Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Lyonnais, un régiment français d'Ancien Régime.
Création et différentes dénominations
: tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Lyonnais devient le ci-devant Lyonnais. 1793 : amalgamé, il prend le nom de de première formation. 1796 : création de la de deuxième formation 1803 : renommé d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. : création de la légion de la Moselle. 1820 : la légion de la Moselle devient le d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie. 1914 : à la mobilisation, il donne naissance au d'infanterie. 1940 : renommé d’infanterie, régiment de BourgogneRoger Picard, La Vienne dans la guerre 1939/1945 : la vie quotidienne sous l’Occupation, Lyon : Horvath, 1993. 264 pages , .. 1998 : dissolution.
Chefs de corps
(*) Officier devenu par la suite général de brigade. (**) Officier devenu par la suite général de division.
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
ci-devant Lyonnais (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Lyonnais. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Guerres de la Révolution 1792 : Au début de l'année 1792, 3 compagnies du ci-devant Lyonnais, envoyées par le général d'Albignac, commandant à Nîmes, arrivent à Mende le et y sont reçues par les cris de « Vive le roi ! » Le , les 3 compagnies, cernées par nationaux et plus de , sont obligées de se retirer à Langogne Léonce Krebs : Campagnes dans les Alpes pendant la Révolution, d'après les archives des états-majors français et austro-sarde, 81.
(1793-1796) Guerres de la Révolution Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Forez) de volontaires du Pas-de-Calais des Fédérés Nationaux
1793 : 26 décembre : de Wissembourg
1794 : Armée du Nord Batailles de Fleurus et de Breda
Cette formation est amalgamée en 1796 dans la de deuxième formation.
(1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée, le , par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Cambrésis), de volontaires des Landes et de volontaires des Hautes-Pyrénées) Demi-brigade de l'Allier ( de volontaires de l'Allier, de volontaires de la Manche et de volontaires du Pas-de-Calais) du d'infanterie (ci-devant Austrasie) (Non amalgamé et qui devait former le noyau de la de première formation) de volontaires de l'Allier (Non amalgamé et qui devait être incorporé dans la de première formation) de volontaires de la Gironde (Non amalgamé et qui devait être incorporé dans la de première formation) de volontaires d'Indre-et-Loire (Non amalgamé et qui devait être incorporé dans la de première formation)
1796 : Armée d'Italie Bataille du pont de Lodi. Lors de cette bataille, le grenadier Laforge est cité dans les bulletins de l'armée comme s'étant lancé jusque dans les retranchements de l'ennemi, où il avait tué seul cinq uhlans et provoqué la déroute entière d'un escadron en s'écriant à chaque coup de baïonnette Les fastes de la gloire: ou, Les braves recommandés a la Postérité Volume 2 Par Louis François L'Héritier page 108 Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles Volume 26 Par Charles-Nicolas Beauvais page 32.
1799 : siège de Mannheim, bataille de Bruchsai, bataille de Veisembach et bataille d'Erbach
1800 : bataille de Brandenbourg, bataille de Hohenlinden, bataille de Neumakt et bataille de Lambech
(1803-1815) Guerres de l'Empire Par décret du , le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 3 bataillons avec la , et de la de deuxième formation.
1805 : Campagne d'Autriche Bataille d'Elchingen Combat de Günzburg Bataille d'Ulm Bataille de Scharnitz
1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna Combat de Soldau
1807 : 8 février : Bataille d'Eylau Le 14 juin 1807 les 2 bataillons du regiment participent à la bataille de Friedland Bataille de Waltersdorf Bataille de Guttstadt
1808 : Bataille de Tudela
1810 : Siège de Cuidad Rodrigo Bataille de Coaa Siège d'Almeida Bataille de Buçaco
1811 : Bataille de Redinha Bataille de Foz-de-Arouce Bataille de Fuentes de Oñoro
1813 : Bataille de Navarre Bataille de Col-de-Maya Bataille de Saint-Pre Bataille de Lutzen Bataille de Dresde Bataille de Kulm
1814 : Guerre d'indépendance espagnole 27 février 1814 : bataille d'Orthez Bataille de Toulouse
1815 : Bataille de Waterloo
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion de Moselle (1815-1820) Par ordonnance du , Louis XVIII crée les légions départementales. La légion de Moselle, qui deviendra le 27e régiment d'infanterie de ligne est créée en 1820.
(1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi le d'infanterie de ligne est formé avec les bataillons de la légion de Moselle.
1820 à 1852 1828-1829 : participation à l’expédition de Morée pour soutenir les insurgés grecs lors de la guerre d'indépendance grecque. Siège de Coron. 1830 : Une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à .
Second Empire Le de ligne participe à la guerre de Crimée. Il appartient d'abord à la de l'armée d'Orient, embarquée en mars- puis à la du de cette armée après sa réorganisation de .
Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le d'infanterie de ligne. Lors de la guerre contre l'Autriche en Italie, le est en France, à la de l'armée de Lyon.
Au , dans le cadre de la guerre franco-allemande, le d'infanterie de ligne fait partie de l'armée du Rhin.
Avec le de chasseurs à pied du commandant De Marqué et le d'infanterie du colonel Valentin Weissemburger, le forme la , aux ordres du général Antoine Dominique Abbatucci.
