Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française créé sous la Révolution à partir du régiment de Rouergue, un régiment français d'Ancien Régime.

Création et différentes dénominations 1667 : création du régiment de Montpeyroux. 1671 : renommé régiment de Rouergue. : par ordonnance royale le régiment devient le régiment d'infanterie. 1793 : dissolution du régiment. 1796 : formation de la . 1803 : la devient régiment d'infanterie de ligne. 1814 : le régiment d'infanterie de ligne devient d'infanterie de ligne, le d'infanterie de ligne devient régiment d'infanterie de ligne. 1815 : le régiment est licencié. 1820 : formation du régiment d'infanterie de ligne à partir de la de Tarn-et-Garonne (formé en 1815). 1887 : renommé régiment d'infanterie. 1924 : dissolution. 1939 : recréé sous le nom de alpine de forteresse. 1940 : dissolution.

Chefs de corps 1796 : colonel Claude Clément (*) 1798 : chef de brigade Pierre Macon (*) … … … 1804 - 1807 : colonel Jean Baptiste Arnaud 1809 : colonel Jean-Baptiste-Henri Legrand, blessé Cassano … 1832 : colonel Alexandre Mocquery : colonel Joseph-Décius-Nicolas Mayran (*)

: général de brigade Joseph-Décius-Nicolas Mayran (*)

Historique des garnisons, combats et batailles du Ancien Régime Le RI est issu du Régiment de Walsh 1760 : Bataille de Corbach

Guerres de la Révolution et de l'Empire

En 1791, le régiment de la Martinique, qui s'était révolté en 1790, était toujours retranché au fort Bourbon. Afin de débloquer la situation le régiment de la Guadeloupe, appelé pour combattre cette insurrection, se révolta également et alla rejoindre les insurgés. Les des 31, 34 et d'infanterie furent embarqués à Brest ainsi que le du 25 embarqué à Nantes et débarquèrent en Martinique pour être employé contre les rebelles. Les des et refusèrent d'agir contre les rebelles. Ils furent renvoyés en France et débarquèrent en juin à Rochefort et à Brest. Le du refusa quant à lui de débarquer et revint en juin à Brest, Tome 3, page 461..

1792 : Armée de la Moselle : expédition de Trèves Siège de Thionville (dépôt) Lors de la première réorganisation, en 1793, la n'a pas été formée.

Lors de la seconde réorganisation, en 1796, la est composé de : La de ligne ( du d'infanterie ci-devant Angoulème, de volontaires de Paris et le de volontaires de la Manche. La de ligne ( du d'infanterie, de volontaires de la Seine-Inférieure et de volontaires de la Somme du d'infanterie ci-devant Walsh du d'infanterie 1er bataillon provisoire des Côtes-de-Brest de volontaires de la Gironde En 1803 (arrêté du an XII), la devient d’infanterie de ligne. 1805 : 2 décembre : Bataille d'Austerlitz 1807 : Corps d'observation de la Gironde 1808 : Armée de Portugal - Guerre d'indépendance espagnole

1814 : Guerre d'indépendance espagnole 27 février 1814 : bataille d'Orthez

1815 à 1852

1828-1829 : participation au corps expéditionnaire en Grèce au sein de la 2e brigade du général Philippe Higonet. 1829-1833 : un des régiments d'occupation dans le Péloponnèse. 1832 : Siège d'Anvers (1832)

Second Empire

Par décret du , le d'infanterie fournit 1 compagnie pour former le régiment d'infanterie de ligne.

1871 à 1914

Le , lors de la Commune, 130 hommes, dont le bataillon avait refusé de tirer sur la Garde nationale, sont tués par les sergents de villeLe Cri du peuple du 6 avril 1871.

Première Guerre mondiale vignette|La caserne Chabran du à Avignon. En 1914 casernement à la caserne Chabran à Avignon, mais aussi à Arles, d'infanterie, d'infanterie, d'armée.

