Le du génie est un régiment du génie français, c'est-à-dire une unité spécialisée dans le génie militaire de l'armée française.
Création et différentes dénominations Créé le Devient le Dépôt de guerre n° 4 le En 1940, les traditions du du génie sont reprises par le bataillon du génie alpin de l'armée d'armistice. Recréé le du Centre d’Organisation du Génie - COG 514. Le , le COG 514 devient le du génie. Dissous le Recréé le . Dissous le
Chefs de corps
1935-1938 : Colonel Hanoteau 1954-1956 : Lieutenant-colonel Lopin 1956-1958 : Colonel Raoul du Pouget de Nadaillac 1958-1960 : Colonel Schilling 1960-1962 : Colonel Lefebvre 1962 : Colonel Haffner 1963-1965 : Colonel Roux 1965-1968 : Colonel Claveau 1968-1970 : Colonel Girard 1970-1972 : Colonel Rousseau 1972-1974 : Colonel Perrot 1974-1976 : Colonel Madec 1976-1978 : Colonel Granger 1978-1980 : Colonel Rhein 1980-1982 : Colonel Dion 1982-1984 : Colonel Labarre 1984-1986 : Colonel Augé 1986-1988 : Colonel Novello 1988-1990 : Colonel Finot 1990-1992 : Colonel Augarde 1992-1993 : Colonel Barthet 1994 : Colonel Weck 1994-1997 : Colonel Dorange-Patoret 1997-1999 : Colonel Campiglio
Historique Le du génie est créé à Arras le , selon une décision prise le . Le jour même de sa formation, il part pour Grenoble.
Le nouveau régiment est constitué de quatre bataillons. :
les et bataillons du génie, formés par le du génie, le bataillon du génie, formé par le du génie, les et bataillons du génie, formés par le du génie.
Régiment destiné à soutenir les opérations dans les Alpes, il est spécialisé dans le maintien des communications en zone de montagne. Il dispose à ce titre de trains muletiers et il met en œuvre des matériels qui lui sont propres.
En 1894, le génie est réorganisé et le régiment devient constitué des , et du génie.
Depuis 1901 la Place de Belfort dépend de ce régiment qui y détache son bataillon. Réorganisé le , le régiment perd le bataillon qui devient une unité formant corps, mais reçoit en renfort le bataillon du régiment du génie.
Première Guerre mondiale vignette|Le lieutenant Lamandière de la compagnie 14/2, devant un observatoire du (), février 1915. En garnison à Grenoble, à la déclaration de la guerre, il entre en guerre avec les , et bataillons structurés en compagnies divisionnaires et de corps d'armée Journal officiel du qui établit un tableau des unités combattantes au regard de la loi du . Le rattachement de ses unités, à la mobilisation, est le suivant : Compagnie 8/1 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 8/2 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 8/3 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 8/4 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 8/16 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 8/21 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 8/22 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 13/1 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 13/2 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 13/3 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 13/4 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 13/13 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 13/14 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 13/16 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 13/19 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 13/21 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 13/24 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 14/1 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 14/2 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 14/3 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 14/6 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 14/16 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 14/21 : Armée / Corps d'Armée Compagnie 20/11 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 20/17 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 20/22 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Compagnie 38/17 : Armée / Corps d'Armée / Division d'Infanterie Sapeurs Cyclistes : Division de Cavalerie 1914
Le RG est en garnison à Grenoble, il sert l'armée des Alpes. À ce titre, ses compagnies territoriales se répartissent dans les forteresses alpines face à l'Italie en août 1914. Ces compagnies de forteresses ne restent pas « face à l'Est » très longtemps et dès la fin quittent les Alpes et sont mises à la disposition des corps d'armée.
: Bataille de Dornach
1915
Les compagnies du Génie : 6/4, 6/4bis, 4/13, 14/15, renforcées à partir du des compagnies 6/1 et 6/1bis sont engagées aux Eparges en 1915.
Du au la Cie 14/15 reste en secteur sans discontinuer et sera détachée au profit des Divisions d'Infanterie qui viennent à tour de rôle occuper le secteur des Eparges
17 au — cité à l’ordre de l’armée, unités ou fractions d'unités :
Compagnie 14/15 du du génie : "sous les ordres du capitaine Gunther et des sous-lieutenants Fallard et Jamet, chargée depuis plusieurs mois des travaux d’attaque d’une position fortifiée, a montré une endurance exceptionnelle au cours de travaux pénibles et périlleux. Lors de l’attaque, a fait preuve pendant quatre journées d’un entrain et d’une bravoure remarquables." Extrait de l'ordre général de la I° Armée du 7 mars 1915.
la 14/15 est de nouveau citée à l'ordre de l'Armée le :
"Sous la puissante impulsion du Capitaine Gunther, a donné des preuves d’un dévouement absolu et du plus grand courage en organisant, par un travail soutenu de nuit et de jour, du 13 au , des entonnoirs de mine, sous un feu de mousqueterie et d’artillerie des plus violents."
