Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Boulonnais, un régiment français d'Ancien Régime, et recréé en 1854 à partir du d'infanterie légère, anciennement les Chasseurs corses.
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.
: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Boulonnais devient le d'infanterie de ligne (ci-devant Boulonnais) : amalgamé, il prend le nom de de première formation : reformé en tant que de deuxième formation 24 septembre 1803 : renommé d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. 1820 : lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparaît jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. : formation du de marche à Bordeaux, à partir d’éléments des , , , , , , , , , , , , , et de ligne. : fusion du de marche et des restes du de ligne. recréation du régiment en 1874. 1922 : dissolution. 1939 : recréé comme d’infanterie de forteresse. 1940 : dissolution. 1964 : création de la du d’infanterie à partir de la subdivisionnaire de Meurthe-et-Moselle. 1966 : devient compagnie divisionnaire 61. 1978 : création du d’infanterie divisionnaire. 1979 : dissolution.
Chefs de corps 1788 : colonel Antoine Louis François de Béziade (1759-1811), comte d'Avaray. : colonel François Joseph Thorillon du Bourg de Vacherolles. : colonel Nicolas Roque dit La Roque (*). : colonel Louis Gay (*). Septembre 1854 - : colonel François GrenierLéon Jean Baptiste Clerc, Historique du d'infanterie, Berger-Levrault et , 1896, .. 1860- ? : Alfred Vincent Courtot de CisseyAlfred Vincent Courtot de Cissey est le frère d'Ernest Courtot de Cissey. . - : colonel Antoine Aubin Bressolles (*). à : colonel Eugène Berthelet. - ? : colonel Jean François Alphonse Lecomte. à : colonel Auguste Clément Gérôme. à : colonel Ernest Jean Aimé (*). août à : lieutenant-colonel (*). à 1916 : lieutenant-colonel Louis Émile Mangin (*). 1916 à 1917 : lieutenant-colonel Rousseau. 1917 à 1921 : lieutenant-colonel puis colonel Henri François Gustave Margot. (*) Officier devenu général.
Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime Guerre de la Ligue d'Augsbourg : 1694 : bataille de La Marsaille 1697 : siège d'Ath
Guerre de Succession d'Espagne : 1704 : bataille de Höchstädt 1708 : bataille de Malplaquet 1712 : sièges de Denain, Douai, Landau
fin 1720 et 1721 : en Provence pour garder la ligne du Jabron et contenir l’épidémie de pesteJean-Pierre Joly, « La ligne du Jabron pendant la peste de 1720 », Chroniques de Haute-Provence, no 360, été 2008, 18..
1746 : siège de Mons 1747 : col de l’Assiette, en Provence
1758 : bataille de Saint-Cast 1790 : garnison à Strasbourg
vignette|Uniforme par décret d'application de 15 janvier 1792.
Guerres de la Révolution et de l'Empire
1791 : occupation du Comtat Venaissin 1793 : Guerre du Roussillon Bataille de Peyrestortes Armée des Alpes An VI Armée de Rhin-et-Moselle 1798 : Armée d'Orient, Campagne d'Égypte Bataille des Pyramides Siège de Corfou 1805 : : Bataille de Caldiero 1806 : Campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : Bataille d'Iéna 1807 : : Bataille de Friedland 1808 : Armée de Portugal - Guerre d'indépendance espagnole 1813 : Campagne d'Allemagne 16-19 octobre : Bataille de Leipzig 1814 : Guerre d'indépendance espagnole 27 février 1814 : bataille d'Orthez Le , le du est mis sur pied à Nîmes, et comprend 19 officiers, 79 sous-officiers et caporaux et 664 conscrits. Avec une instruction et un équipement incomplets, la division de réserve de Nîmes est envoyée en renfort à Lyon La division de réserve de Nîmes est composée des des 67, 79, 20, 115, régiments de ligne et léger.. Informé de l'état pitoyable de cette division, le maréchal Augereau donne l'ordre de les arrêter à VienneSur un effectif de , sous-officiers et soldats au départ de Nîmes, arrivent à Vienne. et les confie au général Bardet qui parvient à les amener tous à Lyon, assez mal organisés pour le Clerc, Léon Jean Baptiste: Historique de régiment d'infanterie page 135.
En 1815 le régiment est dissous.
Second Empire 1851 : lors du coup d’État de Napoléon III, c’est un soldat du léger qui tue le député Baudin sur une barricade du faubourg Saint-Antoine, à Paris..
Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 4e régiment d'infanterie légère prend le numéro 79 et devient le régiment d'infanterie de ligne.
1855 : Siège de Sébastopol, combat à la redoute du Clocheton
Par décret du le d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le régiment d'infanterie de ligne.