1914 Le le régiment arrive à Juvelize en Meurthe-et-Moselle. le les premiers tirs ont lieu à Bezange-la-Petite. Le le régiment combat dans la commune de Lagarde (Moselle), les combats font environ chez les Français du d'armée de Marseille et du d'infanterie d'Avignon, et 360 côté allemand. Le général Lescot, qui avait préparé l'attaque alors que les ordres du général Édouard de Castelnau étaient de ne « rien faire » avant le , est jugé responsable de cette défaite et limogé par le commandant de la . La journée du coûte au une quinzaine d'officiers et tués, blessés ou prisonniers.

Le dans la forêt de Bride et Koeking lors de la bataille de Morhange, les et reçoivent le baptême du feu, les pertes sont d'environ . Le à Dieuze, les pertes sont de .

Le le régiment arrive à Longeville-en-Barrois à au sud de Bar-le-Duc. Le le et le pénètrent dans Longeville-en-Barrois malgré la résistance des Allemands, qui lancent vainement une contre-attaque durant la bataille de la Marne.

Le , le quitte les avant-postes de la région de Malancourt pour passer en réserve d'armée. Le il occupe le sud d'Avocourt et organise la défense. Le , le régiment relève le aux avant-postes dans les secteurs de la Maye. Le le régiment perd 14 hommes, 36 blessés et 5 disparus. Le régiment travaille, du 5 au , aux travaux d'organisation de la position de Lahaymeix. Le il relève le aux avant-postes à Consenvoye. Le ravitaillement est difficilement assuré à cause du mauvais état des routes et il faut aller loin chercher de l'eau potable. Le , le régiment est dans la région de Cumières.

1915 Le régiment participe à la bataille de Champagne de à .

1916 Casernement à Reims en mai.

Le il traverse la « Voie sacrée », arrive à Verdun et combat sur l'ouvrage de Froideterre. Les pertes du à Verdun du au sont de dont , dont et .

1917 Le régiment embarque à Marseille le sur lAmiral Olry. Il arrive à Salonique le . Le le régiment débarque à Athènes. Du au dans le secteur de Monastir.

1918 Le dans les tranchées en Bulgarie et la Campagne de Serbie (1918) en septembre. Le régiment arrive à Bucarest le .

1919 Le le régiment occupe Tiraspol. Combat contre les Bolcheviks. À Chadsymusy (, ), NewKichkany (3-) et Zaim du au . À la suite du traité de Versailles, entrée du d'infanterie faisant partie de la d'infanterie à Kyoustendil qui occupe l'est de la Bulgarie, comme troupe d'occupation.

Le dissolution du régiment[PDF] Historique du 58 régiment d'infanterie pendant la campagne 1914-1919.

Entre-deux-guerres Recréé après sa dissolution en Bulgarie, le est dissous le . vignette|Soldats du au fort Masséna (fort de la Tête de Chien) en 1935. Il est recréé le , sous le nom de alpine de forteresse, chargée de défendre la ligne Maginot sur la frontière des Alpes. Elle regroupe trois bataillons alpins de forteresse. :

BAF, formé à partir du du RIA (vallées de la Tinée et de la Vésubie) ;

BAF, formé à partir du du RIA (massif de l'Authion, vallée de la Bévéra, poste de commandement à Peïra-Cava) ; BAF, formé à partir du du RIA (littoral des Alpes-Maritimes).

Seconde Guerre mondiale

La est mobilisée le et ses trois bataillons sont renforcés par des réservistes pour former chacun une demi-brigade. Le donne naissance à la alpine de forteresse et le à la . La du temps de guerre, formée à partir du , est constituée des , et bataillons alpins de forteresse. Elle appartient au secteur fortifié des Alpes-Maritimes..

L'unité fait face à l'armée italienne en pendant la bataille des Alpes. Devant Menton, c'est le point fort de la Colle qui reçoit le choc le plus violent. Ce PA est tenu par quatre sections de la alpine de forteresse, éloignées de 800 mètres les unes des autres, dans un terrain mouvementé. Devant le barrage rapide de Pont-Saint-Louis, les deux sections de tête italiennes sont stoppées et bloquent ainsi toute avance des compagnies suivantes. Mais débordant par le Nord, les Italiens réussissent à s'infiltrer dans Menton. Plus au Nord, devant Castillon, même scénario qu'à Menton.

