Confolens (prononcer ) (en occitan : Confolent) est une ancienne commune du Sud-Ouest de la France située dans le département de la Charente en région Nouvelle-Aquitaine. Elle est connue pour son festival, le festival de Confolens. Géographie Localisation et accès Confolens est l'une des deux sous-préfectures du département de la Charente. Elle est située au nord-est du département, et elle est la capitale de la Charente limousine.

Édifiée de part et d'autre de la Vienne, la ville de Confolens est située à d'Angoulême, de Limoges et de Poitiers, les trois grandes villes régionales voisines. Confolens constitue, du fait de son éloignement relatif de ces pôles urbains, un centre intermédiaire dont le développement est autonome.

À 40 minutes des aéroports de Limoges et d'Angoulême, à une heure du TGV Atlantique (Angoulême ou Poitiers), située sur l'axe est-ouest route Centre-Europe Atlantique, point d'éclatement vers « l'Arc atlantique », La Rochelle et Bordeaux vers l'ouest, et Guéret, Montluçon et Mâcon vers l'est, Confolens est un lieu de passage et d'accueil.

Confolens est traversé par deux axes majeurs régionaux : la D 951, d'Angoulême à Bellac et Guéret, maillon de la route Centre-Europe Atlantique, et pour laquelle une déviation a été faite en 1976. Perpendiculairement, la D 948, route de Limoges à Niort. Ces deux routes traversent la Vienne à ConfolensCarte IGN sous Géoportail.

L'axe routier majeur traversant l'arrondissement, la RN 141, passe à près de au sud de la ville. Confolens n'apparaît donc pas au sens strict comme la ville-centre de l'arrondissement et, sur le plan économique, elle doit compter avec la concurrence de Chasseneuil-sur-Bonnieure, Roumazières-Loubert et Chabanais qui disposent d'un réseau d'entreprises plus dense et sont beaucoup mieux reliées à Angoulême et Limoges. Cet isolement semble renforcé depuis l'été 2006 par la recommandation, pas toujours observée, faite aux poids-lourds circulant sur la D.951 de passer par Chabanais et Limoges plutôt que par Saint-Claud, Confolens et Bellac, route plus directe entre Angoulême et Guéret, offrant moins de dénivelés et relativement bien aménagéeEn plus du trafic vers Macon, une partie du trafic entre Bordeaux et Lyon passe aussi par Confolens ou Chabanais, Guéret et Montluçon pour des soucis de rentabilité, principalement les dénivelées et le coût du péage de l'A89.. Toutefois, la N.141 est en cours de mise à 2 × 2 voies entre Angoulême et Limoges.

Communes limitrophes

Géologie et relief Comme toute cette partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Le sol de la commune se compose essentiellement de granite, et de diorite. Le plateau du nord-ouest de la commune (entre chez Nadaud et l'Alouette) est couvert d'arènes sablo-argileuses de nature détritique. L'extrême sud de la commune, entre Ansac et le Goire, se compose de gneiss et de diorite quartzifèreVisualisateur Infoterre, site du BRGMCarte du BRGM sous Géoportail ..

La commune de Confolens occupe la vallée de la Vienne, qui forme une entaille nord-sud dans la bordure occidentale du plateau limousin. Le relief est assez vallonné, et les vallées de la Vienne et du Goire sont en V. Le point culminant de la commune est de , situé au nord-ouest. Le point le plus bas est , situé le long de la Vienne en limite nord. La ville de Confolens s'étage sur les flancs de la Vienne, entre 130 et d'altitude.

Hydrographie Confolens est située au confluent de la Vienne et du Goire. Cette situation est à l'origine de son nom.

Climat

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département, et il est plus semblable à celui de la ville de Limoges que celui de la station départementale de Cognac.

