Le régiment de cuirassiers (ou RC) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment d'Artois cavalerie, un régiment de cavalerie français d'Ancien Régime, sous le nom de de cavalerie avant de prendre sous le Premier Empire sa dénomination actuelle.
Création et différentes dénominations 1666 : Choisy. 1672 : Courcel. 1686 : Anjou. 1753 : Aquitaine. 1761 : Artois. 1791 : de cavalerie. 1803 : de cuirassiers. 1815 : Dissous. 1825 : de cuirassiers. 1916 : de cuirassiers à pied. 1919 : de cuirassiers. 1939 : Dissous pour former des groupes de reconnaissance ( GRCA, , et GRDI) 1944 : de cuirassiers. 1946 : Dissous. Colonels/chef-de-brigade
Pierre Louis François Paultre de Lamotte : Colonel Michel François de Sistrières de Murat (**) : Colonel Jean-Nicolas Habert : Colonel François Bigarne
1870 : colonel Waternau. - : Colonel de Vouges de Chanteclair.
1889 - 1894 colonel de Guizelin puis colonel Delannoy.
1932 : Colonel Bertrand du Cor de Duprat de Damrémont.
Historique des garnisons, combats et batailles du Cuirassiers Campagnes du régiment d'Artois cavalerie et du
Guerre de Dévolution 1667-1668 Siège de Luxembourg (1684) Guerre de la Ligue d'Augsbourg 1688-1697 Guerre de Succession d'Espagne 1701-1713 Guerre de Succession d'Autriche 1740-1748 Guerre de Sept Ans 1756-1763 - Bataille de Corbach Campagnes de la Première Coalition (1792-1797) En 1792, Combat de Limbourg (1792) En 1793, combats d'Oberflersheim, de Landau,et de Gambsheim En 1794 : La Rehutte et Schwegenheim En 1796 (Armée de Rhin-et-Moselle) : Neresheim et Bataille de Biberach Deuxième Coalition (1798-1800) : en 1800, Bataille d'Höchstädt et Bataille de Hohenlinden
Révolution et Empire
Le de cuirassiers a fait les campagnes de 1805 (guerre de la troisième coalition) au corps de cavalerie de réserve de la Grande Armée. Lors de la campagne d'Autriche de 1805, pendant la guerre de la troisième coalition, le régiment combat le à la Bataille d'Austerlitz
De 1806 à 1808, le régiment est rattaché au de cavalerie de la Grande Armée. Lors de guerre de la quatrième coalition, il combat le à la bataille d'Iéna, le 8 février 1807 à la Bataille d'Eylau et le à la Bataille de Friedland.
En 1809 et 1810, il participe à la campagne d'Allemagne et d'Autriche. Il combat à la Bataille d'Eckmühl le , du 19 au à la Bataille de Ratisbonne et les 5 et à la Bataille de Wagram avec le corps de réserve de cavalerie. Le bulletin de la Grande Armée note .
En 1811 et 1812, le régiment est au corps d’observation de l’Elbe. Lors de la Campagne de Russie, il fait partie de la de cuirassiers du 25 au à la Bataille d'Ostrowno, le à la Bataille de la Moskova/Borodino et à la Bataille de Winkowo.
De 1813 et 1814, le régiment au de réserve de cavalerie et à la garnison de Hambourg. Lors de la Campagne d'Allemagne de 1813, il combat le à la Bataille de Lützen, le 20- à la Bataille de Bautzen, le 26-27 à la Bataille de Dresde et du 16 au 19 octobre à la Bataille de Leipzig. Lors de la Campagne de France de 1814, il combat à la Bataille de Saint-Dizier, à la Bataille de Brienne-le-Château, à la Bataille de La Rothière, à la Bataille de Champaubert, le 14 février 1814 à la Bataille de Vauchamps, à la Bataille de Craonne,à la Bataille de Fère-Champenoise et le 28 mars à Bataille de Claye et au combat de Villeparisis.
En 1815, lors de la Campagne de Belgique, il est à la de réserve de cavalerie. Il combat à la Bataille de Ligny et à la Bataille de Waterloo. Le maréchal Soult écrit .
Le fond du de cuirassiers, licencié, a été versé dans le de cuirassiers, qui a également reçu le fond de l’ancien Commissaire général.
De 1815 à 1848 Le régiment est recréé en 1825 à partir du de dragons de la Saône.
