sur la chaussée de la rue, à contresens de celui de la circulation automobile que peuvent également emprunter les deux-roues. La voie entière est parsemée de plusieurs "parcs" pour garer et attacher ces derniers.
Origine du nom vignette|gauche|Place des Vosges "mitoyenne" :de l'hôtel des Tournelles,royal de 1407 à sa destructionvers 1563 ;à la place Royale... Le tracé de la rue longe le côté oriental de l'"hôtel", "palais" ou château royal des Tournelles qui s'élevait jadis sur l'emplacement principal de l'actuelle place des Vosges "attenante".
Cette résidence des Tournelles est démolie en 1563 ou 1565 à l'instigation de la reine mère Catherine de Médicis, qui lui substitue un marché aux chevaux plus tard loti par le roi de France Henri en sa forme d'aujourd'hui inaugurée en 1612 ou 1615 par Louis , jeune fils et successeur encore mineur de ce dernier.
Historique La rue des Tournelles est ouverte progressivement : autour de 1400, ouvrage alphabétique, cité en bibliographie plus bas ; rééd° de 1997, volume 2, page 569 :- pour l'année d'environ 1400 ;- pour le retour d'équerre dès 1637 ;- un chemin qui devait devenir, vers 1657, la rue Saint-Gilles ;volume 1, page 671 pour la délimitation du passage Jean-Beausire sur ses deux côtés et issues. pour sa partie sud entre les actuelles rues Saint-Antoine et Saint-Gilles ; comme une "desserte" simultanée : du rempart de l'enceinte de Charles V à l'est, construit vers 1356 à 1383 (la première pierre de la bastille Saint-Antoine est posée tout près le ), d'où certains numéros pairs infra de la rue toujours accessibles aussi aujourd'hui par les rue voire impasse Jean-BeausireGéoportail en ligne de l'ex-Institut géographique national. ; et de l'hôtel des Tournelles favori du roi Charles à partir de 1407 à l'ouest (cf. panneau d'Histoire de la place des Vosges ci-contre), d'où certains numéros impairs infra de la rue toujours accessibles aussi aujourd'hui par la place des Vosges ; d'abord sous le nom de rue Jean-Beausire (attesté jusque vers 1546, période où elle prend son nom actuel), avec laquelle elle semble alors en partie se confondre, de même qu'avec l'ouest de l'actuelle rue de la BastilleL'ensemble un temps dénommé place de la porte Saint-Antoine du plan ultérieur d'Edmé Verniquet, aujourd'hui en partie à la base ouest de la "petite" rue de la Bastille, et au nord de la statue de Beaumarchais jouxtant la rue Saint-Antoine. (et que Gilles Corrozet appelle déjà ainsi en 1532), une cour des miracles s'y étant implantée en même temps ; puis en 1637 pour la partie nord comprise entre la rue Saint-Gille[s] (elle-même ouverte vers 1640 ou 1657) et le (futur) boulevard Beaumarchais alors occupé par le rempart de Charles V, partie appelée "petite-rue-Neuve-Saint-Gilles", avec laquelle elle fusionnera en 1839 pour former la rue des Tournelles dans l'intégralité que nous lui connaissons depuis (arrêté du ).
La place Royale quasiment adjacente a été édifiée dans l'intervalle, de ses trois premiers côtés lotis et construits dès 1604 -cf. photo du panneau d'Histoire de Paris ci-avant, en section "Origine du nom"- (lettres patentes de juillet 1605) à 1612 essentiellement, des bâtiments est de l'actuelle place des Vosges s’ouvrant d’ailleurs par leurs arrières sur la rue des Tournelles.
Celle-ci est citée sous ce nom « des Tournelles » dans un manuscrit de 1636 où le procès-verbal de visite indique qu'elle est trouvée (cf. cour de miracles adjacente, rue du Petit-Musc non loin).