Voies de communication et transports vignette|L'ancienne gare aménagée pour le vélo-rail. La desserte ferroviaire pour voyageurs de Confolens par la voie ferrée de Roumazières et le Petit Mairat a disparu peu après la Libération. Aujourd'hui, la gare la plus proche, celle de Roumazières-Loubert, est à (ligne Angoulême-Limoges). De plus, en matière de transports en commun, il n'existe plus aucune desserte de Confolens à destination de Limoges ou de Poitiers. L'axe Confolens-Angoulême est desservi deux fois par jour par une liaison routière conventionnée par le département de la Charente mais qui exige plus de deux heures pour parcourir le trajet. Il existe également un bus effectuant la liaison entre Confolens et la gare de Chabanais.

Aujourd'hui, l'association Chemin de Fer Charente-LimousineChemin de Fer Charente-Limousine fait revivre l'ancienne ligne Confolens - Manot - Roumazières-Loubert en y faisant circuler des vélo-rails, et prochainement un train touristique.

Urbanisme Quartiers et lieux-dits Le faubourg de Saint-Barthélémy est situé sur la rive gauche de la Vienne et fait face au Confolens médiéval. On y trouve aussi Fontorse, et la Croix Saint-Georges. Sur la rive droite, on trouve le Châtelard, les Garennes, les Nauches, le Moulin de l'Écuyer, et le quartier récent du lycée et de la gendarmerie au sud.

La commune compte aussi de nombreuses fermes et domaines, comme Chez Garraud et Jallais au sud, Chez Nadaud, Mas Marteau, la Ferrandie ou la Martinie à l'ouest.

Morphologie urbaine thumb|center|upright=2.8|Vue de Confolens, de l'un de ses deux ponts dit « Pont Vieux », l'hôtel de ville en face, et la cité médiévale

L'inventaire général du patrimoine culturel, mené en 2004-2006, a étudié environ 650 édifices dans la partie agglomérée du centre-ville et 70 dans la zone périphérique et rurale..

Le territoire de la commune de Confolens peut être divisé en trois entités : la zone urbaine divisée par la Vienne ; la zone péri-urbaine avec un habitat individuel résidentiel, les lotissements et les zones industrielles et commerciales ; la zone rurale.

La zone rurale Sur le territoire de la commune de Confolens, la zone rurale ne se distingue pas de ce qui a été observé sur le territoire de la communauté de communes. La plupart des fermes figurent sur la carte de Cassini (fin du ), sur le cadastre de 1826 et sur la carte d'État-Major de 1860Les trois cartes sont visibles sous Géoportail, en cliquant sur les coordonnées dans l'infobox en haut de cet article.. Certaines de ces fermes sont trop remaniées et n'ont donc pas été étudiées : chez Barrat, la Borde, la Côte, les Jardins (à l'ouest des allées de Blossac), la Grange Boireau, les Papauds. D'autres ont disparu et seule la toponymie en garde un souvenir, comme pour le hameau de Fanouillac. De même, les nombreuses cabanes de vignerons ont quasiment toutes disparu : au nord et à l'ouest des Essandriesanciennes parcelles A 252, 245, qui existe toujours sous le numéro OA 159 mais n'a pas été visitée, A 237, A 231, sur le plateau qui domine le quai du Goireparcelles A 120, 119 et A 294 aujourd'hui cadastrée AD 41, non visitée. Les extraits du cadastre ancien de ces écarts sont liés à une fiche spécifique écarts.

La zone péri-urbaine La périphérie de la ville est occupée par quelques lotissements ou groupes de maisons individuelles qui ont peu à peu rejoint l'ancien champ de foire qui se tenait autour de la Commanderie.

Les organisations avec plans concertés sont rares. Certains établissements publics ont été repoussés au dans la périphérie tels la gendarmerie et le lycée. C'est également dans cette zone que se trouvent quelques villas et manoirs, ainsi que les zones commerciales.

Un seul immeuble HLM a été construit en 1965, à l'emplacement de l'ancien champ de foire Saint-Barthélemy. Les autres maisons de cette zone relèvent de l'aménagement pavillonnaire : elles sont plutôt en rez-de-chaussée avec un étage maximum, entourées d'un jardin. Dans les trois lotissements, seule une petite partie a un plan concerté, et certaines relèvent du parc social.

