vignette|redresse=0.8|Porte-drapeau du régiment de Touraine. Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Touraine, un régiment français d'Ancien Régime créé en 1625. Il est dissous en 1997.
Création et différentes dénominations
: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Touraine devient le d'infanterie de ligne ci-devant Touraine. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation 1796 : création de la de deuxième formation 1803 : constitue le d'infanterie de ligne 12 mai 1814 : pendant la Première Restauration, le d'infanterie de ligne prend le . 1er mai 1815 : pendant les Cent-Jours, il reprend son nom d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion du Puy-de-Dôme 1820 : la légion du Puy-de-Dôme est amalgamée et renommée d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie 1924 : dissolution 1939 : nouvelle création du d'infanterie 1940 : dissolution 1944 : nouvelle création du d'infanterie 1946 : dissolution 1972 : création du d'infanterie divisionnaire 198? : devient de commandement divisionnaire 1991 : devient d'infanterie 1997 : dissolution
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du RI Ancien Régime
d'infanterie ci-devant Angoulême (1791-1793) Guerres de la Révolution
L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Touraine.
En , le d'infanterie ci-devant Touraine se rend à Bayeux et à Cherbourg et arrive à Mézières en novembreL. Susane, t. 4, ..
En , il est placé à Verdun, qu'il quitte le mois suivant pour aller à Toul, puis à Hochfelden et Belfort. Le contribue à l'occupation du pays de Porrentruy, et plus tard, quand les Prussiens envahirent la France, ce bataillon, dans lequel Lazare Hoche servait alors comme lieutenant, se rend à Thionville et prend part à la défense de cette place. Le colonel Louis François Hector d'Haudoire d'Aigreville déserte le .
En 1793, le « régiment de Touraine » fait partie de l'armée du Rhin. Il se distingue à la prise des lignes de la Lauter, à la bataille de Kaiserslautern, à l'attaque des retranchements de Bischweier et à la levée du blocus de Landau.
Début 1794 le régiment affecté à l'armée de la Moselle.
de première formation (1793-1796) Guerres de la Révolution En 1793, lors du premier amalgame la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Auvergne) de volontaires de la Nièvre de volontaires de Seine-et-Oise
La , fait la campagne de l'an II à l'armée de la Moselle celle de l'an III à l'armée de Sambre-et-Meuse et celle de l'an IV à l'armée de Rhin-et-Moselle.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Navarre), de volontaires d'Indre-et-Loire et de volontaires d'Indre-et-Loire) de première formation ( du d'infanterie (ci-devant La Couronne), de volontaires du Nord, des Fédérés Nationaux) du d'infanterie (ci-devant Port-au-Prince) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) de volontaires de la Sarthe de la légère de deuxième formation ( de chasseurs (ci-devant Royaux-Corses), de chasseurs révolutionnaires, de volontaires des Hautes-Alpes également appelé de chasseurs des Alpes et Bataillon de chasseurs des Hautes-Alpes)
En 1796, il combat à Mantoue.
En 1797, il se trouve à la bataille de Rivoli.
En 1799, il participe aux batailles de Fossano, de PastrengoLa bataille de Pastrengo également appelée bataille de l'Adige s'est déroulée le 28 mars 1799, de Verone et de Magnano
En 1803, le régiment rejoint l'armée des côtes de l'Océan à Boulogne-sur-Mer par Napoléon Bonaparte avec pour objectif un débarquement en Angleterre.
d'infanterie de ligne (1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à six bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815.
Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à trois bataillons avec les trois bataillons de la de deuxième formation.
En 1805, durant la campagne d'Allemagne, il fait partie du 3e corps de la Grande Armée et participe le 2 décembre à la bataille d'Austerlitz.
En 1806, durant la campagne de Prusse, il assiste aux batailles d'Auerstaedt et .
En 1807, pendant la campagne de Pologne, il prend part aux batailles d'Eylau et de Friedland ainsi qu'au Siège de Dantzig.
En 1809, dans le cadre de la Campagne d'Allemagne et d'Autriche on trouve le dans les batailles de Tann, d'Eckmühl, de Ratisbonne, de Gospic Combat de Gospic, de Wagram et de Stettin.
En 1812, attaché à la du de la Grande Armée, il participe à la campagne de Russie, composé à l'ouverture de la campagne de 102 officiers et hommes, il est engagé dans les batailles de Smolensk, de la Moskova, de Krasnoï, de la Bérézina et de Dvina.
En 1813, durant la campagne d'Allemagne, il se trouve aux batailles de Dresde, de Kulm, de Peterswalde et de Leipzig.
En 1814, il se trouve à la défense de Luxembourg. Après l'exil de à l'île d'Elbe, l'ordonnance royale du qui réorganise les corps de l'armée française, le prend le .À son retour de l'île d'Elbe, le , prend, le , un décret qui rend aux anciens régiments d'infanterie de ligne les numéros qu'ils avaient perdus. En 1815, durant les Cent-Jours, il se trouve au 3e corps de l'armée du Nord et participe aux batailles de Ligny et de Namur.
