La rue Scheffer est une rue du de Paris, située à proximité du Trocadéro.
Situation et accès La rue Scheffer est une voie publique allant de la rue Benjamin-Franklin à l’avenue Georges-Mandel ; elle mesure 590 mètres de long, et sa largeur varie de 12 mètres au maximum à 6 mètres au minimumJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, septième édition, 1963, (« L-Z »), « Rue Scheffer », ..
De la rue Benjamin-Franklin à l’avenue Georges-Mandel, elle croise successivement : la rue Vineuse ; l’avenue Paul-Doumer ; la rue Bellini (au 21, et finit au 30, avenue Paul-Doumer) ; le square Pétrarque (au 31, voie privée, et finit en impasse) ; la rue Pétrarque (au 28, et finit au 10, avenue Paul-Doumer) ; la rue Louis-David (au 43, et finit au 72 bis, rue de la Tour) ; le square du Trocadéro (au 40, et finit par une impasse) ; la rue Cortambert et en face la rue du Pasteur-Marc-Boegner (au 46, et finit au 43, avenue Georges-Mandel) ; la villa Scheffer (au 49-51, voie privée, et finit en impasse).
La rue est desservie au nord par la ligne 9 du métro à la station Rue de la Pompe et, au sud, par la ligne 6 à la station Passy.
Origine du nom vignette|gauche|redresse|Ary Scheffer, Autoportrait. Elle porte le nom du peintre Ary Scheffer (1795-1858), qui ne vivait pas là mais habitait l'actuel , sa maison étant de nos jours le musée de la vie romantique.
Historique
En 1730, le « chemin des Moulins » désigne une voie comprise entre la rue Vineuse et la rue Cortambert. En effet, il y avait à l'époque trois moulins à proximité, dont le moulin Leclère, situé près de l’actuelle rue Bellini.
En 1848, cette voie de l'ancienne commune de Passy devient la « rue des Moulins », avant d'être classée dans la voirie parisienne en vertu du décret du et de prendre sa dénomination actuelle par un décret du .
Entre 1848 et 1853, des travaux prolongent la rue vers l'ouest. Originellement, il était prévu qu'elle rejoigne la rue de la Pompe, mais le projet est abandonné lors du percement de l'avenue Henri-Martin (actuelle avenue Georges-Mandel).
En 1903, on choisit de la prolonger vers le sud, entre les rues Vineuse et Benjamin-Franklin, ce qui absorbe alors le square Benjamin-Franklin, depuis disparu.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire : immeuble Art déco construit par l'architecte Marcel Hennequet en 1929-1930, remarquable par sa façade entièrement composée de bow-windows. « Immeuble 1, rue Scheffer et 17, rue Franklin », Plateforme ouverte du patrimoine (POP).. : le chansonnier Pierre-Jean de Béranger y habita jusqu'en 1850, chez la veuve d'un militaire, nommée Bega. : il se trouvait ici une voie privée, la villa Bigot, disparue depuis. : immeuble construit par l'architecte Roger Anger.. : l'éditeur Karl Boès y habita, dans une maison désormais disparue. La maison d'édition qui y siégeait publia notamment Liane de Pougy, de Nau, Félicien Champsaur et Guillaume Apollinaire. , à l'angle de la rue Louis-David : immeuble de style Art nouveau construit en 1911 par l'architecte Ernest Herscher., qui y installe, au rez-de-chaussée, son agence d'architecture« L’immeuble Ernest Herscher de la rue Scheffer », sur Histoires de Paris.. L'immeuble est primé par le jury du concours de façades de la ville de Paris en 1922Excelsior, 28 juillet 1922, sur retronews.fr.. L’artiste dramatique Léa Caristie-Martel« Caristie-Martel, Léa », sur catalogue.bnf.fr. (1865-1934), surnommée la Muse des armées, y a vécu. En 1914, sous sa présidence, un ouvroirUn ouvroir est un atelier de charité où des personnes bénévoles font des ouvrages de dames pour les indigents - et en l’occurrence, ici, pour les soldats - ou des ornements d’église. y est installé exclusivement réservé aux femmes habitant le seizième arrondissement et, plus particulièrement, aux ouvrières touchant l’allocation de chômageLe Petit Parisien, 1er décembre 1914, sur gallica.bnf.fr.. Le président du Niger Hamani Diori y a acheté un appartement en 1962, au prix de 170 000 francsAndré Salifou, Biographie politique de Diori Hamani, premier président de la République du Niger, Karthala, 2010 ., par l'intermédiaire de son ambassadeurKlaas van Walraven, Le Désir de calme. L’histoire du mouvement Sawaba au Niger, Presses universitaires de Rennes, 2017 .. Il avait pour habitude d'y recevoir ses hôtes de marque lors de ses séjours parisiens entre 1962 et 1974. : la poétesse Anna de Noailles y habita à partir de 1910. Elle y mourut en 1933. Sur un panneau Histoire de Paris installé à proximité est écrit : .
: Institut national d'enseignement supérieur pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. : immeuble dont la demande en autorisation de bâtir date du et dont le propriétaire est alors la marquise de Polignac, qui habite elle-même dans un hôtel particulier situé au de l’avenue Henri-Martin voisine (aujourd’hui : avenue Georges-Mandel)La Construction moderne, 9 juillet 1910, .. Ancienne demeure de madame Marghiloman. : Adrien Prévost de Longpérier (1816-1882), numismate et archéologue, y habita et y mourut le . : un couvent des Carmes se trouvait ici. De nos jours, villa Scheffer, voie privée. : dans la première moitié du XX siècle (bâtiment démoli), siège de l'Union française pour le suffrage des femmes (UFSF)... : hôtel Aga Khan (1930-1933) de l'architecte Lucien Pollet (vitraux de Louis Barillet), classé monument historique« Hôtel Aga Khan », sur pss-archi.eu.. : en 1897 s'y installent les écrivains Paul et Victor MargueritteJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Les Éditions de minuit, troisième édition, 1963, supplément, 1972, « Rue Scheffer », .. : la République du Congo est propriétaire de cet immeuble. Son ambassade s'y trouvait de 1962 jusqu'au début des années 1980, avant de s'installer au 37 bis, rue Paul-Valéry. Les lieux sont actuellement occupés par des services techniques de l'ambassade. : le peintre Théo van Rysselberghe (1862-1926) installe son premier atelier à cette adresse lorsqu'il s'installe à Paris en 1898, atelier qu'il quitte en 1901 pour le 44, rue LaugierPhilippe Thiébaut, « Art nouveau et néo-impressionnisme, les ateliers de Signac », La Revue de l'Art, 1991-92, p. 72-78 note 34.. : le général Gustave Borgnis-Desbordes y habita.
Bâtiments démolis : à cette adresse se trouve avant la Première Guerre mondiale un établissement scolaire, l’Institution de jeunes gens. La fin de l’année scolaire est marquée par un concours de marche, saut, boxe, gymnastique suédoise, etc., entre les élèves et, parfois, entre les professeurs« Une course de professeurs », L’Éclair, 7 juillet 1912, sur RetroNews..
Notes et références
Annexes Bibliographie Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. .
Articles connexes Liste des voies du arrondissement de Paris
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