Dans le cadre de la guerre franco-allemande, au , le d'infanterie fait partie de l'armée de Châlons. Avec le d'infanterie du Cel Dulyon de Rochefort, le la aux ordres du général de Villeneuve. Cette avec la du général Cambriels, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la d'infanterie commandée par le général de division Granchamp. Cette division d'infanterie évolue au sein du d’armée ayant pour commandant en chef le général de division Lebrun. 23 au - Marche vers l'est. - Passage de la Meuse à Mouzon. Bataille de Beaumont. - Bataille de Sedan
1871 à 1914 1870 : disparition des trois bataillons du régiment au siège de Sedan, le dépôt du régiment continue de former de nouvelles compagnies qui fusionnent dans des régiments de marche : le de marche, formé par les dépôts d'autres régiments, est dirigé sur la Loire mais ne combat pas. mars- : Siège de Paris vignette|Un soldat du avant 1914.De 1872 à 1879, le régiment est en garnison à Reims. Il prend garnison à Neufchâteau en 1879 puis à Nancy (caserne Molitor) à partir du .
Première Guerre mondiale vignette|Les armuriers du RI réparant leurs armes dans leur caserne de Neufchâteau (fonds photographique Weick). Casernement en 1914 : Nancy ; Neufchâteau ; d'infanterie ; d'infanterie ; d'armée.
Rattachements: d’infanterie d' à puis à la division d'infanterie jusqu'en .
1914 Bataille de Lorraine Bataille de Morhange Course à la mer Bataille des Flandres
1915 Bataille de l'Artois 25 septembre-6 octobre : seconde bataille de Champagne
1916 Bataille de Verdun Bataille de la Somme
1917 Bataille du Chemin des Dames
1918 Bataille de la Lys (1918) Bataille de l'Aisne (1918)
Les RI et RIT sont issus du RI. Le RI a durant le conflitJean-François Dubois, « Reliures précieuses pour deux livres d'or de régiments lorrains », Arts et métiers du livre, 307, mars-avril 2015, ISSN 0758-413X, 85., soit environ deux fois son effectif initial.
Entre-deux-guerres Revenu à Nancy en 1919, il part ensuite occuper le territoire du bassin de la Sarre. Le régiment est dissous le .
Seconde Guerre mondiale right|150px|thumb|Insigne du RIF (1939) Le revoit le jour le comme régiment d'infanterie de forteresse et est affecté au secteur fortifié de Haguenau où les éléments des ouvrages ne se rendent, invaincus, qu'après l'armistice, alors que les 2/3 du régiment se battent bravement à Remiremont, Luxeuil et Faucogney, avant de se rendre avec les autres troupes de l'Est encerclées par les Allemands.
Le RIF comprenait un corps franc dont faisait partie Marcel Bigeard.
Après 1945 Le , est créée la du d’infanterie, par renommage de la subdivisionnaire de Meurthe et Moselle. Cette compagnie devient l'unité d'active du d'infanterie destiné à être mis sur pied en cas de mobilisation. Le , la du d’infanterie est renommée compagnie divisionnaire 61 (dissoute en 1977).
Le régiment renaît le sous le nom de d’infanterie divisionnaire, subordonné à la militaire territoriale. Il est dissous le bien que sa formation reste prévue en cas de mobilisation.
Traditions
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Les Pyramides 1798 Caldiero 1805 Friedland 1807 Sébastopol 1855 Flandre 1914-1915 Champagne 1915 Verdun 1916
Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|90px|left
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Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec deux citations à l'ordre de l'armée, trois citations à l'ordre du corps d'armée.
Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Insignes Le Régiment d'infanterie a possédé trois insignes distincts en fonction de sa spécialité :
- Régiment d'infanterie de forteresse, fabriqué par Arthus-Bertrand (1940) ;
- Régiment d'infanterie (motorisé), fabriqué par Drago (1964, homologué G 2020) ;
- Régiment d'infanterie divisionnaire, fabriqué par Fraisse Demey (1979, homologué G 2690).
Personnalités ayant servi au Antoine Louis François de Béziade (1759-1811), comte puis duc d'Avaray (1799), sous-lieutenant dans le régiment de La Couronne commandé par son père en 1774, y fut nommé capitaine en 1777, colonel en second du régiment de Boulonnais (1782, il le commanda en chef, en 1788, au camp de Saint-Omer), capitaine des gardes de Monsieur, maréchal de camp en 1795, et capitaine de la compagnie écossaise des gardes du corps du Roi en 1796. 1786 : Général Jean Pierre François Bonet en tant que soldat. 1896-1897 : Jean Lescoffier et René d'Avril (1875-1966), poète et journaliste. 1905 : général de division Paul Maistre en tant que lieutenant colonel. 1914 : Paul Charlemagne (1892-1972), artiste peintre. 1939 - 1940 : Général Bigeard, rappelé sous les drapeaux en 1939 au RIF, avec le grade de sergent, avant d'être fait prisonnier en . Général de brigade Henri-Joseph Thüring de Ryss : librettiste et auteur dramatique français. Le , il commande une brigade de la division d’infanterie de l’armée du Rhin. Il participe à la bataille de Moesskirch les 4 et et est réformé le , à cause de ses blessures. 1939 - 1940 : Adjudant-chef Charles Hausberger, rattaché au RIF en tant que chef de section avec le grade d'adjudant.
Sources et bibliographie . Clerc, Léon Jean Baptiste: Historique du d'infanterie, Berger-Levrault, Paris Nancy, 1896, Online, chez Bibliothèque du Congrès , .
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français
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