Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Salm-Salm, un régiment d'infanterie allemand au service du royaume de France.
Création et différentes dénominations 1667 : régiment de Furstemberg. 1686 : régiment de Gréder. 1716 : régiment de Sparre. 1720 : régiment de Saxe. 1751 : régiment de Bentheim. 1759 : régiment d'Anhalt. 1783 : régiment de Salm-Salm. 1791 : d’infanterie de ligne. 1793 : non formé 1796 : de ligne. 1803 : d’infanterie de ligne. 1815 : dissous. 1823 : d’infanterie de ligne. 1887 : d’infanterie. 1924 : dissolution (traditions gardées par le d'infanterie). 1939 : nouvelle formation du d’infanterie. 1940 : dissolution le par le bureau liquidateur de Clermont-Ferrand.
Chefs de corps Louis de La Marck, comte de La Marck (1674-1750)
Le maréchal de Saxe a été colonel de 1720 à 1751. .... 1791 : colonel Louis Dominique Munnier (**) ; 1792 : colonel Ernest de Ruttemberg (*) ; 1793 : colonel Jean Armand Chevalleau de Boisragon (*) ; 1803 : colonel Pierre Joseph Petit ; 1806 : colonel Jean-Baptiste Bruny ; 1812 : colonel Jean-Claude-Simon Regnault ; 1837 : colonel Joseph Pierre Lafontaine ; .... 1855-1859 : général de brigade Jean Joseph Gustave Cler .... 1893-1898 : colonel Henri de Pourquery de Péchalvès 1898-1902 : colonel Louis Bonneau 1903-1908 : colonel Gabriel Gaillot .... ? - : colonel Paul Léon Costebonel Paul Léon Costebonel sur mémoire des hommes (†) .... - : colonel Léon Paul Génin (**) .... 1939-1940 : lieutenant-colonel Le Barillec 1939-1940 : général de brigade Pierre-Arthur-Louis-Marie Beziers la Fosse ....
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime 1672-1678 : guerre de Hollande 1688-1697 : guerre de la Ligue d'Augsbourg 1701-1713 : guerre de Succession d'Espagne 1733-1735 : guerre de Succession de Pologne 1740-1748 : guerre de Succession d'Autriche 1756-1763 : guerre de Sept Ans : : bataille de Corbach
Guerres de la Révolution et de l'Empire
: Armée de la Moselle, expédition de Trèves 1792-1793 : Belgique 1793-1797 : Allemagne, Armée de Rhin-et-Moselle, Armée du Nord, Armée de Mayence, siège de Mayence, guerre de Vendée 1799-1800 : campagne d'Italie (1799-1801) 1805-1809 : Italie 1805 : bataille de Caldiero 1809 : Allemagne, bataille de Wagram 1811-1813 : Espagne Lors de la bataille de Salamanque, en 1812, l'aigle du drapeau du fut capturé par le battalion, 44th Regiment of Foot, de l'armée britannique. L'Aigle est désormais exposé au Musée du Régiment de l'Essex, à Chelmsford (Essex Regimental Museum), http://www.royalanglianmuseum.org.uk/ 1813 : campagne d'Allemagne 1814 : campagne de France 14 février 1814 : bataille de Vauchamps
1815 à 1852 1836-1842 : conquête de l'Algérie
Le régiment eut de lourdes pertes dans cette campagne. Lors de l’expédition de Constantine fin 1836, les troupes françaises en retraite durent passer sur le lieu de l’embuscade où avaient péri cent quarante et un hommes du d’infanterie, arrivé en Afrique seulement six mois auparavant. Leur impression est résumée par le marquis de Castellane, major du régiment de chasseurs d’Afrique : ..
« La redoute d'Aïn-el-Turck portera désormais le nom de redoute du . » Maréchal Vallée, 1839.