À Orgiata, l'armistice avec les Italiens est signé à 18 heures 35. La cessation des hostilités sur tous les fronts est fixée à 00 h 35. Si, côté italien, la nouvelle est accueillie avec satisfaction et soulagement, côté français, les sentiments sont mitigés entre le soulagement, l'hébétude, le chagrin ou la colère. Jusqu'au bout, les Alpins ont espéré un miracle (comme en 1914) et ils refusent de croire à la défaite de la France, surtout face aux Italiens. À partir de 20 heures, les artilleurs français vident leurs caissons. L'artillerie italienne tente de répondre mais c'est encore la voie puissante des canons français qui domine. À minuit trente, les derniers obus sont envoyés avec rage. Le à le Mentonnais, journée calme en raison du brouillard et des pluies torrentielles, sauf, l'équipage de l'ouvrage de barrage rapide de Pont-Saint-Louis à Menton le au matin. Les éclaireurs-skieurs se ressaisissent et avec l'aide de l'artillerie repousse toute tentative ennemie. . Grâce à la fermeté de l'adjudant-chef Lanteri, la ruse est déjouée.

A Menton, un cordon de tirailleurs sénégalais ( RTS) mis en place le long du torrent de Gorbio empêche tout franchissement par les "Chemises noires". En ville, c'est le pillage… L'avant-poste de Pont-Saint-Louis, privé de toute communication, continue de rafaler sur tout mouvement ennemi. Ce n'est que vers deux heures que l'équipage est averti de l'Armistice par deux officiers de liaison français. Le drapeau français flotte sur tous les ouvrages de la PR. Devant les postes français, les Italiens passent la journée à ramasser leurs blessés et leurs tués. En effet, comparées à celles des Français, les pertes italiennes sont éloquentes. Dans les Alpes-Maritimes, 179 tués, 813 blessés, 106 prisonniers italiens contre 7 tués, 10 blessés, 33 prisonniers français. Les seuls éléments d'avant-poste français, soutenus par les feux puissants d'une artillerie efficace, ont tenu en échec l'infanterie italienne, malgré sa supériorité numérique. L'Armée des Alpes invaincue doit se retire derrière une ligne, à 50 kilomètres de la ligne atteinte par les troupes italiennes. Les Français ont 10 jours pour évacuer cette zone démilitarisée. On commence par replier les avant-postes et les équipages rentrent dans nos lignes, la tête haute, avec armes et bagages, après avoir fermé à clé la porte de leur ouvrage. Puis le , c'est le tour de la position de résistance avec stupéfaction et rage, les équipages sont obligés d'abandonner leur ouvrage invaincu, sans pouvoir saborder le matériel. Par étapes à pied ou par voie ferrée, les unités rejoignent leur cantonnements de démobilisation dans le Var. Avant la séparation cours d'une ultime prise d'armes, les chefs de corps adressent un vibrant ordre du jour à leurs hommes qui ont une mentalité à cette époque fort rare en France, "être vainqueur".

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Rivoli 1797 Friedland 1807 Ocana 1809 Anvers 1832 La Marne 1914 Monastir 1916 AFN 1952-1962

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Décorations Pas de citations du régiment mais des citations par compagnies puis sections.

Personnalités ayant servi au

Charles Lowenski Fisson Jaubert d'Aubry de Puymorin (1832-1910) alors lieutenant Joseph Gabriel Bellarigue (1827-1882) alors chef de bataillon Michel Brayer (1769-1840), alors commandant Nicolas François Conroux (1770-1813), alors sous-lieutenant puis lieutenant Alphonse Denis (1794-1876), homme politique Paul Fiolle (1887-1916), médecin et romancier, y fait son service militaire de 1905 à 1906. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Lazare Hoche Louis Marion Jacquet alors major Albert Souques (1890-1952), Compagnon de la Libération.

Sources et bibliographie . .

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1667 Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française