Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Brie, un régiment français d'Ancien Régime. Dissous le , il a été réactivé et recréé le .
Le a la particularité d'être le seul régiment de l'armée française à être armé en quasi-totalité par des militaires de réserve de l'armée de Terre (98 %). Régiment des Forces et inscrit dans l'ordre de bataille de l'armée de Terre, le est aux ordres de l'EMZD-IDF (état-major de zone de défense - Île-de-France), directement subordonné au gouverneur militaire de Paris.
Ses missions principales sont : mission de combat terrestre (MCT) sur le territoire national, telles que des missions de sécurisation, de soutien logistique et d’appui, le renforcement de la protection de points d’importance vitaux, la protection de postes de commandement, des zones de regroupement et d’attente.
L’état-major, la et la compagnie sont implantés au quartier Joffre-Drouot au camp de Satory à Versailles. La et la sont stationnées au camp des Matelots à Versailles.
Son personnel est projetable en OPEX, pour des missions dites « de courte durée ». Il participa à l'opération Résilience, durant la crise sanitaire liée à la Covid-19. Des félicitations du ministère des Armées lui ont été attribuées.
Création et différentes dénominations
: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d’ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Brie devient le ci-devant Brie. 1793 : Amalgamé il prend le nom de de première formation 1796 : Création de la de deuxième formation 1803 : Renommé d'infanterie de ligne 16 juillet 1815 : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration : création de la légion de Maine-et-Loire 1820 : la légion de Maine-et-Loire devient le d'infanterie de ligne. 1887 : devient le d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le régiment d'infanterie 1940 : dissolution du régiment 1944 : recréation du 1946 : devient le 1949 : dissolution du bataillon 1970 : création du (réserve) 1988 : recréation du régiment d'infanterie (active) 13 juin 1997 : dissolution du régiment 27 juin 2013 : recréation du – Bataillon de réserve Île-de-France 1 janvier 2025 : renommé
Mestres de camp et chefs de corps
Historique des garnisons, combats et batailles du RI Ancien Régime
d'infanterie de ligne ci-devant Brie (1791-1793) L'ordonnance du fait disparaître les diverses dénominations, et les corps d'infanterie ne sont désormais plus désignés que par le numéro du rang qu'ils occupaient entre eux. Ainsi, sont renommés. Les régiments sont toutefois largement désignés avec le terme ci-devant, comme d'infanterie ci-devant Brie. Chaque régiment n'eut plus qu'un drapeau aux couleurs rouge, blanc et bleu, ayant d'un côté cette inscription : Obéissance à la Loi et de l'autre le numéro du régiment et les noms des actions éclatantes où il s'était trouvé.
Guerres de la Révolution - Guerre de la première coalition
Au début de la guerre, en 1792, le demeura seul à Lille. Le partit pour l'armée du Centre.
Le se fait remarquer le au combat de Jalin, et plus tard à la défense des défilés de l'Argonne. Après la bataille de Valmy, il poursuit les Prussiens jusqu'à la frontière et prend ses quartiers à Metz. Le affecté dans l'Armée de la Moselle, il participe à l'expédition de Trèves
En 1793, il sert à l'armée de Custine sur le Rhin, et reste toujours ensuite sur cette frontière.
Le fut pour lui un jour de gloire. Les Prussiens avaient attaqué les postes de Hochspire, de Pirmasens et de Fischbach et avaient mis en déroute les bataillons républicains. Le du dit le bulletin de l'armée qui occupait la ferme sur la route de Landstuhl et de Rambstein, a fait la plus belle résistance, il s'est retiré sur la route de Schopp, a arraché des mains de l'ennemi beaucoup de volontaires et plusieurs caissons ; mais, abandonné à lui-même et ayant affaire à des forces trop supérieures, il s'est retiré sur Ratelbein.
