thumb|right|120px|insigne de béret d'infanterie Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment d'Enghien, un régiment français d'Ancien Régime, et du d'infanterie légère créé à partir des éléments provenant de la dissolution des 2, 3 et de volontaires de Corse et d'effectifs divers levés en Corse.
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne, et le d'infanterie légère
: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment d'Enghien devient le d'infanterie de ligne (ci-devant Enghien) ; 1794 : amalgamé il prend le nom de de première formation : reformé en tant que de deuxième formation 24 septembre 1803 : reformé en tant que d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration et le disparait jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1882 : d'infanterie. 1920 : dissous (traditions gardées par le régiment d'infanterie de ligne). 1939 : d'infanterie. 1940 : dissous. 1944 : d'infanterie (FFI de la Vendée), puis dissolution 1946 : d'infanterie. 1948 : d'infanterie. 1964 : Dissous. 1979 : d'infanterie. 1997 : dissous.
Chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles Ancien Régime
d'infanterie de ligne (1791-1794)
Guerres de la Révolution En vertu d'une ordonnance du , les régiments qui existaient alors durent quitter leurs noms de provinces, pour n'être plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux.
Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
C'est ainsi que le régiment d'Enghien reçut, d'après le numéro d'ancienneté qu'il occupait dans la ligne, la nouvelle dénomination de d'infanterie de ligne.
Le régiment vint s'établir en à Bourg, qu'il quitta un mois après pour aller à Belfort, et de là à Strasbourg. Le demeura dans cette place, et le fut réuni à l'armée des Vosges sous les ordres du général Custine ou il participa aux guerres de la Révolution française.
Le contribua à la poursuite des Prussiens, puis il servit ensuite à la conquête du Palatinat. Il fit partie de la célèbre garnison de Mayence, qui passa dans la Vendée au mois d', après la capitulation de Mayence et amalgamé, le , avec les débris de la garnison faite prisonnière à Mayence, le de volontaires des Pyrénées-Orientales et le de volontaires de Saône-et-Loire pour former la demi-brigade de première formation.
Le sortit de Strasbourg en 1793 pour marcher à la défense des lignes de WissembourgLES LIGNES DE WISSEMBOURG OU DE LA LAUTER ET LA FRONTIÈRE SEPTENTRIONALE DE L'ALSACE. Le , quand les Autrichiens attaquèrent ces lignes, il occupait à l'extrême gauche la redoute de Steinfeld. Ce fut par là que s'engagea l'action. . Il participe ensuite le 26 décembre à la de Wissembourg. Le bataillon se retira ensuite sur Strasbourg et fit encore parler de lui, le , en débusquant,après douze heures de combat, un corps autrichien de la forêt d'Haguenau.Le d'Enghien est amalgamé le avec le de volontaires de la Haute-Marne également appelé bataillon de volontaires de Chaumont et le de volontaires du Jura pour former la demi-brigade de première formation.
Ainsi disparaît pour toujours le d'infanterie ci-devant Enghien, partageant le sort de tous ces régiments qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement la patrie contre toutes les coalitions.
de première formation (1794-1796) Guerres de la Révolution Conformément aux lois du , du et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (), on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires.
Ainsi, la de première formation est formée, à l'armée de Sambre-et-Meuse le 15 messidor an II (), de l'amalgame du du d'infanterie (ci-devant Lorraine), du de volontaires de Seine-et-Marne et du de volontaires du Haut-Rhin.
La nouvelle formation fut mise à l'ordre de l'aile gauche par Kléber, le . Elle comprenait 68 officiers et en état de combattre, 93 canonniers et 6 canons auxquels s'ajoutait 500 hommes dans les hôpitaux et 27 hommes au dépôt à Avesnes.
Le la demi-brigade prend part à l'attaque générale dirigée par Kléber en refoulant les troupes Autrichiennes jusque derrière la Roër puis participe au siège de Maastricht.Rattaché à la division Duhesme, le part occuper Cologne, le , afin de prévenir d'une attaque venant du Rhin. Le , la conclusion d'un armistice suspendit les hostilités sur le Rhin.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution et de l'Empire Par arrêté du 18 nivôse an IV (), le Directoire prescrivit un nouvel amalgame de l'armée révolutionnaire française.
La nouvelle est formée, le 28 pluviôse an IV (), et se composa de l'amalgame des anciennes de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Guyenne), de volontaires du Doubs et de volontaires de l'Eure) et de première formation ( de volontaires du Doubs, de volontaires des Vosges et de volontaires de la Côte-d'Or).
L'armistice conclu le devait être dénoncé, dix jours à l'avance, par celui des belligérants qui voudrait recommencer les hostilités. On put donc mettre tous ses soins à refaire les cadres, et à compléter l'organisation des corps. Les Autrichiens finirent par comprendre combien une plus longue inaction pouvait leur être fatale, et dénoncèrent la rupture de l'armistice, le , pour reprendre les hostilités le .
Le la est affectée dans la , sous le ordres du général de Beaupuy. Sa force était de 88 officiers, de troupe, 26 chevaux d'artillerie et 3 pièces de 4, sous le commandement du chef de brigade de Varennes.
