Antoine-Laurent-Thomas Vaudoyer né le à Paris, où il est mort le , est un architecte et graveur français. Il appartient à une dynastie d'architectes dont le plus connu est son fils, Léon Vaudoyer.

Biographie Antoine Vaudoyer débute dans la carrière des armes en 1777 en entrant dans le régiment de dragons de Lorraine. Il quitte l'armée dès l'année suivante, après la mort de son père.

Libre alors de suivre ses goûts, il intègre à Paris l'atelier de Marie-Joseph Peyre et suit les cours de théorie à l'Académie royale d'architecture. Lauréat du Grand prix d'architecture en 1783 sur présentation du projet « Une ménagerie renfermée dans le parc du château d’un souverain », il part à la fin de l'année en Italie comme pensionnaire du roi pour un séjour de cinq années à l'Académie de France à Rome, alors installée au palais Mancini.

Il rentre en France en 1788. En 1789, il ouvre un « atelier libre » d'architecture pour former des élèves. Il proteste contre le projet de transformer l'église Sainte-Geneviève en Panthéon national en 1791.

Après la suppression, par la Convention, de l'académie royale d'architecture (1792) dont les locaux au Louvre sont mis sous scellés (1793), Vaudoyer prête son concours à Julien-David Le Roy (1724-1803), historiographe et professeur du cours de théorie d'histoire de l'architecture de l'académie, pour le maintien de l'enseignement et l'ouverture d'une école d'architecture indépendante dans les logements de fonction de Le Roy au Louvre. Grâce à leurs efforts, l'école parvient à subsister jusqu'en 1795Le titre III de la loi du 3 brumaire an IV (25 octobre 1795) relatif aux « Écoles spéciales » légalise , année de sa reconnaissance par le ministre de l'IntérieurLe ministre de l'Intérieur Pierre Bénézech rétablira également, en 1796, les concours et les prix qui seront rouverts à partir de 1797.. Antoine Vaudoyer y exerce les fonctions de secrétaire-archiviste, d'abord bénévoles et gratuites, puis officielles à partir de 1807 et payées à partir de 1810François Benoit, L'art français sous la Révolution et l'Empire : les doctrines, les idées, les genres, L.-H. May, Paris, 1897, , notes 7 et 8 et (en ligne)..

Lors de la création du Conseil des bâtiments civils en 1795 par Jean-Baptiste Rondelet, Jean-François Chalgrin et Alexandre-Théodore Brongniart, Vaudoyer se vit confier un des six postes d'inspecteur Lauren M. O'Connell, "Redefining the past: revolutionary architecture and the Conseil des Bâtiments Civils", in The Art Bulletin, Juin 1995..

Il devient membre de la Société des sciences, lettres et arts de Paris en 1799.

Architecte du palais des Beaux-Arts (ancien collège des Quatre-Nations) en 1802, Vaudoyer travailla à l'extension du Collège de France, et à la restauration de la Sorbonne ainsi qu'à la transformation de celle-ci, par la création de logements et ateliers, en « musée des Artistes » (1802). Il fut chargé du chantier de l'Institut de France lorsque celui-ci vint occuper le collège des Quatre Nations. Il est entre autres l'architecte de la salle des séances.

Il est nommé architecte du musée des Monuments français en 1810, chargé du projet pour un palais des Beaux-Arts en 1811, nommé architecte du marché des Carmes de la place Maubert en 1811, architecte de la bibliothèque Sainte-Geneviève en 1813 et architecte de la nouvelle École des beaux-arts en 1816.

Outre ses travaux d'architecte, Vaudoyer anima un atelier à l'École royale des beaux-artsOù il eut notamment pour élève Henri Labrouste. Cf. Notice sur celui-ci sur le site 19e.org. Il fut élu membre de l'Académie des beaux-arts au second fauteuil de la section architecture en 1823Evocation de Vaudoyer dans le discours de Michel Folliasson en hommage à Bernard Zehrfuss, ses prédécesseurs dans le même fauteuil à l'Académie des beaux-arts (dont il était secrétaire archiviste de la section d’architecture depuis 1807).

Marié à Alexandrine-Julie Lagrenée, fille de Louis Jean François Lagrenée, il est le père de Léon Vaudoyer.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Montparnasse ( division) où son fils Léon Vaudoyer, également architecte, le rejoindra.

Œuvres Architecture 1789 : restauration des piliers du Panthéon ; 1804 : installation de l'Institut dans le « palais des Quatre-Nations » ; 1811 : plans, coupes et élévation de l'Institut de France.

Publications , 1 planche Grands prix d'Architecture, Projets couronnés par l'Académie Royale des Beaux-Arts de France, Gravés et publiés par A.L.T. Vaudoyer et L.P. Baltard, Paris, 1818 Discours nécrologique sur la tombe de Jean Rondelet,

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des membres de l'Académie des beaux-arts (France)

Liens externes

Page consacrée à la construction de l'Institut INHA Antoine-Léon-Thomas Vaudoyer

Catégorie:Naissance à Paris au XVIIIe siècle Catégorie:Militaire français du XVIIIe siècle Catégorie:Architecte français du XVIIIe siècle Catégorie:Architecte français du XIXe siècle Catégorie:Prix de Rome en architecture Catégorie:Académie des beaux-arts (France) Catégorie:Enseignant à l'École nationale supérieure des beaux-arts Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en décembre 1756 Catégorie:Décès en mai 1846 Catégorie:Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 89 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse