Le de chasseurs à pied () est une unité militaire dissoute de l'infanterie française (chasseurs à pied) qui participa notamment aux deux conflits mondiaux et à la guerre d'Algérie.

Création et différentes dénominations 1840 : création du de chasseurs à pied, 1842 : devient le de chasseurs d’Orléans, 1848 : redevient le de chasseurs à pied, 1940 : devient le de chasseurs portés, 1940 : le , le est dissous à Bourdeilles en Dordogne, 1940 : le , il redevient le de chasseurs à pied dans l'armée d'armistice, 1942 : démobilisation du 1944 : création du BCP FFI, 1945 : , nouvelle création à Mulhouse, 1949 : , nouvelle dissolution à Besançon, 1954 : , recrée à Rastatt, 1964 : le , le bataillon est dissous définitivement à Sarrebourg.

Historique des garnisons, campagnes et batailles Second Empire 1845 en garnison à Vincennes

En 1850, le régiment est en garnison à Besançon et son dépôt est à Strasbourg.

Au , le de chasseurs fait partie de l'Armée de Châlons.

Avec le d'infanterie du colonel de Behagle et le d'infanterie du colonel Pichon, le la Brigade aux ordres du général Saurain. Cette Brigade avec la Brigade du général baron Nicolas, deux batteries de canons de 4, une batterie de mitrailleuses et une compagnie du génie constituent la division d'infanterie. Cette division d'infanterie appartient au corps d'armée ayant pour commandant en chef le général de Failly. 1870 : Bataille de Beaumont

De 1871 à 1914

Durant la Commune de Paris en 1871, le régiment participe avec l'armée versaillaise à la semaine sanglante.

Première Guerre mondiale vignette|Deux chasseurs du avec un militaire britannique, vers juillet 1916. Ce bataillon était en stationné à Saint-Nicolas-de-Port (54) et rattaché à la d'infanterie, division d'infanterie, corps.

Rattachements successifs Rattachements : division d'infanterie d' à d'infanterie d' à division d'infanterie de à

1914 Il participe à la bataille de Morhange sous le commandement de Gustave Lacapelle.

1915 Au premier semestre 1915, jusqu'en mai, le est engagé dans les combats autour de Ypres (Flandre-Occidentale, Belgique). D'abord au sud-est de Ypres à Zillebecke jusqu'au , puis au nord-est à Langemark et an nord-nord-ouest dans la zone Pilkem / Steenstraat / maison du Collègue jusque fin mai.

Lors de ce dernier engagement, le , au sud de Pilkem, le bataillon subit une des premières attaque au gaz (chlore) de la Première Guerre mondiale. Les pertes sont importantes : plus de 200 morts et disparus, plus de sur un effectif initial d'environ .

Dans la nuit du 16 au , le reprend la maison du Collègue aux allemands et les repousse sur la rive est de l'Yperlée et de son canal.

Le a passé 160 jours dans les Flandres dont 75 jours sur le front, c'est-à-dire un taux d'engagement de 47%.

Après une quinzaine de jours de cantonnement et de semi-repos, mi-juin le bataillon est envoyé dans l'Artois dans le secteur dit "du Labyrinthe". Le 4e BCP est engagé en première ligne moins de 4 jours, du 19 au . Les combats sont intenses et confus, alors que le secteur est, d'après un communiqué de l'état-major français, repris aux allemands depuis le . Les pertes du bataillon sont très élevées : 90 tués, 5 disparus et 169 blessés pour un effectif moyen autour de , soit un taux d'attrition de l'ordre de 1/6. Le 4e BCP a passé 3 jours sur le front du Labyrinthe pour un total de 38 jours dans la zone, soit un taux d'engagement de 8%.

Le bataillon est ensuite éloigné du front puis envoyé en Lorraine à la mi-juillet. Il cantonne en diverses localités entre Saint Nicolas du Port et Azelot jusqu'à la mi-septembre pour une période d'instruction et de manoeuvres.

À la mi-, après 2 mois éloigné des combats, le est transporté par train à Vitry-le-François, en Champagne.

