La rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie est une voie ancienne, située dans le de Paris.
Situation et accès Actuellement, la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, d'une longueur de , est située dans le , quartiers Saint-Gervais et Saint-Merri. Elle commence au 31, rue Vieille-du-Temple et finit au 24, rue du Temple.
Ce site est desservi par les stations de métro Hôtel de Ville, Saint-Paul et Rambuteau.
Origine du nom Elle prit cette dénomination parce que les chanoines de la Sainte-Croix étaient venus fonder un établissement au , le couvent Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, dans cette rue. Dans sa Vie de Saint-Louis, Joinville l'expose ainsiJean de Joinville, Histoire de Saint-Louis, Veuve Renouard éditeur, réédition de 1868, . :
Le toponyme « Bretonnerie » ou « champ aux Bretons » est antérieur à l'arrivée des moines« Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie », nomenclature officielle des rues de Paris, paris.fr.. Il y avait, en 1268, dans la rue, une maison connue comme étant la maison de Galeran le Breton. Il semble qu'il ne fut pas le premier de la diaspora à s'être installé dans la rueMarcel Poëte, « Examen, avec projections, des dossiers du Casier archéologique et artistique de Paris. — Partie comprise entre les rues des Francs Bourgeois, Pavée, de Rivoli et des Archives », procès-verbal de la séance du 30 juin 1917 de la Commission du Vieux Paris.. C'est pour différencier la communauté des autres couvents parisiens dédiés à la sainte Croix que le complément leur a été ajouté.
Historique vignette|Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie sur le plan de Turgot (1739). Cette rue, qui est l'une des plus anciennes rues du quartier du Marais, était construite en 1230 et se nommait « rue de Lagny », dite « rue de la Grande-Bretonnerie » car elle était située sur le fief Saint-Pierre-de-Lagny et sur le territoire dit « le Champ-aux-Bretons », également appelé « Champ-de-la-Bretonnerie ».
Selon Saint-Foix, le nom de « Bretonnerie » est venu à l'occasion d'un combat de cinq Anglais, ou Bretons, qui y furent tués en 1228, époque où il n'y avait encore que quelques maisons éparsesJean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.. Voici ce que l'on peut lire dans le Dictionnaire historique de Paris, de Béraud & Dufey (1832, Paris) :
Les chanoines de Sainte-Croix s'installent dans la rue en 1258, à l'abri de l'enceinte de Philippe Auguste. Ils deviennent rapidement une des communautés les plus riches et les plus en vue du Marais et c'est de ce fait, dès 1314, que la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie prend sa dénomination actuelle.
Elle est citée dans Le Dit des rues de Paris, de Guillot de Paris, sous la forme « rue La Bretonnerie ».
Au , comme l'indique la collecte de 1313, la partie du côté de la rue Sainte-Avoie portait le nom de « rue d'Agnès-la-Buschère » ou « rue d'Agnès-la-Huschère ».
Elle est citée sous le nom de « rue Sainte Croix » dans un manuscrit de 1636 dont le procès-verbal de visite, en date du , indique : .
Accusé de malversations, le prieuré de Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie est fermé en 1778 et démoli pendant la Révolution française, laissant place au square du même nom.
Une décision ministérielle, du 3 prairial an IX () signée Chaptal, fixe la largeur de cette voie publique à Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments..
Au , la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie, d'une longueur de , alors située dans l'ancien , dans le quartier du Marché-Saint-Jean pour ses numéros impairs et dans le quartier du Mont-de-Piété, pour ses numéros pairs. Elle commençait aux 35-37, rue Vieille-du-Temple et finissait au 2, rue Sainte-Avoie et 16, rue Barre-du-BecCadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Mont de Piété », îlots , F/31/85/24, îlot , F/31/85/25, îlots , F/31/85/26.Cadastre de Paris par îlot (1810-1836), plan « Marché Saint-Jean », îlot , F/31/85/07, îlot , F/31/85/08, îlot , F/31/85/09., rues qui disparaissent ensuite sous le nom unique de « rue du Temple ».
Les numéros de la rue étaient rouges. Le dernier numéro impair était le et le dernier numéro pair était le .
La moindre largeur est portée à , en vertu d'une ordonnance royale du .
La rue est aujourd'hui, et depuis les années 1980, un haut lieu de la vie du gay Paris.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|Plan de Bernard Jaillot de 1713. Nota : le nord est à gauche. 26. Les Filles Sainte-Anastase 27. Hôtel Le Peletier, Mr le Lieut-Civil 28. L'hôtel d'Argenson 32. Carme des Billettes 33. Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie 34. Hôtel de Lalande Cette rue a conservé de très belles maisons et de charmants petits hôtels construits aux et s.
Numéros pairs Au : de 1980 à 2020, librairie Les Mots à la bouche, maintenant rue Saint-Ambroise. Le a été habité par l'astronome Joseph Jérôme Lefrançois de Lalande (1732-1807). Une statue de Tereska Torrès par son père, l'artiste Marek Szwarc, y est installée à l'angle avec la rue Aubriot. Au de la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie se trouvait l'hôtel Le Pelletier de Morfontaine : construit en 1696 pour le fermier général Romans, il fut occupé par le prévôt des marchands Louis Le Peletier de Mortefontaine, puis par le célèbre avocat Guy-Jean-Baptiste TargetCommission Municipale du Vieux Paris - Année 1930 - Procès-verbaux, Paris, 1936, p. 8.. De 1840 à 1860 s'y installe la mairie de l'ancien arrondissement de Paris et après la nouvelle organisation de Paris en 20 arrondissements, la première mairie du jusqu’en 1868. Le bâtiment est détruit en 1929. Au : ancien hôtel de Feydeau, transmis par mariage de la famille Hennequin aux Feydeau de Brou.
Numéros impairs Au Hôtel Raoul de la Faye du début du derrière l'immeuble sur rue construit en 1852. Au se trouve le théâtre du Point-Virgule depuis 1975. Au : Emplacement de la maison où Antoine Brutus Menier, alors droguiste, fonda la marque du chocolat Menier, à laquelle son fils Émile-Justin donna en 1853 l'essor qu'on lui connaît. Emplacement de l’église du couvent de Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie.. Emplacement su siège de la SFIO puis de la Section française de l’internationale communiste (SFIC) Au , tourelle de 1610.
Lieu non identifié Denis Dodart (1634-1707), botaniste-pensionnaire de l'Académie royale des sciences y réside avec sa famille..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie . Napoléon Chaix, Paris guide, 1807, Librairie internationale. Félix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris. Jean de La Tynna, Dictionnaire topographique, étymologique et historique des rues de Paris, 1817.
Articles connexes Liste des voies du de Paris Anciens arrondissements de Paris Dénomination des voies de Paris Histoire de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 4e arrondissement de Paris Catégorie:Voie citée dans le Dit des rues de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636