Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Foix, un régiment français d'Ancien Régime, et du d'infanterie légère créé à partir des chasseurs des Vosges.

Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.

: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Foix devient le d'infanterie de ligne (ci-devant Foix). : amalgamé, il prend le nom de de première formation. : reformé en tant que de deuxième formation. 1803 : le d'infanterie de ligne n'est pas formé et le disparaît jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1882 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, donne naissance au d’infanterie. 1928 : dissous (traditions gardées par le RI). 1939 : recréation du d'infanterie. 1940 : dissolution du régiment.

Chefs de corps

: Guillaume Marie, vicomte de La Roche-Aymon : Jean-Baptiste François de Chef du Bos, chevalier de Bouan : Gaspard Adrien Bonnet du Louvat de Champollon : Antoine Balland … 1801 : Chef de brigade Jean Nicolas Xavier Ducasse (*) 1858-1867 : colonel Edmond Nayral Martin de Bourgon. (*) 1895-1905 : colonel G.A. Deshortes de Beaulieu. 1905- : colonel E.N.G.E. Rousselet … … … … … 1914 - 1915 : Colonel Breton

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

régiment d'infanterie de ligne ci-devant Foix (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, 101 régiments sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Foix.Le régiment se compose de deux bataillons à neuf compagnies, dont une de grenadiers. Le premier bataillon prend le drapeau tricolore, le second conserve l'ancien drapeau du régiment de Foix, sans armoiries, ni devises, ni marques féodale. Ces deux drapeaux avaient la cravate tricolore et portaient brodé sur la flamme, d’un côté : « 83e régiment d'infanterie » et de l'autre : « Discipline et obéissance à la loi ». En 1792, le drapeau tricolore sera donné aussi au deuxième bataillon, et tout le régiment arborera la cocarde tricolore. Enfin, en 1793, le régiment prendra l'uniforme des volontaires, devenu celui de toute l’infanterie.

Révolution française En , le du 83e, fort de , fait partie de l'avant-garde de l'armée du général de La Fayette, rassemblée à Givet. Cette avant-garde, de , est attaquée le par Autrichiens, à Florennes, en avant de Philippeville et forcé de battre en retraite. En , les soldats du d'infanterie ci-devant Foix, en apprenant la fuite du roi, offrirent l'argent de leurs masses à l'Assemblée nationale législative pour réparer les fortifications de Givet.

En 1792, le d'infanterie ci-devant Foix fait partie de l'armée du Nord et de Belgique et se distingue, le avec le régiment de Condé, au combat d'Hamptinne avant de se retirer en bon ordre à PhilippevilleGilbert du Motier de La Fayette : Mémoires, correspondance et manuscrits du général Lafayette, Volume 1, page 447 . En , durant la marche de l'armée sur Maubeuge le régiment toujours en avant-garde est établi sur la Glisuelle, est surprise par l'ennemi au milieu d'un orage et forcée de battre en retraite.

Après ces opérations, le 1er bataillon du 83e reste avec l'armée au camp de Maubeuge du au . Il marche ensuite vers l'Argonne, rejoindre l'armée de Dumouriez. Le , il est chargé de défendre la butte du moulin de Valmy. Après la retraite des armées coalisées, le 83e arrive, le , à Valenciennes, assiste le 6 novembre à la bataille de Jemmapes, puis entre à Mons le , à Bruxelles le 14, à Tirlemont le 20, à Liège le 21 et prend ses quartiers d'hiver près de Tongres.

Le La campagne de 1793, les Impériaux, concentrés à Juliers, passent le Roër et viennent surprendre les 34e, 83e et 98e régiments d'infanterie à Tongres qui battent en retraite. Le Dumouriez rencontre et bat les Autrichiens à Tirlemont et Goizenhoven Typogravure empire Napoléon 16 Mars 1793 Combat de Tirlemont et de Goizenhoven et les contraints à se retirer sur Neerwinden ou une nouvelle bataille à lieu le . Après cette bataille, il bat en retraite en direction Bruxelles, où elle arrive le 25, après avoir combattu quotidiennement, entre Saint-Tron et Bruxelles et s'arrête, le , au camp d'Antoing, près de Tournay avant de rejoindre le camp de Famars, près de Valenciennes. Envoyé pour débloquer Condé, il est battu au combat du bois de Bonne-Espérance, à Raismes et forcé de revenir au camp de Famars.Le , les deux bataillons du 83e rentrent à Cambrai et font partie de la réserve de l'armée des Ardennes, sous les ordres du général Lamarche.

À partir de ce moment, les deux bataillons sont séparés ; le est envoyé à Avesnes-sur-Helpe et le reste à Cambrai.

Le repart de Cambrai le pour entrer dans la composition de la brigade de réserve de l'armée qui était au camp de César Circuit du camp de César - Avesnes sur Helpe. Cette armée reste dans l'inaction pendant deux mois et ne peut empêcher la prise de Condé et de Valenciennes. Sous le commandement du général Houchard, le se porte au secours de Dunkerque et de Bergues puis s'empare de Poperinghe puis bombarde Ypres avant de se replier sur Lille. En les 430 hommes du qui campe dans les environs de Gavrelle se met en marche pour dégager Maubeuge, et rencontre l'ennemi à Wattignies. Après avoir pris Marchienne le , le bataillon y est assiégé, le , par le duc d'York. Contraint de se rendre, le est fait prisonnier et ne reparait plus à l'armée du Nord. Le est reconstitué au dépôt, à Versailles, avec les prisonniers qui rentrent vers le mois de et avec les nouvelles levées, il tient successivement garnison à Versailles, puis à Senlis (, effectif 412 hommes), à Bellevue (, effectif 475 hommes), à Charenton (), et au camp de Grenelle (). Reconstitué trop tard, le qui devait entrer dans la formation de la 153e demi-brigade de première formation, entre directement dans la 7e demi-brigade de deuxième formation le Le 83ème régiment d’infanterie ci-devant Foix sur revolutionsehri.

