Catherine Jarrige ( - ), dite Catinon Menette, est une laïque, tertiaire dominicaine. Reconnue bienheureuse catholique, elle est fêtée le .
Jeunesse
Catherine est née le dans une famille pauvre de paysans du Cantal, où les parents et les sept enfants vivaient dans la même pièce. Elle a notamment une soeur de quatre ans son aînée, handicapée mentale qui l'accompagnera tout au long de sa vie prénommée Antoinette et dite Toinette. Très jeune, comme tous les enfants de son âge et de sa condition, elle va travailler aux champs et à neuf ans, elle est placée comme domestique dans une ferme voisine. On la disait gaie et espiègle...
C'est d'ailleurs à cet âge qu'elle fait sa première communion, un épisode marquant de sa vie.
Elle a treize ans quand sa mère décède. À l'âge de vingt ans, elle part pour Mauriac, ville de 2500 habitants, en compagnie de sa sœur Toinette, pour s'installer comme dentellière. Là, elle commence à s'occuper des pauvres et des malades de la ville. Son père meurt en 1790.
Vocation et œuvres Œuvres caritatives thumb|left|200px|Mauriac À l'imitation de sa sainte patronne Catherine de Sienne, elle devient tertiaire dominicaine en 1778. Ces femmes prononçaient des vœux mais vivaient dans le monde, elles étaient appelées menettes (moniales). C'est ainsi que Catherine, dite Catinon, sera plus connue sous le nom de Catinon Menette que sous son patronyme.
Elle qui aimait tant danser la bourrée y renonce, et elle dira, tandis qu'elle allait partout secourir les pauvres en leur annonçant l'Évangile : .
Toute sa vie, elle se dépensera pour subvenir aux besoins spirituels et matériels des nécessiteux, demandant l'aumône pour eux, insistant auprès des plus réticents, réveillant leur conscience. Toute dévouée aux plus humbles et aux plus pauvres, elle les soigne, leur procure nourriture et habillement, les aidant et les réconfortant tout au long de sa vie..
Pendant la Révolution
Catherine est la première à secourir les prêtres réfractaires.
Elle les cache, afin qu'ils puissent célébrer la messe, leur procure de l'aide, risquant sa vie de multiples fois.
Lorsque l'abbé François Filiol est condamné à mort, alors qu'il n'avait que 29 ans, elle l'accompagne jusqu'au pied de l'échafaud, malgré les risques énormes qu'elle prend. Elle est arrêtée à son tour, mais le tribunal révolutionnaire la relâche sous la pression de la foule.
Et une fois la tourmente révolutionnaire passée, elle continue inlassablement son action, jusqu'à sa mort, en 1836. Une grande foule suit ses obsèques, et sa popularité est restée très vive encore dans toute la région de Mauriac. Sa tombe au cimetière de Mauriac est toujours fleurie.
Béatification Le Père Cormier, du diocèse de Saint-Flour, entame sa cause en béatification. Le pape Pie XII la déclare vénérable en 1953article du Père Venchi o.p., postulateur général de l'Ordre. Catherine Jarrige a été béatifiée le à Rome par le pape Jean-Paul II. Sa fête a été fixée au .
Filmographie 2017 : Le Martyr de Bouval, film de Marie-Sophie Guering, réalisé dans le Cantal.
Sources Osservatore Romano : 1996 n.45 p. 7 / n.48 p. 2-3 / n.49 p. 9-10 ''Documentation Catholique : 1997 n.1 p. 1-2
Notes et références
Annexes Bibliographie .
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Liens externes
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