La République populaire biélorusse (RPB, en , Biełaruskaja Narodnaja Respublika ou BNR) également connue sous le nom de République démocratique biélorusse ou République démocratique blanche-ruthénienne est le premier État indépendant biélorusse. La RPB est proclamée en 1918. L'arrivée des Soviétiques au pouvoir en 1919 est à l'origine de la disparition de la RPB remplacée par la République socialiste soviétique lituano-biélorusse. Le gouvernement de la RPB part en exil en 1919 à Prague.
Histoire La République populaire biélorusse est proclamée le à la fin de la Première Guerre mondiale. Conformément au traité de Brest-Litovsk, la Biélorussie est livrée par Lénine à l'Allemagne, qui l'occupait déjà depuis la guerre et l'administrait dans le cadre de l'Ober Ost.
Dans ces conditions la RPB ne parvient pas à constituer un État à part entière pourvu d'une constitution, de forces armées et de frontières définies. Après le retrait de l'armée allemande et l'avancée de l'Armée rouge, la République socialiste soviétique lituano-biélorusse est créée ; elle réunit la Biélorussie et la Lituanie au sein d'un même État communiste. En , la Rada, c'est-à-dire le conseil ou le gouvernement de la RPB, s'installe à Hrodna, ville alors en Lituanie.
Pendant l'offensive polonaise de 1919, la Rada part définitivement en exil et s'installe à Prague. Pour autant, elle ne cesse pas son activité et soutient activement les dissidents démocrates pendant les années 1920, en s'appuyant notamment sur sa reconnaissance officielle par l'Allemagne de Weimar, la Tchécoslovaquie et la Lituanie. Aujourd'hui, ce gouvernement existe toujours, mais reste exilé. vignette|334x334px|Carte de la République populaire biélorusse, 1918 vignette|272x272px|Territoires revendiqués superposés aux frontières modernes thumb|200px|Insurgés de Sloutsk En novembre- eut lieu le soulèvement de Sloutsk, le dernier soulèvement des partisans de la RPB contre l'expansion soviétique, qui se termina par la défaite des troupes biélorusses.
En effet, la Rada n'a jamais pu, comme les gouvernements parallèles démocratiques qui revinrent en Pologne, en Ukraine ou en Lituanie en 1990, revenir dans son pays. Elle reste opposée à la politique du président Alexandre Loukachenko et soutient l'opposition biélorusse qui, le , a fêté les 90 ans de la création de la République populaire biélorusse.
Reconnaissance internationale La coopération la plus proche la République populaire biélorusse était avec la République populaire d'Ukraine. En une délégation biélorusse dirigée par Raman Skirmunt s'est rendue à Kiev et que le gouvernement de la République populaire d'Ukraine a reconnu le BNRЭнцыклапедыя гісторыі Беларусі. Том 1. С. 386 .
En , l’Estonie a reconnu la République populaire de BiélorussiePäewauudised. Walge-Wene saatkond Tallinas.Päewauudised. Walge-Wene esitajaks Eesti Walitsuse junre.. Elle est suivie deux mois plus tard par la FinlandeФІНЛЯНДЫЯ ПРЫЗНАЛА БЕЛАРУСКУЮ НАРОДНУЮ РЭСПУБЛІКУ — 28.12.1919Helsinki, jouluk. 16 p. Suomi tuunustanut Walko-Wenäjan hallituksen. / Santeri Ivalo // Helsingin Sanomat. : газета. — Helsinki: 16.12.1919. — № 341. — С. 3.Suomi tunnustaa Walko-Wenäjän tosiasiallisesti. / Pekka Lempinen // Kansan Työ : газета. — Viipuri: Viipurin Työväen Sanomalehti- ja Kirjapaino-Osuuskunnalle, 16.12.1919. — № 289. — С. 2.
Frontières et territoire Dans sa troisième charte constituante, la république revendique le gouvernement de Moguilev, de Minsk, Hrodna, Vitebsk, Vilnius et Smolensk. Outre ces deux dernières villes exclues aujourd'hui de la Biélorussie, la RPB comptait Białystok, aujourd'hui ville polonaise.
Ce découpage s'appuyait sur la proportion de Biélorusses vivant dans chacune des régions mais, comme certaines étaient également habitées par d'autres peuples, la RPB comprenait également de fortes minorités polonaises, lituaniennes et juives.
Les présidents du Conseil droite|250px|vignette|Le premier gouvernement de la RPB. Ian Sierada (1918–1919) (1919–1928) Vassil Zakharka (1928–1943) Nicolas Abramtchik (1944–1970), collaborateur nazi. Vincent Jouk-Hrychkievitch (1970–1982), ancien soldat dans l'armée polonaise de l'Ouest et animateur de Radio Liberty. Yazep Sajytch (1982–1997), collaborateur nazi. Ivonka Survilla (depuis 1997)
Symboles La république avait choisi comme blason le Pahonie, autrefois symbole du grand-duché de Lituanie, le drapeau de la république étant une déclinaison de celui-ci.
Ces symboles furent adoptés par la Biélorussie indépendante en 1991, puis furent abandonnés par Alexandre Loukachenko en 1994 au profit d'emblèmes évoquant ceux de la RSS de Biélorussie. Ces symboles furent repopularisés auprès des Bélarusses lors des manifestations de 2020-2021 en Biélorussie qui usèrent de ces symboles comme icônes de démocratisation désirée du pays par les manifestants, par opposition à ceux du régime en place vus comme symboles de Loukachenko.
Voir aussi Articles connexes Histoire de la Biélorussie Occupation allemande de la Biélorussie (Seconde Guerre mondiale) République nationale ukrainienne Journée de la liberté
Liens externes Site de la Rada. La Charte constituante
Notes et références
* Catégorie:Histoire de la Biélorussie Bielorussie (republique populaire) Catégorie:Occupation militaire par l'Allemagne Catégorie:Relations entre l'Allemagne et la Biélorussie