Campagne des Dix-Jours (1831)
Second Empire Guerre de Crimée 1854-1856
la guerre franco-prussienne de 1870
vignette|La charge du à la bataille de Frœschwiller. Le , lors de la Bataille de Frœschwiller il s'illustre par ses chargesappelée à tort bataille de Reichshoffen, village où ce régiment stationnait la veille désespérées au sein de la brigade du général Michel, division de cavalerie du corps d'armée, sur l'ennemi retranché dans le village de Morsbronn. Par son sacrifice il permet à la division d'infanterie du général Marie Hippolyte de Lartigue de battre en retraite en ordre.
De 1871 à 1914 vignette|Cuirassiers du régiment, assurant le service d'ordre à Saint-Quentin le lors des manifestations contre la vie chère. De 1880 à 1889, il est en garnison à Lyon. Il rejoint de 1889 à 1894 le Quartier Ordener de Senlis. Le régiment est en garnison à Noyon (Oise) de 1890 à 1913 puis à Douai.
Première Guerre mondiale
1914 vignette|Mention du sur le monument à la à Nieuport en Belgique, mémorial des combats de la division pendant la bataille de l'Yser.
1915 1916 Le , le de cuirassiers, est démonté, devient « régiment de cuirassiers à pied » et prend le nom de de cuirassiers à pied
, bataille à la Somme
1917 vignette|Monument au moulin de Laffaux. En avril 1917, le régiment de cuirassiers à pied est rattaché, avec les 4 et de cuirassiers à pied, à la division de cavalerie à pied sous les ordres du général Brécart.
, bataille du moulin de Laffaux (Aisne 02, région Picardie, France)Le Moulin de Laffaux: le nombre de tués au combat est de 146 morts(Mémorial du Cuirassiers) Bataille du Chemin des Dames
1918 Bataille du Matz Offensive Meuse-Argonne « S'est porté à l'assaut avec un magnifique élan, a enlevé toute la première position ennemie, capturé un grand nombre de prisonniers, pris un matériel considérable. » Général Humbert, 1917. « Régiment de première valeur, modèle de ténacité et d'énergie. » Général Gouraud, 1918.
Entre-deux-guerres
En 1929, le régiment rejoint la garnison de Lyon, caserné à la Part-Dieu. En 1939, il est formé d'un escadron mixte motorisé (4 pelotons motocyclistes et un peloton motorisé de mitrailleuses et d'engins), de 4 escadrons à cheval et d'un escadron de mitrailleuses et engins à cheval.
Seconde Guerre mondiale 1939 Le groupement de Cavalerie est destiné à former à la mobilisation des groupes de reconnaissance. Aussi, dès la déclaration de guerre, le régiment de cuirassiers disparaît-il en tant que tel pour se répartir et donner naissance à quatre groupes de reconnaissance : groupe de reconnaissance de corps d'armée ( GRCA), groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI) groupe de reconnaissance de division d'infanterie ( GRDI)
1944-1946 Il est recréé en à Lyon à partir de contingents FFI. Sans équipement, il est surtout employé dans des corvées de garnison jusqu'au printemps 1945. Il est dissout en 1946. Étendard vignette|L'étendard du de cuirassiers le à Paris Règlement de 1804 En 1804, il est accordé à chaque escadron et un étendard de . Règlement de 1812
En 1812, il est accordé au régiment un étendard avec les noms des batailles suivantesL'étendard fut perdu, le , à Vilna.
Étendard actuel Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Hohenlinden 1800 1800 Austerlitz 1805 1805 Moskova 1812 1812 Fleurus 1815 1815 L'Aisne 1917 Le Matz 1918 Argonne 1918
Décorations
Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes.Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment
Devise et uniformes
Hommages, honneurs, mentions Une plaque commémorative des régiments ayant tenu garnison au Quartier Ordener de Senlis.
Personnalités ayant servi au sein du régiment
Jean Bouffet (1882-1940), général français ; Louis Charles Caffarel (1829-1907), général français ; Étienne Marie Antoine Champion de Nansouty (1768-1815), général, colonel du régiment ; Jacques Léonard Clément-Thomas (1809-1871), général français, assassiné par les communards ; Jean-Pierre Doumerc (1767-1847), général, colonel du régiment ; Bernard Fuchs (1916-2005), général français, Compagnons de la Libération ; Casimir-Louis-Victurnien de Rochechouart de Mortemart (1787-1875), homme politique et général français ; Jean Touzet du Vigier (1888-1980), général français ; Pierre-Alphonse Le Bellec (1897-1959), agriculteur, exportateur.
Notes et références
Sources et bibliographie Musée des Blindés ou Association des Amis du Musée des Blindés 1043, route de Fontevraud, 49400 Saumur. , .
Voir aussi Articles connexes Liste de devises militaires françaises Régiment de cavalerie français Liens externes
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