Le bataillon de Brie, resté à Lille, assista aux premières et malheureuses affaires d' qui se terminèrent par le massacre du général Théobald Dillon. Le , il attaque un château appartenant à l'évêque de Tournai, situé près d'Ennechin entre Tournai et Courtrai, et s'y empare de 10 canons et de munitions. Il se fait remarquer pendant toute cette campagne par ses continuelles et toujours heureuses expéditions autour de Lille. Le , après la levée du siège de cette place, il se rendit maître du poste de Mouvaux, mais il y fut aussitôt attaqué par Autrichiens. Il exécuta alors une belle retraite sur Pont-à-Marcq, en ne perdant que deux hommes, et fit mordre la poussière à grand nombre d'Autrichiens.
Le , lorsque Dumouriez pénètre en Belgique, le bataillon l'accompagne, se trouve à la bataille de Jemmapes le puis contribue à la prise de la citadelle d'Anvers et y reste en garnison.
de première formation (1793-1796)
Guerres de la Révolution - Guerre de la première coalition Lors du premier amalgame, le , la de première formation est formée avec les : du d'infanterie (ci-devant Auxerrois) de volontaires de la Somme de volontaires des réserves
La fait les campagnes de l'an II et de l'an III à l'armée du Nord et celle de l'an IV à l'armée de Sambre-et-Meuse. En 1793, après la bataille de Neerwinden, il revint sur la frontière et se trouve à la bataille de Hondschoote et en 1794 à celle de Fleurus. C'est par sa conduite remarquable lors de la bataille de Hondschoote que le nom de cette victoire est inscrite sur son drapeau.
de deuxième formation (1796-1803) Guerres de la Révolution La de deuxième formation est formée le 28 pluviôse an IV () par l'amalgame des : de première formation ( du d'infanterie (ci-devant Piémont), de volontaires du Doubs et de volontaires de la Seine-Inférieure) de première formation ( de volontaires de la Meuse, de volontaires des Vosges et de volontaires de la Vienne)
Après avoir combattu vaillamment sous les ordres de Moreau, elle est envoyée en Italie, où elle se fait remarquer par sa belle conduite dans tous les combats, et en particulier à Novi et au siège de Gênes.
(1803-1815)
Guerres de l'Empire Par décret du an XII (), le Premier Consul prescrit une nouvelle réorganisation de l'armée française. Il est essentiel de faire remarquer, pour faire comprendre comment, souvent le même régiment avait en même temps des bataillons en Allemagne, en Espagne et en Portugal, ou dans d'autres pays de l'Europe, que, depuis 1808, quelques régiments comptaient jusqu'à 6 bataillons disséminés, par un ou par deux, dans des garnisons lointaines et dans les diverses armées mises sur pied depuis cette date jusqu'en 1815. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé à 4 bataillons avec les 2 bataillons de la de deuxième formation. les 2 bataillons de la de deuxième formation.
Ce régiment se couvrit de gloire à Iéna, où fut détruite l'armée prussienne, et à Friedland, où il anéantit à la baïonnette une partie de la garde russe. De son comportement exemplaire au combat, il mérita de Napoléon le qualificatif de « Brave ». Gênes, Iéna et Friedland brillent en lettres d'or sur son drapeau. alt=Tableau représentant la bataille de Friedland le 14 juin 1807 peint par Edouard Bernard Debat-Ponsan|vignette|Bataille de Friedland, le 14 juin 1807, par Edouard Bernard Debat-Ponsan|273x273px En 1806, il participe à la Campagne de Prusse et de Pologne, notamment aux batailles d'Iéna le 14 octobre et celle de Golymin le .
En 1807, il participe aux batailles d'Eylau et le 14 juin 1807 à la bataille de Friedland.
