vignette|droite L'anaphore (, anaphora, « reprise », « chose présentée, rapportée », d'où le sens dérivé « offrande ») est dans les Églises d'Orient le moment le plus important de la divine Liturgie : la prière eucharistique, précédée des rites de préparation des Saints Dons.

Composition en cinq parties L'anaphore, dans la description qu'en donne l'auteur syrien Moïse Bar Képha au , comprend cinq parties. Dans la liturgie de Saint JacquesTraduction R. H. Connolly, H. W. Codrington ; Two Commentaries on the Jacobite Liturgy by George Bishop of the Arab Tribes and Moses bar Kephas, together with the Syriac Anaphora of St James and a document entitled The book of life ; Londres, 1913 (réimpr. 1969). ce sont : la déposition des oblats sur l'autel ou Grande Entrée ; le Canon eucharistique, y compris le Sanctus et l'Épiclèse ; les mémentos ou commémoraisons des saints, des défunts et des vivants (une prière qui a la même origine que la grande synaptie) ; le Notre-Père et les prières qui l'entourent ; la communion.

Rite d'Antioche

Rite alexandrin

Historique Étymologie Le terme grec anaphore veut dire « prière de l'offrande », « prière qui fait monter à Dieu l'offrande ». Le terme araméen pour l'anaphore est qurraba (on trouve aussi qurbana). Le terme syriaque est quddàša, qui veut dire « sanctification », ou plus précisément « prière pour la sanctification des dons et de l'assemblée ».

Origines juives L'anaphore chrétienne a des racines juives. On retrouve dans l'anaphore une forme littéraire archétype: la beråkâ juive (et sa forme sous-jacente qu'est la tôdâ ou prière de l’alliance), bien que celle-ci ne puisse être considérée comme le modèle unique et exclusif de l'anaphore.

Développements

Différentes structures pour l'anaphore Il existe des anaphores dont la structure est plus polarisée par l'anamnèse, et d'autres plus polarisées par les épiclèsesCesare Giraudo, « Pneumatologie en Orient et en Occident », in L'Eucharistie, don de Dieu pour la vie du monde. Perspectives théologiques et ouvertures sur le monde, Actes du Symposium international de théologie. Congrès eucharistique, Québec 11-13 juin 2008, Québec 2009, p.90-120. – Texte en ligneIn Unum Corpus : Traité mystagogique sur l'Eucharistie, Cesare Giraudo, Cerf, Paris, 2014..

Les anaphores à dynamique anamnétiqueTerme euchologique. articulent leurs éléments ainsi : Préface ; Sanctus ; Post-Sanctus ; Récit de l’institution ; Anamnèse ; Épiclèse sur les oblats ; Épiclèse sur les communiants ; Intercessions ; Doxologie.

Cette structure est propre à l'anaphore syro-occidentale (ou antiochienne).

Les anaphores à dynamique épiclétique articulent leurs éléments selon trois différents structures : La structure syro-orientale (ou chaldéenne), considérée par rapport à l'Anaphore de Addaï et Mari : Préface ; Sanctus ; Post-Sanctus ; Intercession unique ; Quasi-récit ; Anamnèse ; Épiclèse sur les oblats ; Épiclèse sur les communiants ; Doxologie. La structure alexandrine, considérée par rapport à l'Anaphore de Sérapion : Préface ; Sanctus ; Post-Sanctus épiclétique ; Récit de l’institution ; Anamnèse ; Épiclèse sur les oblats ; Épiclèse sur les communiants ; Intercessions ; Doxologie. La structure romaine : Préface ; Sanctus ; Post-Sanctus ; Épiclèse sur les oblats ; Récit de l’institution ; Anamnèse ; Épiclèse sur les communiants ; Intercessions ; Doxologie.

Réforme liturgique au

Réforme du Concile Vatican II.

Voir aussi

Liturgie de saint Basile Liturgie de saint Jean Chrysostome Anaphore de Addaï et Mari Anaphora of Saint Gregory Anaphora of Saint Gregory

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Divine Liturgie Prière eucharistique Liturgie de la Préparation Anaphore de Addaï et Mari

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