La rue Beaubourg est une voie, ancienne, qui se situe à cheval sur le arrondissement et le arrondissement de Paris.

Situation et accès Actuellement, en venant de la Seine, elle prolonge la rue du Renard à partir de la rue Simon-le-Franc. Elle est située dans les et , quartiers Sainte-Avoye, Arts-et-Métiers et Saint-Merri. Elle débute au 14, rue Simon-le-Franc et se termine au 48, rue de Turbigo.

La rue Beaubourg est desservie par la ligne 11 à la station Rambuteau et par les lignes 3 et 11 à la station Arts et Métiers.

Origine du nom La rue fut créée à partir de la voie principale du bourg, appelé du « Beau-Bourg », qui a été absorbé par Paris lors de la construction de l'enceinte de Philippe Auguste bâtie de 1190 à 1210.

Historique L'ancienne rue Beaubourg (avant 1851) Au début du , quelques paysans vinrent bâtir en cet endroit plusieurs chaumières dont le nombre augmenta rapidement. Ces habitations formèrent, vers le milieu du , un village assez étendu auquel on donna bientôt le nom de Beau-Bourg..

Ce bourg comprenait l'espace limité par les rues Maubuée (absorbée par la rue Simon-le-Franc, puis supprimée), Grenier-Saint-Lazare, Saint-Martin et Sainte-Avoie. Ce territoire fut en partie renfermé dans Paris, sous Philippe Auguste, par la nouvelle enceinte bâtie de 1190 à 1210.

La partie de la rue qui était dans Paris s'est appelée « rue de la Poterne », puis « rue de la Fausse-Poterne », en raison d'une des portes de la ville qu'on voyait dans cette voie publique entre les rues du Grenier-Saint-Lazare et Michel-le-Comte. La partie qui était hors de Paris s'est appelée « rue Oultre-la-Poterne-Nicolas-Hydron ».

Elle est citée sous le nom de « rue Beaubourg » dans un manuscrit de 1636. En 1714, Jean de la Caille indique qu'elle porte également le nom de « rue des Anglois Jean de la Caille : Description de la ville et des fauxbourgs de Paris en vingt planches ». .

Une décision ministérielle du signée Letourneux fixe la moindre largeur de cette voie publique à . En vertu d'une ordonnance royale du , sa largeur est portée à .

Au début du , située dans l'ancien , quartier Sainte-Avoye, cette voie d'une longueur de , commençait au , rue Maubuée et au , rue Simon-le-Franc et se terminait au , rue du Grenier-Saint-Lazare et au , rue Michel-le-Comte.

Les numéros de la rue étaient noirsJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Sainte-Avoye », îlot , F/31/86/19, îlot , F/31/86/20, îlot , F/31/86/25, îlot , F/31/86/26, îlot , F/31/86/27, îlot , F/31/86/28, îlot , F/31/86/29, îlot , F/31/86/30...

La rue Beaubourg entre 1851 et les années 1910 Par arrêté du , quatre rues sont fusionnées pour former la rue Beaubourg. : entre la rue Simon-le-Franc et la rue Michel-le-Comte : la « rue Beaubourg », tracée depuis le , qui était née de la fusion de deux sections situées de part et d'autre de l'enceinte de Philippe Auguste : Une rue située dans Paris appelée « rue de la Poterne », puis « rue de la Fausse-Poterne ». Une rue située hors de Paris appelée « rue Oultre-la-Poterne-Nicolas-Hydron » ; entre la rue Michel-le-Comte et la rue au Maire : la rue Transnonain ouverte au début du ; entre la rue au Maire et la rue Bailly : le passage au Maire, passage formé en vertu d'un acte passé le , prévoyant que vende ; entre la rue Bailly et la rue Royale-Saint-Martin (actuelle rue Réaumur) : la rue Saint-Hugues, formée vers 1780 lors du lotissement des terrains dépendant du prieuré Saint-Martin-des-Champs.

Le percement de la rue de Turbigo entraine la suppression de la section de rue comprise entre la rue Bailly et la rue Réaumur (au nord des actuels et )..

La rue Beaubourg au Un décret du déclare d'utilité publique l'élargissement et la rectification du tracé de la rue en vue d'en faire une pénétrante nord-sud. La rue est alors élargie et alignée sur un axe différent, ce qui nécessite la démolition de l'ensemble des maisons côtés pair et toutes les maisons côté impair au sud de la rue de Montmorency. Elle est prolongée au sud jusqu'à la rue Saint-Merri pour rejoindre la rue du Renard, qui est également élargie et redressée.

Les immeubles côtés pairs au sud de la rue Rambuteau sont toutefois préservés pendant un temps. Ils disparaissent lors de la destruction de l'îlot insalubre en 1936Quartier de Saint-Merri, ou îlot insalubre n° 1. Rien n'y est alors construit, le terrain sert de parc de stationnement sous le nom de plateau Beaubourg pendant trente-cinq ans. De 1972 à 1977, le Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et la place Georges-Pompidou sont aménagés à cet emplacement.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : immeuble où habitèrent Georges Baudy. (1880-1960), ingénieur des Arts et Métiers et fabricant bijoutier-joaillier-orfèvre, et son épouse, Marie-Renée Ucciani (1883-1963), artiste peintre, sculpteur et pianiste, avant de faire construire l'immeuble du 61-63, rue BeaubourgPierre et Marie-Renée Ucciani, Le Pays d'Auge, septembre-octobre 2012, , .Marie-Renée Ucciani, programme des expositions 2014, Le Villare – Villers-sur-Mer.. : galerie d'art de Daniel Templon depuis 1972Alexis Jakuboxiwz, « Aux sources de Daniel Templon », Vanity Fair, , octobre 2016, .. : quartier de l'Horloge. : emplacement de la poterne Nicolas-Huydelon ouverte vers 1270 dans l'enceinte de Philippe Auguste. : plaque en hommage à un pompier mort en 1982 en portant secours à une femme réfugiée sur le toit pour fuir un incendie.. vignette|gauche|Plaque en hommage au pompier Philippe Boulai. : fausse impasse résultant d'une amorce d’alignement de la rue Michel-le-Comte, projet non réalisé prévu en 1856-1860. Cet alignement devait constituer le prolongement de la rue du Grenier-Saint-Lazare.. : immeuble construit pour Georges Baudy et son épouse, Marie-Renée Ucciani (artiste peintre, sculpteur et pianiste), où ils habitèrent jusqu'à leur divorce. : emplacement de l'ancien couvent des Carmélites de la rue Chapon. : Centre LGBT Paris-Île-de-France. : emplacement du cimetière Saint-Nicolas des Champs (de 1220 à 1791). : immeuble-dortoir, construit par l’architecte Paul Auscher en 1910, pour le personnel de Félix Potin, page 50.. (angle avec la rue Chapon) : ancienne inscription « 10, rue Transnonain ».

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. . Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris, avec préface, notes et glossaire d'Edgar Mareuse. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.

Articles connexes Liste des voies du de Paris Liste des voies du de Paris

Liens externes

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