Le , resté à Cambrai, contribue à sa défense les 8 et Joseph Deschuytter : Cambrai sous la Révolution. L'historique du jusqu'en , n'est pas précisé. Le on trouve le (avec un effectif ) dans la division Pierquin, au camp d'Arleux, et, le , avec 567 hommes, dans la division Bonnaud à Swynaerde. Le , lors du premier amalgame le du d'infanterie (ci-devant Foix) est amalgamé avec le de volontaires de Valenciennes et le de volontaires de Paris également appelé républicain de Paris pour former la de première formation.

Il s'illustre pendant les campagnes du Nord, défend le moulin de Valmy, passe en Belgique pour combattre à Jemmapes, Neerwinden et Wattignies.

À partir de ce moment, les deux bataillons furent séparés ; le est envoyé à Sedan et le à Cambrai.

En 1793, le du d'infanterie ci-devant Foix sert à l'armée du Nord et fait partie des que le général Cordellier-Delanoüe conduisit au mois d'août à l'armée de l'Ouest. Le bataillon sert en Vendée jusqu'à la fin de la guerre civile, sans avoir été amalgamé en 1793, et il est entré, le , dans la composition de la 7e demi-brigade de deuxième formation.

En 1793, le du d'infanterie ci-devant Foix quitte pour se rendre à l'armée du Rhin et est fait prisonnier à Francfort-sur-le-Main. Reformé, il sert deux ans sur cette frontière et est amalgamé à Brest, le , avec le de volontaires de Valenciennes et le de volontaires de Paris également appelé républicain de Paris pour former la de première formation.

1792-1793 : Armée de Belgique, combat d'Hamptinne. Il s'illustre pendant les campagnes du Nord, défend le moulin de Valmy, passe en Belgique pour combattre à Jemmapes, Neerwinden et Wattignies 1794 : Armée du Nord. 1792-1795 : Alpes 1795 : Pyrénées 1795 : Corse 1794-1795 : Italie 1796 : de deuxième formation formée à Düsseldorf fait partie de l'armée de Sambre-et-Meuse. 1799 Bataille de Stockach 1796-1800 : Allemagne 1803 : Lors de réorganisation des corps d'infanterie les et sont incorporés au d'infanterie de ligne. Le restera vacant jusqu'en 1814, ou il sera rétabli momentanément, jusqu'en 1815. À cette date il est de nouveau supprimé. Il n'est recréé qu'en 1855 quand le est formé avec le d'infanterie légère.

1815 à 1852 Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 8e régiment d'infanterie légère prend le numéro 83 et devient le 83e régiment d'infanterie de ligneSources extraites par JO de l'historique du en 1896 chez Édouard Privat à Toulouse.. Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 102 régiment d'infanterie de ligne.*

Algérie 1864-1867.

Il ne prend part ni à la campagne de Crimée, ni à celle d'Italie. En revanche il revient en Algérie de 1864 à 1867.

1871 à 1914 Il participe à la guerre franco-allemande de 1870. Il commence à se battre le à Raucourt, puis le son défend la gare de Sedan. La bataille perdue, le régiment est envoyé en captivité dans des villes du Nord de l'Allemagne. Auparavant, son drapeau a pu être remis à M. Mahulot ancien militaire habitant Sedan, sans être capturé par les Allemands.

Le 17 novembre 1870 eut lieu le combat de Torçay . Le 24 novembre 1870, les des et du d'infanterie de ligne qui composaient le régiment de marche furent engagés dans les combats de Chilleurs, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Maizières dans le Loiret.

Le , la compagnie de marche du qui composait le de marche est engagé dans l'affaire du Gué-du-Loir.

À la conclusion de paix, le régiment est reformé à Clermont-Ferrand avec les débris du et ceux du de voltigeurs de l'ex-Garde impériale.

Le sera affecté aux garnisons successives de Marseille, Albi, Lyon, Saint-Gaudens et Toulouse. Le le Président de la République remet au colonel de Coulanges son drapeau qui porte les noms de Gênes, Wagram, la Moskowa, Lutzen. 1881 : Pour la campagne de Tunisie, les et entrent au Kef avec la colonne Logerot. Le pays pacifié, le rentre en France. Le sur place pour mater les insurrections épisodiques et ne rentre en France qu'en 1886.

Première Guerre mondiale En 1914 casernement : Toulouse, Saint-Gaudens, d'infanterie, d'infanterie, d'armée.

1914 , départ pour Valmy. , premier combat vers Bertrix. , vers Thelonne. , vers Bulson. Première bataille de la Marne. Novembre, cote 200.

1915 à mars, Champagne-Ardenne. " Une fois de plus, le a mérité d'être appelé l'un des meilleurs régiments du Corps d'Armée." Citation, 1915. Mars, Perthes-lès-Hurlus. Mai, en Artois vers Perthes. , Duisans. Septembre, Bataille de Champagne (1915).

1916 janvier, vers Avocourt. juillet en Champagne, vers Sarry.

1917 En Champagne, Mont Cornillet. Avril, vers Saint-Hilaire-le-Grand. Mai, région de Verdun. Décembre, Bar-le-Duc.

1918 Avril, dans les Flandres. Mai, vers Saint-Mihiel. Août, vers Commercy et Bacouel. Septembre, vers Lancy.

Entre-deux-guerres Dissolution du régiment en 1928 les traditions sont gardées par le RI.

Seconde Guerre mondiale Reformé le sous le nom de RI, il appartient à la légère d'infanterie.

Drapeau