Le bataillon participe à seconde bataille de Champagne. Son principal engagement est l'attaque dite du bois en zigzag, non loin de Maison de Champagne, le 27 septembre 1915. Le 4e BCP progresse de 600 m sur une largeur de front d'environ 200 m au prix de lourdes pertes. Environ 800 hommes, dont 23 officiers sur 29, sont mis hors de combat (tués, blessés et disparus), c'est dire un taux d'attrition de l'ordre de 3/5. Le reste dans ce secteur jusqu'à mi-, avec des rotations entre front et cantonnement de cinq à six jours.

Le bataillon a été engagé en Champagne 99 jours dont 53 au front, soit un taux d'engagement de 53 %.

Sur l'année 1915, le taux cumulé d'attrition du bataillon est de l'ordre de 85 %. Pour l'ensemble de l'année civile 1915, le 4e BCP a passé 131 jours au front, soit un taux d'engagement de 36 %.

1916 Début 1916, le bataillon est engagé en Lorraine dans le secteur du Fort de Manonviller où il participe, du 1er au , au renforcement de la seconde position, à raison de 6 heures de travaux de terrassement par jour. Les pertes durant cette période sont de 1 mort et 3 blessés. Le taux d'engagement du bataillon sur le début de 1916 est de 27%.

Le , trois jours après le déclenchement de la bataille de Verdun, le 4e BCP participe durant 11 jours à des combats intenses au nord du Fort de Souville. D'abord engagé le dans la défense infructueuse du village de Bézonvaux. Sans liaison avec le commandement, les officiers des chasseurs et des zouaves, sur le terrain, décident d'abord de tenir la position puis de se replier pour préserver le potentiel de leurs unités. Ces décisions prises en totale autonomie ont été décisives pour éviter la percée du front par l'armée allemande. Les jours suivants, l'unité combat dans le secteur situé entre les forts de Douaumont et de Vaux. Les pertes sont très importantes : en 11 jours, 642 hommes sont hors de combat, soit un taux d'attrition de 60%.

Le bataillon est ensuite évacué au repos à l'arrière durant plus d'un mois.

Du 13 au , toujours dans la zone de Verdun, le bataillon est envoyé en première ligne au Bois Camard, à proximité immédiate de la cote 304. Chacune des nuits est consacrée à des travaux de terrassement malgré un bombardement presque continu. Les pertes sont de 34 tués et 106 blessés. Le taux d'attrition est donc sensiblement le tiers de celui du premier engagement à Verdun fin (en supposant des effectifs comparables). Les chasseurs sont ensuite envoyés vers la Somme. Ils ne seront plus présents au Bois Camard lors de la seconde offensive allemande sur la cote 304 en . Sur les quatre premiers mois de 1916, le taux d'engagement au front du bataillon avoisine un tiers.

Septembre 1916, bataille de la Somme, dont Cléry-sur-Somme

1917

1918

Entre-deux-guerres

Seconde Guerre mondiale

: Bataillon de Chasseurs Portés en poste à Colmar : rejoint la cuirassée du colonel de Gaulle : Bataille de Montcornet : Combats de la Serre et de Laon. 28 au : Combats au sud d'Abbeville 8 au : Combats du nord de la Seine 12 au : Combats de la Loire 19 au : de la Loire à la Charente : dissous à Bourdeilles (Dordogne) : redevient de chasseurs à pied : dissolution : réactivation du bataillon dans le cadre du Groupe Mobile d'Alsace Suisse. Le bataillon est fort de (principalement du Haut-Rhin) maquisards ou réfractaires à la Wehrmacht. Le participe à la libération de l'Alsace jusqu'à début décembre, date à laquelle le bataillon est à nouveau dissous.

