Jean Thibaudin est un général et homme politique français de la Troisième République, né le à Moulins-Engilbert (Nièvre) et mort le en son domicile dans le de ParisArchives de Paris 7e, acte de décès , année 1905 (page 29/31).

Colonel en 1871, il sert à l'Armée du Rhin, puis à l'Armée de l'Est. Franc-maçon, considéré comme républicain, il contribue sous l'impulsion de Jules Ferry à lancer l'expédition de 1881-1882, prélude à la colonisation de Madagascar. Général de division (1882), il a été ministre de la Guerre ( - ). commandant de la place de Paris (1886) et mis à la retraite en 1888.

Biographie

Après l'École Spéciale Militaire (1841), il est nommé sous lieutenant en 1843 au Sixième régiment d’Infanterie et sert en Algérie de 1844 à 1849. Lieutenant (1847) puis Capitaine (1853) au BCP, il fait la campagne d'Italie. Chef de bataillon en 1860 au 47 RI, puis au , promu Lieutenant-Colonel en 1868 au Régiment d’Infanterie, durant la guerre contre l'Allemagne, il est affecté au corps d'armée (Frossard). Son régiment enlève le village de Sankt Arnual lors de la bataille de Sarrebrück (2 aout). Il participe aussi à la bataille de Forbach.

Colonel (1870), le à Rezonville, son régiment se distingue et il est blessé au bras droit. Interné à Mayence après la capitulation, il s'échappe (condamné à mort par contumace par les Allemands). Il prend le commandement du RI provisoire et est nommé général à titre auxiliaire. Il commande alors la DI du 24 CA (de Bressoles) avec laquelle il se porte au secours de Belfort. Il participe aux combats de l'armée de Bourbaki (Villersexel, Gonvillars). Au moment où Clinchant remplace Bourbaki, il est nommé à la tête du Corps d’Armée, mais doit passer en Suisse où il est interné à Berne. Remis colonel par la révision de grades en 1871, il commande le Régiment d’Infanterie jusqu'en 1877 puis est nommé Général de brigade (1877) et commande la et les subdivision de région de Blois et d'Orléans du au .

Franc-maçon, il est appelé en 1879 par le général Farre, ministre de la guerre, pour prendre la direction de l'infanterie au ministère de la guerre du au . Il est promu au grade de commandeur de la Légion d'Honneur en 1881.

Chef d'état-major du gouvernement militaire de Lyon et du d’armée du au , il commande la brigade d'infanterie et les subdivisions des régions de Neufchâteau et de Troyes du au .

Promu le général de division, Commandant de la division d’infanterie et des subdivisions des régions de Narbonne, de Perpignan, de Carcassonne et d'Albi du 82 au , puis de la division d'infanterie et de la subdivision de la région de Rouen (-), il devient ministre de la Guerre en 1883 et signe le décret rayant les Princes d'Orléans du cadre de l'armée.

Commandant de la place de Paris et commandant supérieur des départements de la Seine et de Seine-et-Oise du au , membre du comité de l'infanterie du au , il en devient le président entre le et le .

Rallié au boulangisme, Thibaudin a été le candidat de ce mouvement lors des élections législatives de 1889 dans la circonscription du , où il a été battu par Henri BrissonL'Intransigeant, 28 septembre 1889, ..

Il est inhumé dans le caveau familial dans la 3ème division du cimetière parisien de Pantin.

Notes et références

Liens externes

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