Les deux zones commerciales et industrielles, route de Poitiers et route de Limoges, ne présentent pas de caractère particulier. À noter cependant que sur la route de Lessac, au-delà de la gare, se trouvent réunis l'abattoir, le centre de secours et le nouveau gymnase, alors que la gendarmerie, le lycée et les deux maisons de retraite se situent aux abords de la route de Limoges.

Le camping et la station d'épuration ont été installées sur la rive droite de la Vienne, sur la route de Saint-Germain. Le stade, la piscine et les équipements sont sur la commune d'Ansac-sur-Vienne, avec une troisième zone à vocation commerciale.

La zone urbaine thumb|Confolens vu de Sainte-Catherine Sur le plan de Confolens au , la ville se limite à la zone incluse dans les remparts entre la Vienne et le Goire. Les autres parties sont mentionnées comme des faubourgs : « paroisse le faux bourg St-Michel » ; « fauxbourg du pont de Goire » ; « fauxbourg d'Ansac » ; « faubourg de la Fontorse renfermé dans les portes de ville » ; « fauxbourg de St Barthélemy ».

La présence de la Vienne a conduit la ville à se développer en deux grands ensembles, la rive gauche (quartiers de la Fontorse et de Saint-Barthélemy) et la rive droite, limitée entre la Vienne et le Goire et qui s'étend jusqu'au quartier Saint-Michel.

La ville s'organisait autour des trois églises, Saint-Barthélemy, Saint-Maxime et Saint-Michel.

Elle concentre : le centre administratif : donjon, palais de l'élection et la Salle au Moyen Âge ; hôtel de ville, tribunaux, prisons, lycée, collège, gendarmerie, sous-préfecture, etc. pour l'époque contemporaine ; la plupart de ces édifices a connu plusieurs emplacements successifs qui sont représentés sur des plans séparés afin d'en faciliter la compréhension ; un centre commercial : boutiques, foires, halles, auberges et hôtels de voyageurs ; un centre résidentiel : logements individuels, immeubles.

Les diverses occupations du centre urbain sont intimement mêlées dans le tissu bâti très dense, où se côtoient maisons à pans de bois (une soixantaine, avec un étage et un comble à surcroît), hôtels particuliers (une douzaine) et maisons de ville. Les immeubles de rapport sont rares. Les immeubles sont plus hauts dans le quartier Saint-Maxime (R+2 ou R+3) que dans l'ancienne paroisse Saint-Michel ou sur l'autre rive, quartiers de la Fontorse et de Saint-Barthélemy (R+1). Les commerces, qui occupent les rez-de-chaussée, se concentrent surtout dans l'ancien quartier Saint-Maxime, dans les rues qui environnent cette église. De nombreuses boutiques sont cependant aujourd'hui abandonnées.

Toponymie Les formes anciennes sont Confolentis en 1025-1028Chroniques d'Adhémar, p.173 in , Confluento (non daté).

Confolens est située au confluent de la Vienne et du Goire. Cette situation est à l'origine de son nom, du latin confluens, comme de nombreux autres lieux en France (Couflens, Couffoulens, Conflent, , etc.).

Dialecte La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin. En occitan, elle se nomme Confolent . ou ConfolensPrononcer [kufuˈlens] ou localement [kufuˈleⁿ]..

Histoire La région était peuplée dès l'époque préhistorique, comme en témoignent de nombreux monuments mégalithiques. Mais il n'est fait mention de Confolens qu'au .

Confolens était située sur l'ancienne voie romaine d'Angoulême à Bourges par Argenton, à l'endroit où elle traversait la Vienne. L'hypothèse d'un pont antique à l'emplacement du Pont Vieux a été émise, à la suite de la découverte de vestiges au .

Au Moyen Âge, Confolens était sur un itinéraire transversal d'un chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui se dirigeait du Limousin vers Angoulême pour bifurquer vers Saintes (reliques de saint Eutrope), Blanzac (vers Blaye) ou Aubeterre (vers Sainte-Foy-la-Grande).