La rue de Chabrol est une voie du de Paris, en France.

Situation et accès La rue de Chabrol est globalement orientée est-ouest. Elle commence au 85, boulevard de Magenta, au niveau du carrefour avec la rue du Faubourg-Saint-Denis et la rue du 8-Mai-1945, qu'elle prolonge, rencontre la cour de la Ferme-Saint-Lazare, la cité d'Hauteville, croise la rue d'Hauteville et se termine au 98, rue La Fayette.

Le quartier est desservi par la ligne 7 à la station Poissonnière à l’ouest et par les lignes 4, 5 et 7 à la station Gare de l'Est à l’est.

Origine du nom vignette|gauche|redresse|Gaspard de Chabrol. Elle porte depuis 1835 le nom du comte Gilbert Gaspard de Chabrol de Volvic (1773-1843) qui fut préfet de la Seine de 1812 à 1830Avec une interruption pendant les Cent-Jours, en 1815 ; pendant cette période, c'est Pierre-Marie Taillepied de Bondy qui occupa cette fonction..

Historique Une ordonnance royale du autorise le comte Charpentier, propriétaire de la partie méridionale des anciens jardins du clos Saint-Lazare, à ouvrir sur ses terrains une rue de de largeur pour communiquer de la rue du Faubourg-Poissonnière, vis-à-vis la rue de Bellefond, à la rue du Faubourg-Saint-Denis. Cette ordonnance ne porte que sur les auxquels la largeur de la rue est fixée, le comte Charpentier fournira sur toute la longueur de sa propriété qui lui sera payé à raison de 7 francs 86 centimes le mètre carréFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844-1849, 115.. Toutes les dépenses exigées par l'ouverture de la rue, telles que déblais, remblais, premier pavage, etc., devaient être supportées, savoir : cinq sixièmes par le comte Charpentier, et un sixième par la Ville de Paris.

Cette rue fut immédiatement tracée, et reçut, en vertu d'une décision ministérielle du , le nom de « rue Chabrol ». Peu de temps après la révolution de 1830, les habitants du quartier donnèrent à cette voie publique le nom « rue de Laborde » en référence à Alexandre de Laborde, chargé provisoirement alors de la préfecture de la Seine. Le , une décision ministérielle, signée Gasparin, lui a rend sa dénomination « rue Chabrol ».

C'est sous son impulsion que les quartiers compris entre l'enceinte de Louis XIII (tracé des actuels Grands Boulevards) et le mur des Fermiers généraux se sont urbanisés dans la première moitié du . Il considérait que la puissance publique, qu'il représentait comme préfet, devait encourager l'initiative privée en matière de promotion immobilière en s'y associant : , écrit-il le .. L'actuel ayant été pour l'essentiel loti et bâti selon ce précepte, une rue du quartier rend hommage au préfet.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|gauche|redresse|L'immeuble du « fort Chabrol » en 2009. C'est dans cette rue que se trouvait l'école municipale de dessin du arrondissement de Paris, fondée par les frères Dupuis en 1836 et dirigée par le sculpteur Justin-Marie Lequien jusqu'en 1878, qui eut Georges Seurat parmi ses élèves les plus célèbres. 2 : marché Saint-Quentin depuis 1854. 10 : siège de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité. 14 : domicile de l'artiste peintre provençal Eugène de Barberiis (1851-1937) en 1885Catalogue de la Exposition d'Amiens de 1885, organisée par la Société des amis des arts de la Somme, . et du peintre belge Henri Huklenbrok. 18 : domicile du peintre et enseignant Louis Hista (1851-1934), du peintre Victor Pierre Ménard (1857-1938) et du peintre polonais Albert Taljański (1854-1946). vignette|Plaque au 20. 20 : maison natale d'Henry Becque, auteur dramatique (1837-1899). Une plaque commémorative a été apposée sur la façade, en 1924, à l'occasion du de sa mort. 35 : collège Bossuet Notre-Dame, établissement privé catholique sous contrat avec l'État, fondé en 1906Site de l'établissement.. 37 : le peintre Pierre-Laurent Baeschlin y vécut. 50 : Michel Izraelski, père de la résistante Zlata Izraelski, y tenait un magasin de confection pour dames. 51 : anciennement immeuble du Grand Occident de France. Jules Guérin, journaliste antisémite et anti-franc-maçon, y soutint avec des amis, du au , un siège mémorable contre la police, où celle-ci les arrêta. D'où l'expression « fort Chabrol ». 63 : Le Furet Tanrade y perpétue depuis 1990 la tradition de la Maison Tanrade, la plus ancienne marque de confiture de Paris, fondée en 1728 (11, rue Rameau puis 18, rue Vignon) ; il est aujourd'hui dirigé par le confiseur, maître chocolatier et pâtissier Alain Furet. C'est également à cette adresse qu'est née Marie Laurencin le Archives numérisées de Paris, acte de naissance arr., 31/10/1883, cote V4E 6267.. 65 : Charles Lemaire y est mort.

Notes et références

Pour approfondir Bibliographie

Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale.

Articles connexes Liste des voies du de Paris

Liens externes

Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris

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