Walther Emanuel Funk, né le à Trakehnen et mort le à Düsseldorf, est un journaliste, homme politique et haut fonctionnaire du Troisième Reich.
Il est secrétaire d’État auprès du ministre de l'Éducation du peuple et de la Propagande (1933-1937), ministre de l'Économie (1938-1945) et président de la Reichsbank (1939-1945).
Biographie Formation Né à Trakehnen (aujourd'hui Iasnaïa Poliana) en Prusse-Orientale, il fait des études de droit et d'économie à l'université de Berlin puis à celle de Leipzig.
En 1914, au début de la Première Guerre mondiale, il s'engage dans l'infanterie, mais est démobilisé en 1916 pour problèmes de santé. Il travaille alors comme journaliste dans divers journaux avant d'être nommé, en 1922, rédacteur en chef de la , une parution traitant de questions économiques.
Carrière politique Démissionnant de ce poste en 1931, il rejoint le NSDAP et est élu député au Reichstag l'année suivante.
Après l'arrivée des nazis au pouvoir, il est secrétaire d'État au ministère de la Propagande, ministre de l'Économie dans le cabinet d'Adolf Hitler de 1937 à 1945 et président de la Reichsbank à partir de .
Président de la Reichsbank Le , il cosigne avec Wilhelm Frick, dans le cadre de la politique d'aryanisation des biens juifs, un décret visant la dépossession des entreprises industrielles, biens et valeurs mobilières détenus par des Juifs allemands.
En 1942, le Reichsführer SS Heinrich Himmler, en possession de quantités d'or de plus en plus importantes, s'accorde avec Funk sur les dépôts que la SS serait à même de faire. Le président de la Reichsbank fait racheter par sa banque l'or dont ont été spoliés les Juifs déportés. Il crée des comptes bancaires sous le faux nom de Max Heiliger.
Au cours de l'hiver 1941-1942, il obtient la croix du Mérite de guerre de deuxième classe avec son collègue August Josef HagemannRheinisch-Westfälische Wirtschaftsbiographien, Band 17, Teil 2 von Veröffentlichungen der Historischen Kommission für Westfalen, Aschendorff, 1999, S. 410..
Tribunal de Nuremberg Jugé coupable de crime contre la paix, crime de guerre et crime contre l'humanité, notamment pour avoir accepté dans les coffres de la Reichsbank l'or extorqué par les SS aux déportés, il est condamné à l'emprisonnement à perpétuité lors du procès de Nuremberg. Il est libéré de la prison de Spandau pour raisons de santé en 1957 et meurt en 1960 à Düsseldorf alors en République Fédérale d'Allemagne.
Bibliographie
Ludolf Herbst: Walther Funk. Vom Journalisten zum Reichswirtschaftsminister. In: , , Rainer Zitelmann (Hrsg.): Die braune Elite. Teil II: 21 weitere biographische Skizzen. Darmstadt 1993, , S. 91–102. Ernst Klee: Walther Funk. In: Ernst Klee: Das Personenlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945. Fischer, Frankfurt am Main 2005, , S. 172.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Député du Reichstag (république de Weimar) Catégorie:Ministre de l'Économie du Troisième Reich Catégorie:Ministre du Commerce du royaume de Prusse Catégorie:Nazi condamné à l'emprisonnement à perpétuité Catégorie:Personnalité allemande condamnée pour crime contre l'humanité Catégorie:Personnalité du Troisième Reich condamnée au procès de Nuremberg Catégorie:Criminel de guerre nazi libéré de façon anticipée Catégorie:Étudiant de l'université Humboldt de Berlin Catégorie:Étudiant de l'université de Leipzig Catégorie:Naissance en août 1890 Catégorie:Naissance dans l'oblast de Kaliningrad Catégorie:Naissance dans la province de Prusse-Orientale Catégorie:Décès en mai 1960 Catégorie:Décès à Düsseldorf Catégorie:Décès à 69 ans Catégorie:Personnalité politique allemande condamnée