Cette avec la du général Charles Louis de Fontanges de Couzan, deux batteries de 4 et une batterie de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la division d'infanterie (général de division Joseph Florent Ernest Guyot de Lespart du d'armée (général de division Pierre Louis Charles de Failly). Siège de Bitche du au . : Affaire de Dieulouard 29 août : combat de Bois-des-Dames : Bataille de Beaumont
1871-1914 Fin , le absorbe le de marche. Il rejoint Antibes.
En 1884, 1885 et 1886, le 27 régiment de ligne tiendra garnison à Epinal sous les ordres des Généraux Gouverneurs militaires Guillemain et Giovarcinelli .
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fournit un bataillon pour former le 152e régiment d'infanterie.
Première Guerre mondiale Affectation thumb|droite|321px|monument en hommage à la , le poteau gris au premier plan est en mémoire du . thumb|droite|320px| RI de 1914 exposé à l'hôtel des invalides
En 1914 : casernement et dépôt à Dijon, intégrée dans la d'infanterie, d'infanterie du d'armée. Création du d'infanterie à la mobilisation à partir de réservistes et d'un « cadre » d'active du . Le d'infanterie est particulièrement exposé dans les batailles de la Meuse, de Champagne, de Verdun, de la Somme, et de la Marne, entre autres, pendant la guerre de 1914 à 1918.
1914 À la d' à puis à la jusqu'en .
Lorraine (août) : Charmes, Embermesnil, Fraimbois ; Bataille des frontières : Herbeviller, Hablutz, Saint-Georges, Foulcrey, Hesse, crête de Dolving La Bataille de la trouée de Charmes (août-septembre) : Rozelieures, La Mortagne, Vallois, Moyen, Seranville, Mare aux Vaches Saint-Mihiel (septembre), Sainte Menehould, Gizaucourt combats du bois d'Ailly en forêt d'Apremont (21-) Bataille de la Woëvre (novembre-décembre) Vaux-lès-Palameix, bois Bouchot, bois des Chevaliers, bois Baugny
1915 Hauts de Meuse (janvier-septembre) : Bois d’Ailly (), forêt d’Apremont, saillant Beaulieu Opérations d'avril en Woëvre : Saint-Mihiel Champagne (septembre-décembre) : Somme Tourbe, cote 203, trou Bricot, Butte de Tahure (25 au ), ravin des Mures
1916 Saint-Mihiel (janvier-juin) : bois Brûlé, bois de la Louvière. Bataille de Verdun (juillet-août) : bois de Vaux, ravin des Fontaines. Lorraine (septembre) : Reillon, Veho. Bataille de la Somme (décembre à ) : Villers-Carbonnel, Dompierre, Belloy en Santerre.
1917 Argonne (région) (janvier-avril) : La Harazée La Biesme Marne : Mont Blond ; Cornillet (avril mai), bois de la Grille. Champagne (juillet à ) : Maison de Champagne, main de Massiges, mont têtu, ravin de l’étang, Ville-sur-Tourbe
1918 de la Marne (septembre) : Sapicourt, Branscourt, La Vesle. Champagne (septembre-octobre) : moulin Cuissat, Prouilly, Marzilly, Hermonville, moulin de Loivre, ferme du Luxembourg, Orainville, Avaux, ferme du Tremblot..
Entre-deux-guerres
vignette|Défilé des motocyclistes du à Dijon le .
Seconde Guerre mondiale
Régiment d'infanterie motorisé d'active, dépendant du centre mobilisateur d'infanterie 81, à la région militaire, le régiment étant caserné à Dijon. Ce régiment fut commandé par le colonel Quantin (qui fut tué le ) puis par le commandant Gaillache (qui fut fait prisonnier le ).
Ce régiment faisait partie de la d'infanterie motorisée du général Juin, assigné au corps d'armée (). Côté organisation, on trouve 3 bataillons d'infanterie motorisée, ainsi qu'une compagnie d'artillerie anti char. Un bataillon est affecté aux centres d'instruction (GUI 8). En la division quitte son cantonnement de paix pour prendre position en Lorraine (secteur fortifié de Rohrbach), puis profite de la drôle de guerre pour peaufiner son instruction, le PC divisionnaire étant installé à Chauny. À la date du , le RI était en manœuvre à Sissonne. Au début des hostilités, la division entre en Belgique (plan Dyle-Breda) et prend position entre Ernage et Gembloux le . Le RI arrive le et se positionne entre les deux autres régiments de la division ( RI et RI) dans le secteur de Gembloux-Beuzet. Le , le RI subit des attaques de chars ennemis au sud de Gembloux, ainsi que le RI à Beuzet. Les attaques sont repoussées. Au soir, l'ordre de repli est donné en direction de Wavre/Charleroi. Le , sur la ligne Brye/Saint-Amand/Fleurus, des chars attaquent à nouveau les deux régiments, et ils sont à nouveau repoussés. Le repli est effectué dans l'ordre, couverts par le RI. Le , à la suite de quelques attaques de faible ampleur, la division continue son repli en direction de Valenciennes par Mons. Le , journée calme, le repli continue, la division est alors à l'est de Mons. Le , la division s'installe en position défensive sur l'Escaut de Condé-sur-Escaut à Prouvy.