Second Empire 1855 : guerre de Crimée, Bataille de la Tchernaïa Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 102 régiment d'infanterie de ligne. 1860-1862 : campagne d'Italie : occupation de Rome 1862-1867 : expédition du Mexique. Le régiment débarque en octobre à Veracruz, participe à la bataille de Pueblale siège de Puebla et est le premier régiment a entrer dans Mexico. Il fait ensuite campagne dans le centre du pays, puis dans le nord, avant de participer à la marche sur Durango durant l'hiver 1864. En 1866 il participe à la campagne de Mazatlan et durant les combats de Matehuala. « Le a tenu haut et ferme le drapeau de la France et dans le combat du , il s'est couvert d'une gloire impérissable. » Maréchal Forey, 1866.
1870-1871 : guerre franco-allemande de 1870 Pendant la guerre de 1870-71, le faisait partie du de l’armée du Rhin. Enfermé dans Metz, il est aux batailles de Borny le , et de Gravelotte, le 16, où il perd 12 officiers et 130 soldats ainsi qu'à la très dure bataille de Saint-Privat le .
Le 28 octobre, une compagnie de marche du de ligne, formant le régiment de marche participe au combat de Formerie.Aristide Martinien : Guerre de 1870-1871 : État nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués du 15 septembre 1870 au 12 février 1871 page 77. Le eut lieu le combat de Torçay où . Le , la compagnie de marche du de ligne qui composait le de marche est engagé dans l'affaire du Gué-du-Loir.
1871 à 1914 Le 27 mars 1871, des éléments du régiment rentrant de captivité sont amalgamés avec d'autres éléments de diverses unités pour former le Charles Tanera : Historique du 101e régiment d'infanterie de ligne, page 30 et suivantes.
En , le de marche fusionne dans le .
De 1881 à 1883 1 bataillon participe à la campagne de Tunisie
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fourni un bataillon pour former le 162e régiment d'infanterie
Première Guerre mondiale Casernement Lorient, Groix, Port Louis, à la d'infanterie, d'infanterie, d'armée. À la DI d' à , il est composé de 3 bataillons.
Il est commandé à Lorient par le colonel Costebonnel, tué au combat, « mort pour la France » le dans la SommeBase des Morts pour la France de la Première Guerre mondiale,
☀http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/ (consulté le 13 juillet 2014).
1914 Maissin (Belgique), Lenharrée, Haussimont et Vassimont (première bataille de la Marne), Saint-Hilaire-le-Grand, Thiepval, La Boisselle, Orvilliers
1915 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne Tahure.
1916 Bataille de Verdun.
1917
: les pertes du régiment sont de 900 dans le secteur du chemin des dameshttp://www.chemindesdames.fr/photos_ftp/contenus/Lettre%20CDD%2019.pdf. : le régiment est renforcé de 800 hommes. octobre : il se trouve dans le secteur du Chemin des Dames. Pendant l’hiver 1917, il occupe successivement les secteurs de la Malmaison, de la forêt de Pinon et de l’Aisne. Le se voit décerner pour sa bravoure au feu le port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre.
1918 Nesle, Champlieu, Roye, Rollot Chemin des Dames Ferme de Navarin, Butte de Souain, 27 mai 1918 : seconde bataille de la Marne, bataille de l'Aisne Somme-Py.
« Pendant quatre jours de durs combats, où il a été toujours en avant, il s'est fait remarquer par son ardeur guerrière. » général Gouraud, 1918.
Entre-deux-guerres Le , le est de retour à Lorient, après avoir participé au défilé de la victoire à Paris derrière son glorieux drapeau cravaté de la croix de guerre et de la fourragère aux mêmes couleurs. Devant la population en liesse le Maire de Lorient reprend les paroles qu’il avait prononcées le : « Le soldat breton au cœur fort et généreux ne demeura pas inférieur à sa réputation ». Hélas le bilan de cette Première Guerre mondiale était très lourd, le régiment accusant 2416 morts ou disparus.
Le régiment est dissous le .
Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre Le d'infanterie est formé à Lorient le , par le CMI , Réserve A RI type NE.
Il passe par Saint-Mihiel, puis s'est dirigé vers la frontière luxembourgeoise. En , il est sur le Stromberg, le , il est à Bouzanville. En , il est à Saint-Jean de Montmeillant et dans la région de Rethel ; en avril, il se prépare à la manœuvre de Belgique par Givet.