L'armée de Rhin et Moselle gardait le Rhin se reliant par sa gauche à l'armée de Sambre et Meuse, commandée par Jourdan et échelonnée le long du fleuve jusqu'à Dusseldorf. Le la du général Desaix, dont fait partie le , entame le combat et malgré une forte défense, avec de fortes batteries et une inondation profonde, les troupes françaises parviennent à se déployer dans la plaine de Mutterstadt, et forcent l'ennemi à abandonner tous les ouvrages qui défendaient l'inondation. La demi-brigade quitta Mutterstadt dans la nuit du 23 au , au moment où les troupes, détachées à cet effet, effectuaient le passage du Rhin. Elle arriva à Kehl le 26, reprit sa place dans la division Beaupuy, et, dès le 28, prit part au combat de la Renchen, où le corps de Desaix obligea à la retraite le général autrichien Starray, après lui avoir pris 10 pièces et fait 800 prisonniers.Le durant la bataille de Rastadt la est à la réserve avec la demi-brigade de deuxième formation. Lors de la , le , la brigade Lambert ( et demi-brigade) prend une part active à la victoire en capturant et deux pièces de canon. Après avoir pris position près de l'abbaye de Neresheim la contribue à l'enlèvement de , le en faisant une centaine de prisonniers autrichiens. Le après un combat pour la prise d'Eglingen la demi-brigade prend position sur les hauteurs d'Amerdingen. Le la attaquée par des forces autrichiennes supérieures en nombre, reçoit l'ordre de reculer pour appuyer la demi-brigade positionnée à , dans le cadre de la bataille de Neresheim.Après avoir traversé le Lech à les 3 bataillons de la furent placés en réserve à Augsbourg le avant de rejoindre, le Kehl à marche forcée ou il restèrent dans le camp retranché jusqu'au . A cette date le , comprenant 23 officiers, , 12 chevaux et 1 pièce de 4, continue à faire partie de la division Desaix, à Kehl tandis que les et bataillons sont envoyés à Gambsheim dans la division Xaintrailles, détachés sur le Rhin. Ils comprennent 40 officiers, , 16 chevaux d'artillerie et 1 pièce de 4, et restent en observation pendant tout le reste du siège. Le prit part, le , à la sortie faite contre les lignes de contrevallation de l'armée assiégeante, emmenant 9 pièces de canon et plusieurs centaines de prisonniers.
Le , les Autrichiens ayant réussi à pénétrer dans l'ouvrage à cornes de l'ile d'Erlenrhin, dépendant du camp retranché, le général Lecourbe, à la tête du de la , débarqua dans l'ile se précipita sur l'ennemi, qui fut chassé de l'ouvrage et de l'ile. Mais le 5, lorsque cette position se trouva complètement isolée par les progrès des travaux des Autrichiens, le général en chef, ne voulant pas sacrifier inutilement les braves qui étaient chargés de sa défense, en ordonna l'évacuation, qui fut immédiatement occupé par les troupes autrichiennes.
Après la reddition de Kehl, le , conformément à la convention de reddition, le de la passa, avec les 2 autres bataillons, à Besançon pour être affectée à la division Delmas qui reçut l'ordre d'aller renforcer l'armée d'Italie commandée par Bonaparte. Parti le les renforts arrivèrent à Roveredo le ou la fut placée dans la division Dallemagne.
Le la qui est à Borgo Valsugana reçoit l'ordre d'aller opérer contre le corps de Kerpen, cantonné en arrière de Lavis dans les vallées de Fiemme et de Cavalese, dans le cadre de l'expédition du Tyrol en passant et combattant par Lavis, , Brixen puis par la vallée vers Innsbrück, par Sterzing. Sur ces entrefaites, le général Joubert reçoit des nouvelles certaines des succès de Bonaparte et de sa marche en Carinthie; il se décide à opérer sa jonction avec lui, par Lienz et la vallée de la Drave. La Demi-Brigade se rend, le , à Bruneck et, de là, à Innichen. Elle arrive, le , à Lienz, où l'on apprend la conclusion d'un armistice entre l'armée française, arrivée à Judembourg, et l'Empereur d'Autriche qui craignait pour sa capitale, mettant fin à cinq ans de guerre franco-autrichienne.
Second Empire
thumb|Képi d'infanterie de ligne Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. A cet effet le 18e régiment d'infanterie légère prend le numéro 93 et devient le régiment d'infanterie de ligne. Conquête de l'Algérie par la France 1855-1859. Campagne d'Italie (1859)
1870 à 1914 1870 : guerre franco-allemande Au , le d'infanterie fait partie de l'Armée du Rhin.
Avec le d'infanterie du colonel de Geslin, le la aux ordres du général Colin. Cette avec la brigade du général Becquet de Sonnay, trois batteries de 4 et une compagnie du génie constituent la d'infanterie commandée par le général de division Lafont de Villiers. Cette division d'infanterie évolue au sein du d'armée ayant pour commandant en chef le maréchal Canrobert. - Bataille de Mars-la-Tour - Bataille de Saint-Privat Siège de Metz Le , le , formé, pour la plupart, de nouveaux arrivants, quitte le dépôt pour créer le de marche qui formera la de la du d'arméeOpération du et de la durant le Siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15
Conquête de la Tunisie par la France 1881.
Première Guerre mondiale Le RI est mobilisé à La Roche-sur-Yon.
En 1914 : casernement La Roche-sur-Yon, d'infanterie, d'infanterie, corps d'armée.
Ce régiment était composé principalement de Vendéens, d'où l'origine de son insigne.
1914 Sedan (15 oct), Belgique: Bouillon (), La Chapelle… La retraite Martincourt, Stenay… Aisne : Vendresse, Touteron, Bataille de la Marne (6 et ), Mourmelon (). Course à la mer, Combat de la Boisselle ().