De 1945 à aujourd'hui

: recréé à Mulhouse : dissous à Besançon

Guerre d'Algérie 1954-1962 : recrée à Rastatt 1954-1962 : combat dans l'Aurès Némenchas, au sein de la DI. Le , le massacre pendant une opération à Beni Oudjehane. Le quitte le PC de Tkout le et il est remplacé par une unité de la force locale créée par les Accords d'Évian du , dont la passation de pouvoirs a eu lieu le . Composée de 90 % de militaires musulmans et 10 % de militaires métropolitains, l'unité composée par le BCP, nommée UFL est appelé dans l'Algérois, à Guyotville le . Le BCP servant de support à celle-ci, rejoint l'Algérois et cantonne à El Biar. Le jour de l'indépendance, à la suite des élections, le , la Force Locale déserteS.P 86934 le , l'Adjudant chef…….. de la U.F.O du Bataillon de Chasseurs à Pied. A Monsieur le Lieutenant-Colonel Mairal Bernard  Commandant  le Bataillon de Chasseurs à Pied. .. 1962-1964 : Alger, RM : dissous à Sarrebourg

Chefs de corps 1840 : chef de bataillon de Bousengen 1845 : chef de bataillon Edouard Sol : chef de bataillon Auguste Gaspard Camille Gustave Capriol de Pechassant 1870 : commandant Foncegrives ... 1905 : Joseph Nicolas Edmond Vaimbois (1856-1941) ... - : Commandant Lacapelle - : commandant Jean Cordier (tué au combat au Labyrinthe) - : commandant Raoul Fouchard (promu Lieutenant-Colonel à Verdun en juste avant de quitter le bataillon) - ... : commandant Camille Pompey 1 mai 1918 - ; commandant Sarrebourse de la Guillonnière ... 1935: commandant Baril ... 1940 : commandant Bertrand 1944 : commandant Audibert ... 1962 : chef de bataillon Lieutenant Colonel Mairal Bernard 1963 : commandant Lacrose ...

Traditions

Insigne Une cigogne soutenant un cor portant un chardon enlacé à une Croix de Lorraine. La cigogne tient dans son bec un listel portant la devise « Qui s'y frotte, s'y pique », rappel de ses garnisons en Lorraine : Saint-Nicolas-de-Port, Plombières puis en Alsace : Neuf-Brisach et Colmar.

Devise

« Qui s'y frotte, s'y pique ! »

Drapeau Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau. Il n'existe en effet qu'un seul drapeau pour tous les bataillons de chasseurs à pied et alpins, le drapeau des chasseurs.

En revanche, chaque bataillon possède son propre fanion.

Le fanion du de chasseurs à pied avers Soie bleu et jonquille. Bleu à la hampe. Cor argenté au centre du Fanion, avec pavillon à droite et chiffre 4. Inscription : Bataillon de Chasseurs à Pied. devers Soie bleue et jonquille. Bleu à la hampe. Cor argenté au centre du Fanion avec pavillon à gauche et chiffre 4 au centre du cor. Sur le haut de la hampe : insigne du BCP

Décorations vignette|Le capitaine Molle du , portant la fourragère verte, entre 1916 et 1918. Pendant la Première Guerre mondiale, le bataillon est cité six fois, dont quatre à l'ordre de l'armée. Décorés de la fourragère verte aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 le , ses soldats reçoivent la fourragère jaune aux couleurs de la médaille militaire fin 1918.

Chant

refrain du bataillon : " Bataillon, commandant Clinchant, toujours en avant ! "

Personnalités Xavier de Curières de Castelnau, fils du général de Castelnau, tué au le pendant la bataille de Lorraine ; Jean Théodore François Champion alors capitaine ; Josselin de Rohan-Chabot, député du Morbihan, mort pour la France le à Bray-sur-Somme alors capitaine. Dominique Venner (1935-2013) essayiste et militant politique français.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Chasseurs alpins Liste des unités de chasseurs à pied de l'Armée française.

Bibliographie , . Cet ouvrage anonyme présente une synthèse des engagements du 4ème BCP durant la première guerre mondiale. Toutefois, il comporte beaucoup d'imprécisions, d'inventions, d'exagérations et d'erreurs par rapport à ce qui est relaté dans les Journaux de Marche et d'Opérations (JMO).

Liens externes

Photos et historique du BCP sur le site Military-Photos.

Catégorie:Bataillon de chasseurs à pied dissout Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1964 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Chasseurs a pied