Alexandre Gady relève l’appellation, au , « rue du Devers-du-Rempart », qu'elle longeait intérieurement., avant la transformation de ladite muraille en boulevard à partir d'environ 1670.
Située alors dans l'aristocratique quartier du Marais, la rue des Tournelles hébergea entre autres :- l'auteur de chansons Philippe-Emmanuel de Coulanges, cousin maternel de Madame de Sévigné, qui y mourut en son hôtel le , âgé de 82 ans et demiAuguste Jal : Dictionnaire critique de biographie et d'histoire , Paris, Plon, 1867, ; consulté en salle de lecture, place 19, de la BHVP / Bibliothèque historique de la ville de Paris, le lundi pm 2 février 2026. ;- et Marie-Émilie de Joly de Choin, épouse secrète survivante du Grand Dauphin, qui y demeura, une fois devenue veuve fin 1711, jusqu'à sa mort survenue en 1732Georges Mongrédien, La Maintenon du Grand Dauphin : Mademoiselle Choin, Mercure de France, n° 576, , tome , 15 juin 1922 ; consulté sous forme de feuillets reliés, à la BHVP, place 13, courant février 2026..
Bâtiments remarquables, lieux de mémoire, accès latéraux Statue de Beaumarchais par Louis Clausade, de 1895 ou 97 (infobox, fondeurs : les frères Thiébaut), en vis-à-vis ouest du numéro 2 de la rue des Tournelles. On situerait a priori mieux cette statue à l'angle des actuels boulevards Beaumarchais et Richard-Lenoir quasiment voisins, où l'hôtel particulier de l'écrivain se situait plutôt, jadis.
Le vaste et massif ensemble de bâtiments contigus dont il fait partie, ayant recouvert au ou une partie de l'emplacement laissé par l'ancienne forteresse de la Bastille, couvre de nos jours, outre le 2 rue des Tournelles, les numéros 2 à 8 rue de la Bastille, 2 à 8 rue Saint-Antoine, et 3 bis à 7 place de la Bastille où il abrite notamment une succursale de la Banque de France (3 bis à 7 place de la Bastille, 2 rue Saint-Antoine et 8 rue de la Bastille), consacrée notamment à des personnes surendettéesSur banque-france.fr., côté est et donc Bastille (entrée publique à l'angle des 3 bis place de la Bastille et 2 rue Saint-Antoine).
À l'extrême-gauche, aux premiers plans et à l'extrême-droite de cette photo ci-dessus, la large rue Saint-Antoine vers sa limite orientale hors faubourg ; à droite, la colonne de Juillet 1830 de la place de la Bastille.
L'immeuble lui aussi collectifUne immense majorité voire quasi-exclusivité de l'habitat actuel de la rue, comme des quartiers de l'Arsenal, des Archives, plus globalement du Marais, voire de tout Paris et sa banlieue au moins la plus proche, le "collectif". du 1 rue des Tournelles fait dès lors davantage face à la rue perpendiculaire de la Bastille, elle aussi en partie limitrophe de ce bâti des 2 (2 rue de la Bastille comme 2 rue des Tournelles), qu'à ce dernier qui fait triangulairement face, par-delà la statue des Clausade & Thiébaut, aux numéros 8 bisÉquivalant au 1 rue des Tournelles. à 10 voire 12, de la rue Saint-Antoine. Entre les numéros 2, et 2 bis voire en apparence 4, de la rue, premier bornage de celle-ci, sud-est, ci-avant, par celle de la Bastille. : porte cloutée (a priori sur rue).
11 : immeuble construit en 1885 par l'architecte Joseph (?) BourdeixSur pss-archi.eu.Sur cths.fr.
(partie des rez-de-chaussée, entresol et premier étage, de la façade d'entrée et sortie de cet immeuble du 11, avec l'inscription "J. Bourdeix architecte 1885" gravée au-dessus des plaques gaz à tous les étagesLa première voire l'unique plaque gaz à tous les étages (encore existante) dans la rue. et II).