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion du Puy-de-Dôme (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La Légion du Puy-de-Dôme, qui deviendra le d'infanterie de ligne en 1820, est créée.
d'infanterie de ligne (1820-1882) 1820 à 1852 En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé avec les 3 bataillons de la légion du Puy-de-Dôme.
En 1823, dans le cadre de l'expédition d'Espagne, il assiste au siège de Pampelune.
En 1830, une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.
En 1831 le régiment est envoyé en Belgique pendant la révolution belge.
En , il participe à la répression des émeutes, qui s'étendent à Paris, qui mène au massacre de la rue TransnonainUne lettre de Paul-François Dubois sur l'insurrection parisienne d'avril 1834.
En , le régiment arrive en Algérie.
En , un bataillon de ce corps, sous les ordres du général de Bar, fait partie d'une expédition dans la province de Tittery. Le , sous le commandement du gouverneur général concourt à l'expédition de l'Ouarsenis, pendant les mois de novembre et décembre. Le , une colonne dont le régiment faisait partie est envoyée contre les tribus environnant le camp de Guedhal. Le 9, le régiment prend part à un combat vif et prolongé, dans lequel l'ennemi est mis en déroute. Le , deux compagnies, une du et une du , sont envoyées au secours de l'arrière-garde qui soutenait un combat très animé contre les Kabaïles. Ils restent maîtres du terrain couvert des cadavres de l'ennemi.
Durant le mois de , le , sous les ordres du duc d'Aumale, fait partie, d'une expédition, dans la province de Tittery, contre les Beni-Djaad et les Nezlioua. Le régiment fait partie de l'expédition dans laquelle le duc d'Aumale prend la smala d'Abd-el-Kader, le . Le capitaine Dupin, officier d'état-major détaché au , s'est particulièrement distingué dans cette expédition. Le , au camp de Theniet El Had, quatre compagnies du de ligne font partie d'une colonne qui exécute une razzia dans le pays des Beni-Media.
En 1847, le régiment construit des routes, et plus spécialement, la route des gorges de La Chiffa.
En , le régiment quitte la province de Tittery et revient à Alger où il prend ses quartiers. En mai il participe à une expédition punitive contre les tribus Kabyles qui se sont soulevées dans la région de Bougie. Après son retour le régiment embarque à destination de la France et débarque à Toulon le puis il s'installe à Aix-en-Provence et Marseille.
En 1849, il fait partie de l'expédition de Rome et participe au siège de Rome.
Second Empire vignette|Fantassin du d'infanterie pendant l'expédition de Rome de 1849.
En 1855-1856, le régiment est engagé dans la guerre de Crimée.
En 1859, dans le cadre de la campagne d'Italie, il se trouve à la bataille de Melegnano () durant laquelle il perd 16 officiers et 98 sous-officiers caporaux et hommes de troupe. Il gagne par sa conduite, le droit de voir inscrire sur son drapeau le nom de Melegnano en lettres d'or.
1870 à 1914 Durant la Guerre franco-prussienne de 1870, avec le régiment d'infanterie de ligne du colonel Fraboulet de Kerléadec et le 2e bataillon de chasseurs à pied du commandant Le Tanneur, le la aux ordres du général comte Pajol. Cette avec la du général Berger, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la d'infanterie, de l'armée du Rhin, commandée par le général de division Latrille comte de Lorencez. Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division de Ladmirault. Le 25 juillet 1870, le régiment combat aux avant-postes de Bouzonville, puis il participe le à la bataille de Borny et le à la bataille de Saint-Privat avant d'être fait prisonnier après la capitulation de Metz. Le (bataillon de dépôt) affecté à l'armée du Nord se trouve à la bataille d'Amiens en 1870 et à la bataille de Saint-Quentin en 1871. Le 33e régiment de marche, formé de l'amalgame de plusieurs compagnies de divers régiments, rattaché à l'armée de la Loire, participe à la bataille de Coulmiers.
De 1881 à 1883, le participe à l'Expédition de Tunisie.
De 1912-1914 le régiment est en garnison à Arras. C'est durant cette période que le colonel Pétain a sous ses ordres le lieutenant Charles de Gaulle.
Sous le commandement du lieutenant-colonel Prunaux-Cazer, le 33ème RI se trouve début en Avesnois en Thiérache en avant-garde de la division. Le il borde la frontière franco-belge dans la région de Trélon à quelque vingt kilomètres de son point de départ quatre ans plus tôt. Poursuivant l'ennemi en retraite il franchit la frontière le à 5 heures 15. La sonnerie du "Cessez le feu", à 11 heures, le trouve entre Macon et Chimay.
Le à Sarreguemines le Maréchal Pétain, son ancien chef de corps, décore son drapeau de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre. Le 33e R.I. rentre à Arras le , follement acclamé par la population au cours de son défilé sur la Grand'Place. La Municipalité offre un vin d'honneur à tous les officiers et sous-officiers. d'infanterie Première Guerre mondiale Affectation
1914 : Bataille de Dinant : Bataille de Charleroi : Bataille de Guise Bataille de la Marne
1915 Bataille de Champagne Aisne
1916