Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment Royal-Suédois, un régiment d'infanterie allemand au service du royaume de France, et du d'infanterie légère créé à partir d'une grande partie de la garde nationale soldée de Paris.

Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l’héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère.

1791 : tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. le régiment Royal-Suédois devient le d'infanterie de ligne ci-devant Royal-Suédois. : amalgame créant la de bataille. Elle est constituée par la réunion du du d'infanterie, du de volontaires de la Vendée et du de volontaires de la Meurthe. : organisation de la de deuxième formation sous la dénomination de . 1803 : départ de deux des trois bataillons de la demi-brigade pour l'expédition de Saint-Domingue. : incorporation du resté en métropole au sein de la . : les éléments de la subsistants à Saint-Domingue sont intégrés dans le d'infanterie. Le disparaît de la liste des régiments français à partir de cette date. Conformément à un décret impérial du reclassant les régiments d'infanterie légère dans les troupes de l'infanterie de ligne en y prenant les numéros de 76 à 100, le d'infanterie légère devient le d'infanterie de ligne. Il est organisé à quatre bataillons le . : le d'infanterie de marche est absorbé par le de ligne 1887 : le corps prend la nouvelle dénomination de d'infanterie. 1924 : le régiment est dissous. 1939 : nouvelle recréation lors de la mobilisation générale. 1940 : dissolution définitive.

Chefs de corps 1796 : Chef de brigade Sébastien Ruby (*) 1800 : Chef de brigade Jean-Baptiste Charnotet (*) 1804 : Chef de brigade Jean-Baptiste Bruny (*)

1804 à 1855 : le régiment n'existe plus.

- : Colonel Guillaume-Marie-Anne-Louis O'Schée. - : Colonel comte Louis-François-Charles-Théodore Pelletier de Montmarie (*) - : Colonel Gustave-Joseph Munier (**) - : Colonel Louis-Fortuné-Alexandre Allard (*) - : Colonel Jules-Désiré Hecquet - : Colonel Félix-Auguste Pichot-Duclos (*) - : Colonel Raoul-Napoléon-Philippe Leperche (mort étant chef de corps) - : Colonel Baptiste Tramond (maintenu sous-directeur de l'infanterie au Ministère de la Guerre, ne compte que pour ordre au régiment où il n'est jamais paru) (**) - : Colonel Aristide-Michel-Florentin-Alexandre-Bonnet (**) - : Colonel Ernest-Emmanuel Burlin (*) - : Colonel Pierre-Alfred Rousseau 1898-1903 : Colonel François-Louis-Alexandre De La Geneste (*) 1902-1907 : Colonel Amédée-Léopold Heumann 1907- : Colonel Armand-Marie Jardin (mort étant chef de corps) 1909-1913 : Colonel Jean-Baptiste-Albert Moussy (*) - : Colonel Charles-Philippe-Édouard Charton (évacué pour maladie le , mis à la retraite d'office le suivant) - : Chef de bataillon Jean-Marie-François Monhoven (par intérim) (évacué pour blessure) - : Chef de bataillon Paul-Anatole Echard (par intérim) (*) - : Lieutenant-colonel Henry-Louis Levanier (**) - : Chef de bataillon Girardet (par intérim) - : Chef de bataillon Martin (par intérim) - : Lieutenant-colonel Jules Mouveaux (*) 3- : Chef de bataillon Martin (par intérim) - : Colonel Henri-Edouard Eggenspieler ... - : Colonel Maurice-Charles-Alfred Henneton (mort étant chef de corps) ... 1939 : Lieutenant-Colonel Paul-Pierre-Fidèle Baudelle.

(*) Officier devenu par la suite général de brigade. (**) Officier devenu par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime

Guerres de la Révolution et de l'Empire Le régiment est utilisé dans l'Armée de la Moselle, notamment dans l'expédition de Trèves. Il est incorporé en 1794 à l'Armée du Nord, avant de revenir dans l'Armée de Rhin-et-Moselle en 1796. En 1805 il participe à la bataille de Caldiero, en 1807-1809 à celle de Corfou. En 1810, les éléments survivants de la 89e demi-brigade revenue de Saint-Domingue sont incorporés dans les 26e, 66e et 82e régiments d'infanterie de ligne89e régiment d'infanterie de ligne. 1806-1810.. Il seront utilisés lors de la Campagne d'Allemagne à la Bataille de Leipzig. 1815 à 1848 14e régiment d'infanterie légère Le régiment est incorporé au 14e régiment d'infanterie légère, et participera notamment à la répression de l'Insurrection républicaine à Paris en juin 1832. Deuxième République En , le d’infanterie légère participe à la répression de l’insurrection républicaine, soulevée par le coup d'État du 2 décembre 1851. Il affronte les insurgés aux Mées (Basses-Alpes), et recule.

Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le régiment d'infanterie légère prend le numéro 89 et devient le régiment d'infanterie de ligne.

De 1854 à 1855, il participe à la campagne d'Italie à Rome.

En 1856, le est affecté à la conquête de l'Algérie. Il fait partie de la division d'Oran.

En 1859, le régiment participe à la campagne en Italie du Nord. Il est rattaché à la du de l'Armée d'Italie.

Guerres de 1870-1871 Au moment du déclenchement de la guerre franco-allemande de 1870, le est en garnison à Antibes. Au , le d'infanterie fait partie de l'Armée du Rhin. Avec le d'infanterie du colonel Japy, le la Brigade aux ordres du général de La Bastide. Cette Brigade avec la Brigade du général Guiomar, deux batteries de 4 et une de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la Division d'Infanterie commandée par le général de division Liébert. Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Douay.

Le 89e de ligne participe à la Bataille de Sedan le . Il y perd 14 officiers tués et 18 blessés, ainsi que 937 sous-officiers et hommes du rang tués, blessés et disparus sur les 1937 présents sur les rangs. L'intégralité de l'effectif restant est fait prisonnier de guerre en vertu de la capitulation de Sedan signée le surlendemain .

Le , le bataillon du , complétant deux autres bataillons, donne naissance à Paris au de marche. En octobre, des compagnies du rejoignent le nouveau (renommé ).

1871 à 1914 Le , le , formé à Bordeaux en février 1871 et qui a participé à la répression de la commune de Paris, fusionne avec le . Le régiment est toujours en à l'Armée de Versailles, et son dépôt à Draguignan.

Lors de la réorganisation des corps d'armée de 1873, le est affecté à la d'infanterie de la division d'infanterie, en militaire, correspondant au d'armée. En 1874, le régiment a son dépôt à Montargis mais est provisoirement au fort d'Aubervilliers .

Première Guerre mondiale En 1914, le régiment est caserné à Paris, Vincennes, Sens. À la mobilisation, il donne naissance au d’infanterie.

Le 89e RI est rattaché à la division d'infanterie d' à , le régiment étant directement rattaché à l'infanterie divisionnaire à partir de la dissolution de la brigade en .

Entre-deux-guerres vignette|Le salue la mission italienne du général Albricci. Gare de Lyon à Paris, . Le régiment est dissous le .

Seconde Guerre mondiale Le régiment est reformé le par le centre mobilisateur d'infanterie 83, comme régiment d'infanterie de réserve A type Nord-Est. Sous les ordres du Lieutenant-Colonel Baudelle, il appartient à la division d'infanterie.

Drapeau et décorations Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Valmy 1792 Hondschoote 1793 Hohenlinden 1800 Caldiero 1805 Lützen 1813 Vauquois 1915 La Somme 1916 L'Aisne 1917-1918

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|100px|right

400pxSa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20px avec deux citations à l'ordre de l'armée (deux palmes).

Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Personnalités ayant servi au

Aristide Bruant (1883-1917), fils du chansonnier Aristide Bruant, capitaine au régiment, tué à la bataille du Chemin des Dames. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France. Léon Comès (1889-1915) Amédée Cozic (1880-1915), dit Karedik, poète français de langue bretonne, sous-lieutenant au régiment tué tué le au combat de la Haute-Chevauchée, au bois de Lachalade. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Jean-Baptiste Estève de Latour (à la légère de deuxième formation) Augustin Pons ( d'infanterie légère) en tant qu'adjudant-major. Joseph Putz (1895-1945), résistant français, Compagnon de la Libération.

Sources et bibliographie À partir du Recueil d'historiques de l'infanterie française (général Andolenko - Eurimprim 1969) Beckman M. Under fransk fana! Royal Suédois - svenskt regemente i fransk tjänst 1690-1791.'' - Stockholm, 1995. . . Jules-Marie-Joseph Blanchard, Historique du de ligne pendant la guerre de 1870.

Notes et références

Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de la Somme Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1690 Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940