En 1809, il s'illustre lors de la Campagne d'Allemagne et d'Autriche, et apparaît lors des batailles d'Essling et de Wagram. Il participe également à la Campagne de Castille et d'Andalousie, notamment aux batailles d'Uclès, à laquelle il prend 22 drapeaux à l'ennemi, de Medellín, de Talavera et d'Ocaña. Il est également présent lors du blocus de Cadix en 1810 et de la bataille de Chiclana en 1811.Il participera enfin à la Campagne de Vitoria et des Pyrénées en 1813-1814, notamment à la bataille de Vitoria.Après l'exil de à l'île d'Elbe une ordonnance de en date du réorganise les corps de l'armée française, et supprime un certain nombre de régiments qui furent versés dans ceux qui étaient maintenus. Ainsi le d'infanterie incorpora, à cette époque, les , et du d'infanterie de ligne et des cadres du du 5e régiment de voltigeurs de la jeune gardeBenjamin Charles Lucien Amiot : Historique du 24e régiment d'infanterie.
Le , le régiment et son colonel en second, Antoine-François Genevay, reçoivent une citation pour avoir fait prisonnier le régiment de Savoie.
Après la seconde abdication de l'Empereur, Louis XVIII réorganise de l'armée de manière à rompre avec l'héritage politico-militaire du Premier Empire.A cet effet une ordonnance du licencie l'ensemble des unités militaires françaises.
Légion de Maine-et-Loire (1815-1820) : à la Restauration, Louis XVIII organise l'armée en légions départementales afin de casser l'esprit des anciens régiments impériaux. La légion de Maine-et-Loire, qui deviendra le 24e régiment d'infanterie de ligne en 1820, est créée à Angers le .
24e régiment d'infanterie de ligne (1820-1882) En 1820 une ordonnance royale de Louis XVIII réorganise les corps de l'armée française en transformant les légions départementales régiments d'infanterie de ligne. Ainsi, le d'infanterie de ligne est formé, le avec les bataillons de la légion de Maine-et-Loire. Au moment de sa transformation, elle était en garnison à Lorient et comprenait 2 bataillons à 8 compagnies dont une de grenadiers et une de voltigeurs, plus un bataillon de chasseurs et 3 compagnies de dépôt.
1820 à 1852 En 1823, le régiment prend part à l'expédition d'Espagne au sein du corps d'armée commandé par le général Molitor. Il est engagé le lors des combats de Campillo de Arena.
En 1830, une ordonnance du créé le et porte le régiment, complet, à Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151.
Algérie 1836-1842 En 1836, le de ligne fut envoyé en Algérie ; il s'y distingua par sa bravoure, en participant au combat de « La Chiffa », et par son ardeur au travail qui lui valut le nom de « Régiment de la Pioche ».
1836 Le régiment de ligne embarque, le , à Port-Vendres et débarque à l'embouchure de la Tafna le suivant.
Dès son arrivée, il prend part à l'expédition sous les ordres du général Bugeaud, dans la province d'Oran et se trouve au combat de la Sickack, le .
Du au , il fait partie d'une expédition pour ravitailler Tlemcen.
1837 Affecté à la division d'Oran, il reste en poste.
1838 Affecté à la division d'Oran, il reste en poste.
1839 En 1839, le 24 est affecté à la division d'Oran, il reste en poste jusqu'en fin d'année ou il rejoint Blida.
Dans la matinée du , arabes ayant passé la Chiffa, sont arrêtés dans leur marche par 200 hommes du de ligne, sous les ordres du commandant du camp d'Oued Lalleg, qui engagent le combat en nette infériorité numérique. Malgré une énergique résistance, la garnison est décimée par les Arabes.
À l'occasion du combat du , entre le camp supérieur de Blida et la Chiffa, le maréchal gouverneur-général de l'Algérie cite le de ligne qui, sous les ordres du général Duvivier, formait la garnison de Blida, comme s'étant distingué par la vigueur avec laquelle il a repoussé les attaques dirigées, pendant plusieurs jours, par l'ennemi contre cette place.
1840 Dans la matinée du , à Blida, les kalifats d'Abd-el-Kader essaient de surprendre les soldats qui se rendent aux travaux. Le de ligne les met en fuite, après leur avoir fait perdre beaucoup de monde. Du 12 au deux bataillons du régiment, qui font partie de la colonne gauche du général Duvivier participent à l'expédition de Cherchell.