Il est en effet affecté à la d'infanterie ( corps d'armée, ) qui doit participer à la manœuvre Dyle en gagnant et occupant la Meuse entre Vireux-Molhain et Hastière..
Bataille de France
: les Allemands attaquent à l’ouest. Le régiment ne dispose alors que de 60 % de ses effectifs, soit moins de , le reste étant pour la plupart en permission. À , le PC du régiment reçoit l’ordre d’alerte lui enjoignant d’exécuter la manœuvre de Belgique à laquelle il s’était entraîné en avril. La troupe se met en mouvement à pied, sous les attaques de l’aviation ennemie à partir du 11.
: dimanche de pentecôte, par un soleil radieux, le gros de la , se porte comme prévu sur la Meuse, tenant le front entre Hastières et le sud de la boucle de Chooz. Le sud du dispositif est affecté au régiment, entre Ham et Vireux. Exténué après cette marche, le atteint ses emplacements à 3 h dans la nuit du 12 au 13. Le PC est à Vaucelles. Le RI est au nord et le RI de la DI au sud. Le du commandant Dardant occupe le quartier nord avec son PC à Hierges. La fait la liaison avec le . Les ponts de Ham et Vireux sont détruits à 16 h. : les bombardements aériens s’intensifient. Les premiers contacts avec l’ennemi qui a atteint les rives du fleuve ont lieu dès la fin de journée du 13. Le régiment reçoit alors dans la soirée un ordre de repli sur la ligne Vierves-Matignolles. : l’ennemi franchit la Meuse très tôt dans la matinée. Toute la division, qui est enfoncée par la d’infanterie allemande, doit refluer, le vers Mazée à partir de 3 h le 15. Le régiment subit des pertes. Ainsi le capitaine Yves Queignec, commandant de la , instituteur à Scaër, meurt au champ d’honneur, en Belgique le en fin de journée (le 13 d’après l’inscription sur sa tombe ?) à l’âge de 39 ans. Il est enterré à Quimper, au cimetière Saint-Joseph. : à , les Allemands apparaissent dans la région de Matignolles où le combat s’engage avec les unités du qui, vers , sont menacées d’encerclement. Elles refluent et sont disloquées par des attaques de blindés lorsqu’elles arrivent à Olloy vers . Le capitaine Collin, commandant le bataillon est blessé et fait prisonnier. Dans ce chaos, tout ce qui reste de la division doit se diriger vers la forêt de Saint-Michel. Ce même jour, face au désastre, le général Corap est remplacé par le général Giraud à la tête de la . Mais c’est déjà trop tard, les allemands exploitent leur percée qui les conduira jusqu’à la mer et à Dunkerque. Leurs troupes qui ont franchi la Meuse à Sedan le 13 arrivent maintenant de l’est et la « panzer division » entre dans Hirson le 16. : à , seuls environ 500 hommes de la DI sont rassemblés à Saint-Michel, les RI et RI étant les plus représentés. 6 chars R35 du de chars de combat renforcent le dispositif qui s’appuie sur les blockhaus souvent inachevés dans la forêt. Vers , le général Beziers de Lafosse (1880-1964), commandant de l’infanterie divisionnaire et le colonel commandant le d’artillerie de la DI quittent le PC de Saint-Michel pour rejoindre celui du . : en matinée une percée est envisagée vers Mondrepuis. Elle n’aura pas lieu. Vers , l’ennemi progresse de Saint-Michel vers le nord et arrive au contact de la ligne d’arrêt. De nombreux soldats sont tués, en particulier au carrefour de l’étoile où a été érigé un monument commémoratif portant les noms de 24 militaires dont 3 du , Sergent Mathurin Guehennec, soldat Henri Manceau, Sergent Jacques Salama. Les combats se calment à l’arrivée de la nuit. : ce samedi, l’attaque reprend dès l’aube et, peu, à peu, le dernier réduit constitué par le PC du est entouré de toutes parts et va cesser le combat.