1916 Verdun
1917
1918 Champagne, L'Aisne, Belgique. vignette|Le détachement du du génie au défilé de la victoire le sur les Champs-Élysées.
Entre-deux-guerres
1925 : Seconde Guerre du Rif - Maroc En 1929, le régiment est renforcé par deux compagnies de sapeurs de communication (sapeurs téléphéristes) et par une partie des hommes du du génie dissous.
Seconde Guerre mondiale
Avril-mai 1940 : bataille de Narvik avec le corps expéditionnaire en Scandinavie et la de Légion étrangère. 1940 : 25 au 30 mai 1940 Poche de Lille
Les sapeurs du du génie et son chef de section forment un important noyau actif de la du génie des FFL
Depuis 1945 vignette|Visite d'un général de corps d'armée au du génie, le Le Génie n'a pas participé directement à la guerre d'Algérie, il a servi de réservoir en gradés et sapeurs. Le régiment se dotera du centre d'instruction du génie 4 pour répondre à ces besoins.
Le recréation du RG par changement d'appellation du bataillon du génie de la division alpine ().Régiment du Génie des Alpes, intégré à la division d'Infanterie de Montagne, le conserve les traditions des Alpins et la garde du drapeau du RG. Ce régiment est situé dans le quartier Sergent Bobillot, au camp de La Valbonne, dans l'AinLes chasseurs alpins: mythe et réalités des Troupes de montagne.Il fournit de nombreux effectifs en ex-Yougoslavie lors du mandat Forpronu.En même temps ne pas oublier la tragédie qui s'est déroulée dans le secteur des monts Igman, en ex-Yougoslavie, en 1995, entraînant la mort de neuf casques bleus français, dont huit faisaient partie du RG.Le mercredi , se déroulait sur la place d'Armes du du Génie stationné à La Valbonne, une grande et belle cérémonie de dissolution du régiment.
Drapeau vignette|Le drapeau du du génie défilant le . Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptionsService historique de la Défense, décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007:
Extrême-Orient 1884-1885 Madagascar 1895 Champagne 1915-1918 Verdun 1916 L'Aisne 1917-1918 Belgique 1918
Décorations Les Compagnies du du génie ont reçu la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918 avec une citation à l'ordre du corps d'armée du :
Compagnies 14/5 et 14/15 (05/06/1916) Compagnies 8/7 et 8/57 (04/04/1918) Compagnie 14/13 (23/11/1918) Compagnies 14/2 et 14/52 (07/01/1919) Compagnies 13/14 et 13/64 (31/01/1919) Compagnie 14/6 (09/02/1919) Compagnie 13/2 du (17/02/1919)
NB : seule l'unité citée, en l'occurrence la compagnie, a droit au port de ses décorations.
Devise Parfois détruire, Souvent construire, Toujours servir.
Insigne right|130px|thumb|Insigne de béret du génie
Écu jaune chargé d’une cuirasse et d’un pot en tête noirs, sommés d’un dauphin bleu et rouge.
Personnalités ayant servi au RG
Le régiment célèbre chaque année la mémoire du Sergent Bobillot, né à Paris en 1860, décédé à Hanoï le , d'abord journaliste, engagé à 20 ans au du génie. Sergent durant la Guerre franco-chinoise, il se distingue par son courage lors du siège de Tuyên Quang où il est grièvement blessé. Décédé un mois plus tard à l'hôpital d'Hanoï, il devient rapidement un héros colonial, symbole du patriotisme promu par la Troisième République. Ses cendres ont été ramenées en France en 1966Source : Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, édition 1982.. Jean Desmaisons, compagnon de la Libération, sous-lieutenant d'active en septembre 1939, il prend part à l'expédition de Norvège en mai 1940. Il rallie le les Forces françaises libres à Londres. Jacques Théodore Saconney, général et précurseur aéronaute. Jean Pichat (1913-1942), résistant, Compagnon de la Libération. Jean Parier (1936-2008), industriel et inventeur, président de la Société Lyonnaise des Inventeurs et Artistes Industriels.
Sources et bibliographie
Manuel complet de fortification par H. Plessix et É. Legrand-Girarde, , 1909 la , pages 743 et suivantes, traite de l'organisation du génie, des missions et travaux du génie
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Régiment du génie français Liste de régiments français
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